Comment et dans quels fonds thématiques investir en 2020 ?

Les fonds thématiques ont ces dernières années trouvé un succès exponentiel. Il matérialise un choix logique de tendances économiques fortes voire de conviction tout en adoptant les caractéristiques propres rassurantes d’un OPCVM*, telle la diversification des actifs, taille des sociétés…

*Organisme de placement collectif en valeurs mobilières

Les orientations ou motivations d’investir dans des fonds thématiques sont assez variées.

Au-delà des SICAV ou des FCP (Fonds Communs de placement) « traditionnels » qui pour un nombre important vont s’orienter sur des stratégies restrictives ou par des algorithmes délaissant parfois les facteurs conceptuels ou sociétaux nouveaux,  il est plus simple par les thématiques de choisir et de comprendre la ligne directrice et stratégique d’un gérant. (lire l’article sur les OPCVM).

Dans un premier temps, nous relatons dans cet article comment choisir un fonds thématique, avant de lister un certain nombre de fonds qui sont et devraient porter leurs fruits à moyen et long termes. 

1. Qu’est-ce qu’un fonds thématique ?

Il s’agit de tendances fortes, qu’elles soient sociétales, technologiques, de consommation voire essentielles à notre future et qui émergent des autres secteurs par leur niveau probable de rentabilité et ce, de manière durable. C’est ce que l’on appelle également des méga-tendances. Il en existe de différentes sortes.

Evidemment, tous les fonds et tous les thèmes ne se valent pas. Il s’agit lors du choix initial de sélectionner les fonds stratégiquement les mieux gérés et bien entendu, les plus porteurs. Le risque peut d’ailleurs bien varier entre les possibilités que nous vous indiquons ci-après.

2. Pourquoi investir dans un ou des fonds thématiques ?

Ce choix s’explique par différentes raisons. Elles sont d’ailleurs parfois imbriquées les unes aux autres.

1. Investir dans des fonds thématiques : Un choix de convictions

Comme évoqué dans l’introduction, investir dans un fonds thématique, c’est pouvoir choisir un domaine ou un secteur d’activité et ainsi de créer une pondération intelligente en rapport aux tendances réelles et pourquoi pas, à vos croyances.

Votre “sensibilité” éthique (ou autre) voire votre ressenti sur un secteur peuvent être le moteur de votre choix d’investissement. Comme évoqué par ailleurs en introduction, Il est souvent plus difficile d’avoir cette démarche concernant des fonds traditionnels.

A contrario, choisir d’investir dans des fonds thématiques, c’est aussi pouvoir annihiler des valeurs ou des secteurs non souhaités plus facilement (hydrocarbures, polluants, peu éthiques…).

2. La décorrélation plus importante aux marchés boursiers

Non pas que ce type de fonds soit totalement décorrélé des marchés boursiers. D’ailleurs, il existe des nuances ou graduations concernant cette raison. Cela veut dire que si globalement les marchés baissent, un fonds thématique devrait moins subir la volatilité par rapport à des fonds ancrés sur une stratégie plus large. Une logique de long terme reste bien entendu également encouragée.

Un fonds reste destiné à des motivations haussières sur du long terme afin de lisser la volatilité. Il existe  par ailleurs comme dans tout investissement financier, des risques de perte en capital.

Par la nature de la stratégie visée, ces fonds “sortent plus” du « carcan » de l’indice boursier.  C’est le cas dans certaines thématiques comme pour l’eau (que nous voyons ci-après) ou d’autres fonds créé autour d’un besoin irréfragable.

3. Le Profit des fonds thématiques est supérieur au marché

Cette raison est tout aussi logique. Ce type de fonds permet de diversifier davantage qu’un fonds qui ne couvrirait “simplement” qu’un secteur d’activité. On y voit une transversalité quant aux valeurs que l’ont peut y trouver.

Par exemple, dans un fonds “sécurité”, on va trouver des sociétés informatiques, internet, ou robotique… Des sociétés qui sont parmi les plus rentables dans leurs secteurs respectifs vont être sélectionnées. Ces valeurs vont superformer les fonds dont le benchmark* leur est proche.

* benchmark : tendance de marché d’un secteur ou d’un indice boursier.

Le rendement varie entre 4 et peut être supérieur à 8 % par an sur cinq années.

4. La compréhension

Les fonds thématiques permettent de cadrer l’investissement et de comprendre factuellement ce qui est visé en termes de chiffres et notamment de rentabilité. Il y a une clarté bénéfique à la compréhension et donc à l’assimilation des causes de volatilité.

Je constate également une certaine méfiance quant à l’évolution des systèmes plus « conventionnels » ou habituels. Les gens ont un besoin de comprendre, plus important qu’avant. Le simple fait de passer par un professionnel qui connait son métier ne “suffit plus”. A ce constat, on peut ajouter une forme parfois (plus) irrationnelle des marchés depuis quelques années. Le choix opportuniste et plus compréhensible est rassurant.

