Les 10 placements en 2020, après le krach boursier

Au-delà de lister des solutions, il est important d’expliquer le terreau sur lequel nous prodiguons des conseils et notamment concernant le ou les investissement(s) à privilégier en 2020. Expliquer nos choix et leurs échéances est aussi important que d’établir une liste de placements dont on décrit quelques essentiels éléments. Pour mieux appréhender ce classement dans cette période des plus étonnantes et tragiques, j’ai isolé l’introduction. Vous la retrouverez ici.

Voici les solutions de placements 2020 revisitées après le krach…

Les solutions financières : les marchés, meilleur investissement en 2020

Différentes enveloppes fiscales existent en France pour inciter les épargnants à investir : assurance vie, contrat de capitalisation, Plan d’Epargne en Action (PEA) classique et PME-PMI, ou encore contrat Luxembourgeois.

L’un des éléments les plus porteurs va être d’investir sur les marchés dans le cadre de ce type d’enveloppes fiscales pour des raisons d’optimisation de la fiscalité.

De manière naturelle, les marchés vont « remonter » lors de la reprise de l’activité. Des effets collatéraux devraient cependant exister… Dans nos chères enveloppes fiscales ou sur les comptes titres (à court terme), plusieurs actifs se distinguent. Les opportunités ne vont pas manquer.

1. Les OPCVM ou les titres vifs

Pour retrouver ou être galvanisé par les marchés.

Nous le martelons, c’est après un krach que les opportunités boursières sont les plus importantes, qu’elles soient dans les titres vifs ou les OPCVM. Il faut évidemment avoir des liquidités à placer ou ne pas avoir subi le cataclysme de manière forte.

Dans tout investissement, l’un des éléments les plus importants est le prix d’acquisition. Que ce soit dans l’immobilier ou dans des actifs financiers, notamment pour un objectif de capitalisation, acheter au bon prix est un des éléments capitaux.

Dans un contexte comme le nôtre, à moyen voire à long terme, les choses vont probablement revenir à la normale. Les actions ont perdu de la valeur. De manière systémique, dès que l’activité économique mondiale va repartir, cela devrait influer sur les cours. Bien évidemment, il sera plus intéressant d’investir dans certains secteurs. Nous le traiterons dans un prochain article. N’hésitez pas à nous suivre pour le recevoir. A l’évidence, il faut se tourner vers les marchés pour avoir les meilleures opportunités.

2. Les produits structurés

Pour se protéger et profiter de la remontée des cours

Un produit (ou fonds) structuré permet de coupler un actif financier et un sous-jacent. Dans les phases où les marchés boursiers ont potentiellement une marge pour une revalorisation positive, les produits structurés peuvent être une bonne solution.

Un fonds structuré peut prendre plusieurs formes et être lié à un risque plus ou moins important. La plupart ont une « barrière de protection ». C’est la possibilité, si l’indice suivi ne baisse pas de manière au-delà de la marge maximum convenue, de sécuriser son capital.

D’autres fonds structurés ne bénéficient pas de ce type de barrière. Il s’agit de produits structurés avec effet de levier. C’est-à-dire que la rentabilité va être démultipliée. Attention, ce type de placement est très risqué. Il ne convient qu’à certaines personnes et dans des moments où la probabilité d’une forte augmentation des marchés va avoir lieu. Dans le contexte actuel, nous allons rentrer dans une période inhabituelle et sans aucune certitude sur sa portée économique ni sur le temps de recouvrer une économie normale.

3. Les fonds en euro boostés ou nouvelle génération

Ce sont les placements les plus sécurisés dans le cadre d’une sécurisation de l’épargne

Sa « quantité » obligatoirement restreinte, dépendante des assureurs pouvant aller de 25 % à 60 % de votre allocation d’actifs, cela ne sera pas un gros problème dans une phase de reprise.

Le fonds en euro sert synthétiquement à garantir un capital tout en disposant de ses liquidités. La définition du fonds en euro est simple. Vous trouverez d’ailleurs un article plutôt exhaustif sur le sujet. Les rendements des fonds en euro 2019 sont logiquement assez alarmants puisque composés d’obligations d’états. Les fonds que je mets en avant sont les fonds nouvelles générations pouvant être investis sur des actifs purement financiers ou de l’immobilier. Au-delà de sa capacité à générer plus de rendement, la définition reste la même.

Les fonds en euros servent de socle d’investissement et de garantie de votre patrimoine. Il doit être couplé à des Unités de Compte (UC) que ce soit de l’immobilier grâce aux SCPI, SCI et autres OPCI (horizon de placement long) ou des unités de compte OPCVM et fonds structurés (dont on a parlé au-dessus).

