Choisir son Assurance Vie : Guide Complet des Critères

COMMENT BIEN INVESTIR – Cabinet de gestion de patrimoine

Comment Bien Investir est un cabinet de conseil en gestion de patrimoine (CGPI), enregistré CIF. Les produits présentés sur ce site le sont à titre informatif — nous les analysons et les sélectionnons pour vous, sans être liés à leurs émetteurs. Notre rôle : analyser votre situation et sélectionner sur l'ensemble du marché la solution la plus adaptée à vos objectifs.

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Assurance vie : les critères pour bien choisir son contrat

Solidité de l'assureur, fonds en euros, choix des supports, frais, mode de gestion, options et fiscalité : les points à comparer avant de souscrire, avec les chiffres officiels à jour.

Échange gratuit 0 % de frais d'entrée sur de nombreux contrats Cabinet immatriculé ORIAS 22004462
En bref

Bien choisir une assurance vie, c'est d'abord définir son profil, puis comparer les contrats sur cinq points : la solidité de l'assureur, la qualité du fonds en euros, le choix des supports, le niveau des frais et les modes de gestion proposés. En 2025, les fonds en euros ont rapporté 2,63 % en moyenne selon l'ACPR, et les frais de gestion moyens atteignent 0,67 % sur le fonds en euros et 0,80 % sur les unités de compte en gestion libre selon le CCSF. Le meilleur contrat est celui qui correspond à votre horizon et à vos objectifs, pas celui qui affiche le taux le plus élevé.

Fonds en euros 2025 : 2,63 % en moyenne Fiscalité allégée : après 8 ans Unités de compte : capital non garanti

Quels critères comparer pour choisir une assurance vie ?

Un contrat d'assurance vie se garde souvent vingt ou trente ans. Il doit pouvoir s'adapter à l'évolution de votre situation, de vos objectifs et des marchés. Avec un encours de 2 171 milliards d'euros à fin août 2026 et une collecte nette de 43,5 milliards d'euros sur les huit premiers mois de l'année selon France Assureurs, l'offre est abondante et les écarts entre contrats sont importants. Les critères suivants permettent de comparer deux contrats de façon objective :

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La solidité de l'assureur : son taux de couverture de solvabilité, publié chaque année, et la qualité de sa gestion du fonds en euros.
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Le fonds en euros : son historique de rendement, ses conditions d'accès (part minimale d'unités de compte) et la nature de sa garantie.
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L'architecture du contrat : le nombre et la diversité des supports accessibles, OPCVM, ETF, immobilier, produits structurés, capital-investissement.
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Les frais : frais sur versement, frais de gestion annuels du contrat, frais propres à chaque support, frais d'arbitrage.
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Les modes de gestion : gestion libre, profilée ou pilotée, et la possibilité de passer de l'une à l'autre.
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Les options et contraintes : investissement progressif, rééquilibrage, minimums de versement, plafonds par support.
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L'accompagnement : qualité du suivi, des reportings et des conseils d'arbitrage dans la durée.

Comment définir son profil d'investisseur ?

Avant de choisir un contrat, il faut savoir ce que vous êtes prêt à accepter comme baisse temporaire de votre épargne en contrepartie d'un potentiel de performance plus élevé. Ce profil dépend de plusieurs éléments :

Votre horizon de placement : court terme (moins de 5 ans), moyen terme (5 à 10 ans) ou long terme (plus de 10 ans).
Votre situation patrimoniale : épargne de précaution disponible ailleurs, autres placements déjà constitués, revenus.
Vos objectifs : constitution d'un capital, complément de revenus, préparation de la retraite, transmission.
Votre âge et votre capacité à supporter les variations : un retraité qui puise dans son contrat n'a pas les mêmes contraintes qu'un actif qui épargne pour dans vingt ans.
ProfilPrioritéRépartition indicativeHorizon conseillé
PrudentPréserver le capitalMajorité de fonds en euros, petite part d'obligataire ou d'immobilier2 à 5 ans et plus
ÉquilibréÉquilibre entre sécurité et performance30 à 50 % de fonds en euros, le reste en unités de compte diversifiées5 à 8 ans et plus
DynamiqueValoriser le capital à long terme10 à 30 % de fonds en euros, majorité d'actions et de fonds diversifiés8 ans et plus
OffensifRechercher le potentiel maximalPeu ou pas de fonds en euros, forte part d'actions10 ans et plus

Répartitions indicatives au 5 octobre 2026, à personnaliser selon votre situation. Elles ne constituent pas une promesse de rendement : les unités de compte présentent un risque de perte en capital.

Combien rapporte le fonds en euros en 2026 ?