5. La Croissance des thématiques abordées

Nous l’avons déjà évoqué. C’est parce qu’un thème dont nous avons défini la teneur est porteur que le fonds a été créé. Il y a donc un intérêt économique logique et qui se traduit par une percée en termes de croissance. D’où l’augmentation des investissements pour ce type de fonds.  Ils traduisent de nouveaux concepts ou la perception récente de changements réels qui se traduisent par une rentabilité supérieure aux autres. En d’autres termes, une méga-tendance perse l’anonymat grâce à ses atouts économiques. Leur succès n’est que l’écho logique de leur performance.

6. La spécialisation des gérants

Cela rassure d’avoir des gérants concentrés sur des thèmes de manière régulière.

Depuis l’avènement de ce type de fonds, il y a donc une connaissance de sociétés diverses dans un contexte favorable. C’est le transfert de compétences vers une vision de marché que l’on n’avait peu ou pas il y a encore quelques années.

7. La structure des OPCVM (FCP ou SICAV)

Un fonds thématique appréhende le risque comme n’importe quel OPCVM (Organisme de Placement Collectif en Valeurs Mobilières). Il est structuré selon le cadre établi par l’AMF (Autorité des Marchés Financiers). Cela permet de ne pas aboutir à des véhicules d’investissement flous et dangereux pour l’investisseur. Leur rôle est de contrôler si les fonds respectent le cadre établi de la loi.

Pour en savoir plus, lire notre article : comprendre les OPCVM – comment les choisir ?

3. Comment sélectionner un bon fonds thématique ?

  • Vision long terme (plus de 10 ans),
  • facteur de croissance (marché existant et exponentiel),
  • démographie et l’impact qu’elle peut avoir (exemple : l’eau ou l’économie grise),
  • vision sociétale et technologique de l’économie,
  • qualité du gérant,
  • frais du fonds (en rapport au rendement potentiel et à la concurrence).

4. Notre sélections de fonds thématique en 2020

Celle-ci peut évoluer dans le temps. Des articles sur les thématiques, plus exhaustifs suivront. N’hésitez pas à vous abonner à la newsletter pour les recevoir.

4.1 Le secteur de l’eau

Pourquoi investir dans l’eau ?

Comme l’inscrit la société PICTET ASSET MANAGEMENT qui depuis quelques années propose des fonds thématiques, seulement 0,25 % de l’eau de la planète est utilisable (source Unesco). Le reste n’est que de l’eau salée ou emprisonnée dans la glace. Le fait qu’il y ait une augmentation importante de la population mondiale et des effets collatéraux que cela génère, le besoin en eau potable en est rehaussé.

L’eau va donc manquer. Fondamentalement, ce qui est rare est cher. Sur le long terme, les entreprises qui permettent de mieux produire, réguler, préserver… vont avoir un marché intéressant à prendre, les investisseurs aussi…

Quel type de sociétés ?

Le « secteur » de l’eau est très vaste. On trouve dans ce type de fonds,

  • Sociétés de technologies
  • Distribution
  • Traitement des eaux
  • Assainissement
  • Environnement

4.2 la santé – biotech 

Les médias en ont bien entendu parlé ces derniers temps. Le secteur de la santé est porteur et devrait le rester notamment pour ce qui concerne la nanotechnologie, la biologie moléculaire ou encore la génétique. Le progrès dans ces domaines est porté par les avancées en technologie, en informatique…

Qu’est ce que le biotech et quels types de sociétés ?

Le biotech pour biotechnologie, c’est la science et technologie des organismes vivants motivée à des fins de productions de biens et de services. Cela regroupe la :

  • biochimie,
  • biophysique,
  • génétique,
  • biologie moléculaire et
  • l’informatique…

Ce sont généralement des valeurs très volatiles car risquées. Cela évolue rapidement, brasse beaucoup d’argent.

Pourquoi investir dans un fonds biotech ?

Beaucoup de fonds les plus rentables sont des fonds biotech. Il y a un potentiel de croissance dans ces valeurs qui est indéniable. En revanche, le risque est aussi très présent. Certaines sociétés gagnent beaucoup d’argent mais elles sont susceptibles également d’en perdre. Par essence, le but de ses entreprises est la recherche. Il y a donc pour beaucoup, et c’est le cas pour d’autres thématiques un business model plus aléatoire dont les résultats par définition varient. Il est plus lucide d’investir sporadiquement.

4.3 La robotique et nouvelles technologies

Pourquoi investir dans un fonds dédié à la robotique ?

La raison est limpide. La nouveauté permet dans tous les secteurs des avancées indéniables et multiples. C’est bien évidemment des sources de croissance. En France, la “French Tech” a depuis quelques années une reconnaissance et une “popularité”. Il s’agit d’accéder à des sociétés innovantes. Cela concerne ce qu’on appelle également le capital investissement.

Notre article n’est pas tourné intégralement vers ce “type” d’actifs mais vers des fonds éligibles à l’assurance vie. Il est donc obligatoire pour pouvoir intégrer cette enveloppe fiscale,  de retrouver au sein du fonds, des sociétés suffisamment importantes pour générer un risque plus supportable. En effet, des sociétés disposant d’une ossature financière et d’une clientèle (etc) plus aboutie permettent d’engendrer un risque plus faible que des sociétés “plus jeunes” ou surtout moins développées.