Il existe également les fonds euro croissance. Ces fonds ressemblent beaucoup à ceux évoqués dans ce paragraphe. Leur garantie du capital ne s’applique qu’au bout de huit ans !

4. Le Plan d’Epargne Retraite (PER)

Pour optimiser votre fiscalité et profiter d’un horizon de placement plus long

Nous l’avons déjà signifié, le PER est l’enveloppe fiscale destinée à la retraite par capitalisation. Il permet de générer une rente ou un capital à la retraite. Par rapport aux anciens plans créés à cet effet (PERP, Madelin…) ce dernier permet d’assouplir sa liquidation. Des PER chez les assureurs ou les plateformes sont toujours en cours de création. Certains devraient voir le jour mi-juin. Il faudra donc attendre encore un peu pour avoir une vision totalement claire du marché. Ceci étant dit, il existe des PER tout à fait satisfaisants.

La nouveauté est souvent accompagnée de largesses. Comme pour un nouveau produit, pour inciter les français à investir, l’Etat permet pour les premiers investisseurs de bénéficier de possibilités intéressantes. Notamment dans le transfert d’un plan ou enveloppe fiscale à un autre.

Un contrat d’assurance vie de plus de 8 ans peut actuellement être transféré sur un PER individuel (PERin). Cela vous permettra de cumuler l’abattement propre à  l’abattement sur la plus-value des contrats de plus de huit ans et la déductibilité des sommes versées sur un PERin.

Autre élément important :

Lorsque une personne dispose d’un article 83. S’il n’est plus tenu d’adhérer à ce dernier, il pourra transférer le capital sur un PERin. Cela doit juste être effectué avant le 1er octobre 2020.

5. La nue propriété de SCPI 

Pour ne pas être ponctionné d’une fiscalité confiscatoire et capitaliser

Au vu de la fiscalité outrageusement importante en ce qui concerne les revenus fonciers. En considérant la nature des SCPI qui sont des solutions dont la fiscalité est transparente. Vous ne bénéficiez que d’un rendement net faible. Nous en avons déjà parlé maintes fois et je vous laisse ici un article sur ce sujet.

Je vous conseille dans beaucoup de cas d’investir sur de la nue-propriété de SCPI. Cela aura pour effet de générer un enrichissement sans être fiscalisé sur les revenus. En effet, lorsque vous investissez dans un actif démembré, dans la nue propriété, vous accédez à un actif dont la valeur est décotée. Durant une période définie, vous immobilisez vos fonds dans la SCPI. A la date convenue contractuellement, l’usufruit rejoint la nue propriété. Dès lors la pleine propriété se reforme. A cet instant, accédez aux revenus.

Attention tout de même, d’autres éléments rentrent en ligne de compte. La crise actuelle risque de mettre en difficulté des sociétés. Quid de l’ampleur de cet effet sur les loyers des entreprises locataires. Si cela dure longtemps,  Certaines sociétés vont peut-être, voir leurs loyers baisser.

Le démembrement et notamment la Nue propriété (NP) permet de lisser la volatilité ou un risque futur, si la période dure trop longtemps…

C’est dans ces moments que le rendement ne doit pas être le seul critère pris en considération. Le report à nouveau  ou encore les vacances locatives seront à terme des facteurs aggravants de baisse de ce même rendement. D’autres éléments sont à considérer : les locataires et leur solvabilité.

En tout état de cause, plus la durée de crise sera longue, plus les SCPI risquent d’être impactées. Tout dépendra également des mesures prises par l’exécutif pour cette « pause économique ». Affaire à suivre…

Exemple :

Si vous investissez dans de la nue propriété sur 7 ans représentant par exemple 75 % de la pleine propriété, à hauteur de 20 000 €. Au bout de 7 ans, lorsque l’usufruit vous sera transféré et de ce fait la pleine propriété reformée, vous posséderez 26 666 €.

Vous vous serez donc « enrichi » de 6666 € sans avoir à payer une quelconque fiscalité ou payer des droits supplémentaires.

Lorsque la Pleine Propriété (PP) est reformée, rien ne vous interdit de revendre les parts de SCPI. Dans ces cas là, des « frais d’acquisition » vous seront demandés. Vous pouvez bien entendu garder vos parts et bénéficier du rendement (appelés dividendes). La fiscalité est celle des revenus fonciers (Tranche Marginale d’Imposition + Prélèvements sociaux). 