Le fonds en euros est un support dont le capital est garanti par l'assureur, dans les conditions prévues au contrat. Sur de nombreux contrats, la garantie s'entend nette des frais de gestion. Les intérêts attribués chaque année sont définitivement acquis (effet cliquet). Ce n'est qu'un des supports du contrat : l'assurance vie ne se résume pas au fonds en euros.

2,63 %Taux moyen 2025 des contrats individuels, net de frais de gestion
2,3 à 2,9 %Fourchette de la moitié centrale des contrats en 2025
0,9 %Inflation 2025
≈ 2,18 %Taux moyen 2025 après prélèvements sociaux de 17,2 %

Données au 5 octobre 2026. Source : ACPR, Analyses et synthèses n° 180, revalorisation 2025 des contrats d'assurance vie et de capitalisation (juin 2026). Les rendements passés ne préjugent pas des rendements futurs.

Le taux moyen est resté stable entre 2024 et 2025 (2,63 % les deux années). En 2025, il dépasse nettement l'inflation, ce qui n'était pas le cas en 2022 et 2023. Les écarts entre contrats restent importants, y compris chez un même assureur : un contrat récent peut être mieux rémunéré qu'un contrat ancien. D'où l'intérêt de regarder l'historique du fonds en euros de chaque contrat, et pas seulement le dernier taux publié.

Les conditions d'accès au fonds en euros

De nombreux assureurs limitent l'accès à leur fonds en euros ou le conditionnent à une part minimale d'unités de compte, souvent comprise entre 30 % et 50 % de chaque versement. Certains accordent des bonifications temporaires de rendement en contrepartie d'une part d'unités de compte : ces offres sont limitées dans le temps et leurs conditions doivent être lues avec attention. Les fonds en euros dits immobiliers ou dynamiques, plus exposés à l'immobilier ou aux actions, peuvent offrir un potentiel supérieur mais avec un rendement plus variable d'une année à l'autre.

Comment vérifier la solidité de l'assureur ?

L'épargne placée sur le fonds en euros est une créance sur l'assureur. Sa solidité financière est donc un critère de choix à part entière, en particulier pour les montants importants.

Les trois points à contrôler

Le ratio de solvabilité : chaque assureur publie chaque année un rapport sur la solvabilité et la situation financière (SFCR). Il indique le taux de couverture du capital de solvabilité requis, dont le minimum réglementaire est de 100 %. Selon l'ACPR, ce taux atteint 250 % en moyenne pour le marché français fin 2025 (238 % fin 2024), et 240 % pour les organismes vie et mixtes hors bancassureurs.

La réserve du fonds en euros : la provision pour participation aux bénéfices (PPB) correspond aux gains mis de côté pour lisser les rendements futurs. Fin 2025, elle représente en moyenne 4,0 % des provisions des contrats individuels selon l'ACPR. Une réserve élevée donne de la marge à l'assureur.

La garantie de place : en cas de défaillance d'un assureur, le Fonds de garantie des assurances de personnes couvre l'épargne jusqu'à 70 000 € par assuré et par assureur, tous contrats confondus.

La loi Sapin 2 de 2016 permet par ailleurs au Haut Conseil de stabilité financière de limiter ou suspendre temporairement les rachats et arbitrages en cas de menace grave pour le système financier. Ce dispositif exceptionnel rappelle que la disponibilité de l'épargne n'est pas absolue.

Votre contrat actuel est-il encore adapté ?

Nous analysons gratuitement votre contrat : frais, fonds en euros, supports accessibles, solidité de l'assureur. Vous savez ensuite s'il vaut mieux le conserver, le compléter ou ouvrir un contrat du cabinet.

Quels supports doit proposer un bon contrat ?

L'architecture d'un contrat désigne l'ensemble des supports accessibles. Un contrat dit à architecture ouverte référence des fonds de nombreuses sociétés de gestion, et non uniquement ceux du groupe qui le distribue. C'est ce qui permet d'ajuster l'allocation dans le temps, de remplacer un fonds qui décroche et de diversifier réellement.