Quel type de sociétés ?

  • Robotique,
  • automatisation,
  • système autonome,
  • imprimante 3D,
  • Microcontrôleurs,
  • Applications…

4.4 La sécurité

Là encore, indirectement, nous sommes tous concernés par certains secteurs évolutifs qui s’adaptent aux changements de notre société.

Pourquoi investir dans un fonds dédié à la sécurité ?

Au-delà des motivations éthiques, force est de constater que les choses évoluent dans la société sur beaucoup de points. Parfois cependant, le curseur idéologique révèle des failles béantes.

Il serait mensonger de passer à côté tellement les sociétés progressent et malheureusement, le monde est ainsi fait, tellement cette thématique dispose d’un potentiel.

Quel type de sociétés ?

  • protection de la santé, de la liberté des individus
  • contrôle alimentaire
  • sécurité des paiements
  • protection des états…

4.5 Les fonds disruptifs

La disruption est une rupture avec un modèle précédent. Ce qui nous intéresse est l’aspect économique des choses. C’est donc le fait de réinventer son modèle économique ou révolutionner son marché. Il est tendance de parler de révolution. On parle de technologies de rupture. Beaucoup de valeurs intégrés dans les fonds cités sont des valeurs disruptives. Dans les fonds de ce type, la société elle-même peut être disruptive. Le fait de se réinventer est donc un facteur de choix. Il faut donc avoir regardé ce que veut dire pour le gérant ce néologisme un peu “fourre-tout” !

Evidemment, comme l’économie verte, il y a une évocation marketing du disruptif à observer avant de se lancer. Il existe une graduation dans l’effectivité de ce qui est disruptif et ce qui ne l’est pas.

Cela est facilité par les nouvelles technologies. C’est par le changement que va être révélé la revalorisation et le rendement.

Quel type de sociétés ?

C’est donc la création d’un besoin nouveau, par des nouvelles technologies dans des secteurs ou des sociétés variées. On les trouve principalement dans :

  • le digital,
  • la santé

On peut retrouver certaines sociétés dans d’autres thématiques.

4.6 Le développement durable

Pourquoi investir dans un fonds développement durable ?

Comme les fonds disruptifs, les fonds développement durable sont dans l’optique d’amélioration, non en termes d’efficacité exclusivement mais dans la possibilité de produire mieux, dans le cadre d’un respect de l’écologie et des générations futures. Nous avons établi deux textes sur l’investissement socialement responsable qui se rapproche de ce thème. Nous vous les indiquons ici :

Je vous laisse aller vers notre texte sur l’ISR (Investissement Socialement Responsable)

Quel type de sociétés ?

Les sociétés ayant des usages tournés vers la protection de la nature, des générations futures ainsi qu’une vision bienfaisante des relations entre individus.

4.7 L’économie liée à la démographie

On peut les caractériser synthétiquement par la mutualisation du risque et la diversification des valeurs investies. C’est également  de se focaliser sur des secteurs économiques porteurs ou plus vertueux. Il s’agit ici d’investir dans des sociétés focalisées sur un marché dont les clients sont des personnes âgées.

Notre avis

Cela fait longtemps que nous travaillons avec ce type de fonds? Evidemment, il faut avoir à l’esprit que ce type d’investissement doit être “mesuré”sur une période supérieure à 4 à 5 années. En effet, la volatilité de ce type de fonds est importante. La raison en est simple. Les sociétés dans lesquelles les fonds investis sont parfois peu matures. Il pourrait y avoir également aussi dans certains cas des risques de bulles.

Il y a tout de même de réelles opportunités à envisager la gestion privée sous cet angle.

Cela doit rester un complément pour la gestion.

Nous verrons les différentes thématiques au fur et à mesure et de manière plus exhaustives. N’hésitez pas à vous inscrire à la newsletter pour les recevoir. 

Conclusion

Comme l’écrit Morningstar, moins de la moitié des fonds lancés avant 2010 ont tenu jusqu’à maintenant. Cela montre un risque indéniable pour ces méga-tendances lucratives lorsque cela fonctionne. Il y a également beaucoup de casse.

Les chiffres montrent également que depuis 3 ans, la capitalisation des fonds thématiques a triplé ! Il est donc important de bien cibler les fonds dans lesquels investir.

Autre constat, le risque varie en fonction de la thématique, de la capitalisation des sociétés et du marché… Les fonds ne sont pas à considérer de manière égalitaire. Pour cela, il est intéressant de regarder le “rating” de risque comme il est indiqué dans l’article suivant : sur “comment bien sélectionner un OPCVM ?“.

N’hésitez pas à nous faire par de vos objectifs. Nous sommes là pour vous accompagner dans le temps. Cela commence par un échange au téléphone. 

Nous sommes également là pour vous faire des propositions de fonds thématiques et d’allocation. 

Pour nous contacter

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