Je vous laisse prendre connaissance des exemples dans l’article en lien…

Ce qu’il faut regarder concernant la NP de SCPI :

Clé de répartition, valeur de reconstitution et qualité de gestion (report à nouveau, rendement, vacances locatives). Ne vous fiez pas simplement au rendement actuel. Il faut évaluer le potentiel de revalorisation et de perception de rendement sur du long terme. Il faut également voir quelle part la société de gestion va investir à crédit.

D’autres éléments sont à pointer, si par exemple le parc immobilier est plus ancien, il est probable que des travaux ou une revente de certains biens impacteront la gestion…

Et en immobilier en direct ?

Je pars du principe qu’un patrimoine « bien tenu » est diversifié. L’immobilier début 2020 est globalement cher. Il est évident que plus la crise sanitaire durera, plus cela impactera le marché immobilier. On le sait, ce marché est très lié aux marchés de taux. Au-delà du durcissement de l’octroi des crédits, cette augmentation du taux va également changer la donne.

Cela pourrait engendrer une baisse du prix de l’immobilier à moyen terme.

Pour les personnes dont l’endettement dépasse les 33%, il y aura moins de tolérance. A terme cela peut impacter le prix de l’immobilier : les taux devraient et ont d’ailleurs déjà augmenté.

Pour les crédits immobiliers actuels, il y a toutefois des dispositions pour reporter les mensualités jusqu’à 12 mois.

A terme, cela va ouvrir des possibilités également pour les investisseurs. Le prix de l’immobilier pourrait baisser…

6. L’achat dans le but de faire de la colocation

Voici un investissement immobilier des plus rentables actuellement. Acquérir un bien immobilier, le réhabiliter et le louer à plusieurs personnes.

L’avantage est évidemment de générer un bon rendement et de diluer une partie du risque en augmentant le nombre de locataires.

Un constat : ces dernières années le salaire moyen augmente moins que le prix de l’immobilier. Dans certaines zones, le prix de l’immobilier est arrivé à un stade où pour se retrouver proche de leur emploi, de plus en plus de personnes sont prêtes à « sacrifier » leur « tranquillité ». Outre le fait de subir la colocation, certaines personnes souhaitent également goûter à cette expérience de vie.

Dans les grandes villes, cette solution s’est vue progresser de manière importante.

7. L’acquisition rénovation location : investissement immobilier cohérent

C’est un investissement dans un bien ancien. Il s’agit d’acquérir,  rénover et louer en meublé si possible. La fiscalité y est toujours plus intéressante.

Il peut encore y avoir des opportunités d’acquisition à un prix cohérent. En le couplant à des travaux voire en fractionnant les différents biens, il est possible d’augmenter le rendement de votre opération.

Vous pouvez effectuer l’opération par vous-même mais des sociétés sont spécialisées également dans ce domaine. Elles peuvent parfaitement vous accompagner. Elles procèdent à l’acquisition d’immeubles, leur rénovation et la location en meublé. 

8. Les résidences de service : l’investissement pour percevoir une rente sécurisée

Dans le cadre d’une sécurisation, l’un des bons produits de rente reste l’acquisition d’une résidence de service. Là encore, toutes les résidences ne portent pas le même risque. Il est donc essentiel de se plonger dans les données inhérentes à l’opportunité recherchée.

La qualité de l’exploitant doit être de prime abord étudiée. L’historique de gestion si l’acquisition est ancienne (marché secondaire) doit également être contrôlé. Enfin, dans le bail commercial réside le pedigree de votre investissement. Il va révéler votre rendement probable, sa revalorisation et le coût des charges. A cela d’autres paramètres sont à auditer : le type de résidence ou encore la demande dans la zone géographique concernée. Il est intéressant de rappeler qu’un rendement est généralement corrélé au risque pris. Ceci est d’autant plus vérifiable dans ce secteur d’activité. 

En tout état de cause, là encore le prix de l’acquisition est la clé de voûte de votre investissement. Une résidence de service est un produit de rente. Ne pensez pas à la revalorisation de votre bien dans la durée mais bien perception d’une  rente défiscalisée sur une durée longue. 

Une résidence de service étant un actif immobilier, elle subira les mêmes effets que le secteur immobilier.  