OPCVM : fonds actions, obligataires, monétaires, diversifiés ou alternatifs, sous forme de SICAV ou de FCP. Leur risque et leurs frais figurent dans leur document d'informations clés (DIC), avec un indicateur de risque de 1 à 7. Comment choisir ses OPCVM.
ETF : fonds indiciels cotés qui répliquent un indice à frais réduits. Ils suivent le marché à la hausse comme à la baisse. Comprendre les ETF.
Immobilier : SCPI, SCI et OPCI en unités de compte. Selon l'ASPIM, les SCPI ont distribué 4,91 % en moyenne en 2025, pour une performance globale de +1,46 % compte tenu de la baisse des prix de parts. La liquidité de ces supports dépend de l'équilibre entre entrées et sorties, et peut se dégrader en période de retraits massifs. Les SCPI en assurance vie.
Produits structurés : rendement conditionné à l'évolution d'un indice selon une formule fixée à l'avance, avec une protection du capital partielle ou conditionnelle à l'échéance. Le capital n'est pas garanti en cours de vie ni en cas de défaut de l'émetteur. Comprendre les produits structurés.
Capital-investissement : fonds de private equity référencés dans certains contrats, à horizon long et liquidité limitée. Le private equity en assurance vie.
SupportCapital garantiNiveau de risqueHorizon indicatif
Fonds en eurosOui, par l'assureurTrès faibleDès le court terme
OPCVM monétairesNonTrès faibleCourt terme
OPCVM obligatairesNonFaible à modéréCourt à moyen terme
OPCVM diversifiésNonModéré à élevéMoyen à long terme
OPCVM actions et ETFNonÉlevéLong terme
Immobilier (SCPI, SCI, OPCI)NonModéré, liquidité variableLong terme
Produits structurésNon, protection partielle ou conditionnelleModéré à élevéDurée de la formule, jusqu'à 10 ans ou plus
Capital-investissementNonÉlevé, liquidité limitéeLong terme

Données au 6 octobre 2026. Niveaux indicatifs par famille de supports : seuls l'indicateur de risque (SRI de 1 à 7) et la durée de détention recommandée figurant dans le document d'informations clés de chaque support font foi (source : règlement (UE) n° 1286/2014, PRIIPs). Les unités de compte présentent un risque de perte en capital.

Le nombre de fonds n'est pas un but en soi : un contrat de quelques centaines de supports bien choisis vaut mieux qu'une liste de plusieurs milliers de lignes que personne n'analyse. Ce qui compte est la présence, pour chaque classe d'actifs, de fonds de qualité à des frais raisonnables.

Quels frais regarder dans un contrat d'assurance vie ?

Les frais réduisent directement la performance nette. Ils se répartissent entre ceux du contrat et ceux des supports, et doivent se lire ensemble.

Type de fraisCe qu'il faut savoirRepère
Frais sur versementPrélevés sur chaque somme versée, avant investissement. Sur 10 000 € versés avec 2 % de frais, 9 800 € seulement sont investis.0 % sur de nombreux contrats via le cabinet
Frais de gestion du fonds en eurosPrélevés chaque année. Le rendement publié du fonds en euros est déjà net de ces frais.0,67 % en moyenne
Frais de gestion des unités de comptePrélevés chaque année sur la valeur des unités de compte, en réduisant le nombre de parts.0,80 % en moyenne en gestion libre
Frais de gestion pilotée ou profiléeFrais de gestion du contrat plus élevés, qui rémunèrent le gérant du mandat.1,08 % en moyenne
Frais propres aux supportsFrais courants de chaque fonds, prélevés dans sa valeur liquidative. Ils figurent dans son DIC.Variables selon le fonds
Frais d'arbitragePrélevés lors d'un changement de support. Souvent gratuits en ligne ou dans la limite d'un nombre d'opérations par an.Gratuits ou forfaitaires selon le contrat
Frais de rachatRares sur les contrats récents. Certains supports immobiliers peuvent appliquer des frais de sortie anticipée.À vérifier dans la notice

Frais de gestion annuels moyens 2025 selon le rapport 2026 de l'Observatoire des produits d'épargne financière (CCSF), données au 5 octobre 2026.

Exemple : l'effet des frais de gestion sur 15 ans
Frais de gestion de 0,6 % par an≈ 164 500 €100 000 € investis, hypothèse de 4 % par an avant frais
Frais de gestion de 1 % par an≈ 154 900 €Mêmes hypothèses : près de 9 700 € d'écart

Calcul illustratif, hors fiscalité et hors frais des supports. L'hypothèse de 4 % par an ne constitue ni une prévision ni une promesse de rendement.

Le niveau de frais ne doit pas être le seul critère. Un contrat un peu plus cher mais qui donne accès à des supports de meilleure qualité peut produire une performance nette supérieure. À l'inverse, des frais élevés ne garantissent jamais une meilleure gestion. Pour en savoir plus, voir les obligations de transparence sur les frais issues de la loi Industrie verte.

Gestion libre, profilée ou pilotée : quel mode de gestion choisir ?

Gestion libre

Vous choisissez vous-même vos supports et décidez des arbitrages, seul ou avec l'aide d'un conseiller. C'est le mode le moins coûteux et le plus souple, mais il demande un suivi régulier.

Pour les épargnants impliqués

Gestion profilée

Vous choisissez un profil (prudent, équilibré, dynamique) et l'assureur répartit votre épargne entre des supports prédéfinis. La gestion à horizon fait évoluer cette répartition vers plus de sécurité à l'approche d'une échéance.