9. La loi Denormandie ou le dispositif fiscal PINEL

Je souhaite tout de même indiquer que ces deux lois sur le papier peuvent avoir un intérêt réel. l’investissement immobilier doit toujours être acquis au bon prix. Même si votre but est de réduire votre fiscalité, un bien trop cher n’aura sur une durée longue que peu d’intérêt ! Le rendement de ces biens n’est pas très élevé. Il faut donc compter sur la revalorisation « de la pierre ». Toute acquisition dans un bien PINEL trop cher par rapport au marché ou aux perspectives de revalorisation du foncier (différence entre marché ancien et neuf) pourraient avoir un TRI assez mauvais.

La pierre cristallise la valeur. Par ailleurs, si le marché ne croit pas, faut-il risquer les contrariétés d’un dispositif fiscal ?  Même si les biens dans le neuf font par essence diminuer les contraintes (travaux), il est certain que là encore, un temps introspectif devrait être obligatoire.

Pour en savoir plus sur le dispositif fiscal PINEL.

Concernant les actifs non cotés ?

10.Investir dans des PME-PMI-ETI

Si les actifs cotés en bourse doivent être utilisés avec de l’argent qui peut être immobilisé durant plus de cinq ans au minimum, les actifs non cotés doivent être investis avec une somme que « vous pouvez vous permettre de perdre ». Il faut investir ce qui psychologiquement vous est « superflu ».

Il est clair que dans cette configuration incertaine, les sociétés potentiellement les plus fragiles sont des entreprises non ou peu matures. En d’autres termes, leurs phases de croissance ne les protègent pas économiquement d’un ralentissement important de l’activité. Dans ces cas-là, la diversification de sociétés de cette nature pour une meilleure mutualisation du risque n’a plus d’effet. Ce qui compte réellement, c’est la capacité à survivre ou à générer une activité malgré cette forme de léthargie économique. Clairement, dans une période comme celle que nous vivons au moment où j’écris ces lignes (mars 2020), le moment n’est plus à l’investissement dans les actifs non cotés. Ceci je l’espère changera assez rapidement car elles permettent de générer de vrais gains.

L’idée première pour ces actifs est de privilégier une stratégie de stock-picking dans ce cadre. La mutualisation du risque fonctionne moins. Il faudra tout de même attendre un petit moment avant une certaine stabilisation. Il est à espérer qu’il n’y aura pas d’écrémage trop important pour les sociétés les plus petites. A l’évidence, si la période est catastrophique économiquement, certaines ne pourront être sauvées.

Je reste persuadé qu’un bon investissement par nature en 2019 reste un bon investissement en 2020. Il faut juste attendre le bon moment et investir dans le bon secteur d’activité, sur la bonne société.

Bonus : Le crowdfunding immobilier, investissement en stand bye ?

C’est une levée de fonds pour des promoteurs immobiliers dans le cadre de leurs activités. il est plus sécurisant de se servir de ce type de crowdfunding.

Pourquoi ?

Le crowdfunding est une forme de financement participatif. Il s’agit d’une collecte de fonds auprès de particuliers ou de personnes morales dans le but de développer et aider une entreprise à financer son activité. L’avantage d’investir dans du crowdfunding immobilier est la nature de l’activité et la motivation concrétisée par un actif tangible. 

Je tiens juste à marquer une distinction entre les deux possibilités phares du crowdfunding : 

  • le private equity 
  • l’immobilier

Le premier listé génère par un risque généralement accru, même si évidemment cela peut s’avérer être lucratif. C’est pour ces raisons que je tiens à parler dans ce contexte économique de la sécurisation due à l’immobilier : son caractère palpable.

Bien évidemment, dans le cadre d’une récession latente, nous allons attendre la post-crise pour avoir une visibilité. Nous nous mettrons encore plus à l’ouvrage pour définir le risque et ne pas proposer à nos clients des placements aléatoires.

Conclusion

Bien que la cause de cet impressionnant plongeon soit un phénomène initialement extra-économique, celui-ci a une incidence prégnante qui je l’espère sera vite annihilée.

Le ministre de l’économie a évoqué potentiellement une récession. J’espère que l’économie n’arrivera pas jusque-là. Nous serons vite au courant…

Au-delà de cette crise qui je le répète était latente, le coronavirus agit en détonateur. Espérons que sa déflagration ne perdure pas trop longtemps. Il est à espérer pour nous que la réflexion après ce drame profitera de cela pour axer un changement de notre économie mondiale, voire de nos modes de gouvernance trop souvent peu démocratiques.

Pour lire le texte introductif, c’est ici

N’hésitez pas à nous solliciter pour avoir nos conseils de professionnel ainsi que vous aider dans vos placements ou encore pour l’après crise sanitaire-

Pour nous contacter

Laisser un commentaire