Pour une solution simple

Gestion pilotée

Vous confiez les arbitrages à une société de gestion, dans le cadre d'un mandat correspondant à votre profil. Les frais de gestion du contrat sont plus élevés.

Pour déléguer le suivi

De nombreux contrats permettent de combiner plusieurs modes de gestion ou d'en changer en cours de route. Le choix dépend surtout du temps que vous souhaitez y consacrer et de l'accompagnement dont vous disposez. Voir notre guide de la gestion pilotée et notre méthode de gestion libre.

Quelles contraintes d'investissement vérifier ?

Deux contrats aux frais identiques peuvent se révéler très différents à l'usage. Avant de souscrire, il faut vérifier :

Les minimums de versement : versement initial, versements complémentaires, versements programmés et montant minimal par support.
La part minimale d'unités de compte : exigée par certains assureurs pour accéder au fonds en euros ou à un bonus de rendement.
Les plafonds par support : certains supports immobiliers, structurés ou de capital-investissement sont limités en pourcentage du contrat ou en montant.
Les fenêtres de commercialisation : les produits structurés ne sont souscriptibles que pendant une période limitée, et leur durée de vie peut aller jusqu'à 10 ans ou plus.
Les délais d'exécution : le délai de valorisation des arbitrages et des rachats varie selon les supports, de quelques jours à plusieurs semaines pour l'immobilier.

Quelles options de gestion sont réellement utiles ?

Investissement progressif : le versement est placé sur un support d'attente puis investi chaque mois vers les unités de compte choisies, sur plusieurs mois. Il lisse le prix d'entrée, utile pour un versement important.
Rééquilibrage automatique : le contrat revient périodiquement à la répartition cible. Il maintient votre niveau de risque dans le temps.
Sécurisation des plus-values : au-delà d'un seuil de gain, la plus-value est transférée vers un support moins risqué. Elle protège une partie des gains mais limite la participation aux fortes hausses.
Dynamisation des intérêts : les intérêts annuels du fonds en euros sont investis en unités de compte, sans toucher au capital placé en euros.
Stop-loss : un support est vendu s'il baisse au-delà d'un seuil. Il peut figer une perte juste avant un rebond, et se réserve aux supports très volatils.

Les options ne remplacent pas une allocation construite dès le départ. Elles en facilitent le suivi. Leur coût éventuel figure dans la notice du contrat.

Quelle est la fiscalité de l'assurance vie en 2026 ?

Tant que l'argent reste dans le contrat, les gains et les arbitrages ne sont pas imposés. L'impôt n'intervient qu'en cas de rachat, et seulement sur la part de gains qu'il contient. La fiscalité dépend de la date des versements et de l'ancienneté du contrat, ce qui incite à ouvrir un contrat tôt pour prendre date, même avec un petit montant.

Imposition des rachats (versements depuis le 27/09/2017)

Avant 8 ans : prélèvement forfaitaire de 12,8 % sur les gains, plus 17,2 % de prélèvements sociaux, ou option pour le barème de l'impôt sur le revenu.

Après 8 ans : abattement annuel de 4 600 € de gains (9 200 € pour un couple), puis 7,5 % d'impôt, et 12,8 % sur la seule fraction des gains liée aux versements nets au-delà de 150 000 € (tous contrats), plus 17,2 % de prélèvements sociaux.

Seule la part de gains est taxée : sur un contrat de 100 000 € dont 30 000 € de gains, un rachat de 10 000 € contient 3 000 € de gains imposables et 7 000 € de capital non imposé.

En 2026, les produits d'assurance vie restent soumis à 17,2 % de prélèvements sociaux, alors que les dividendes, intérêts, plus-values mobilières et le PER passent à 18,6 % (loi de financement de la Sécurité sociale pour 2026).

La transmission

Pour les primes versées avant 70 ans, chaque bénéficiaire reçoit jusqu'à 152 500 € sans prélèvement (article 990 I du CGI), puis 20 % jusqu'à 700 000 € taxables et 31,25 % au-delà. Pour les primes versées après 70 ans, un abattement global de 30 500 € s'applique aux primes, partagé entre les bénéficiaires, et les gains sont exonérés (article 757 B). Le conjoint et le partenaire de PACS sont exonérés. Voir la clause bénéficiaire et l'assurance vie après 70 ans.

Changer de contrat sans perdre l'antériorité ?

Depuis la loi PACTE de 2019, un contrat peut être transformé en un autre contrat du même assureur sans perte d'antériorité fiscale. Changer d'assureur suppose en revanche de racheter l'ancien contrat, avec l'imposition éventuelle des gains, puis de repartir de zéro. Il est souvent préférable de conserver un contrat ancien et d'ouvrir le nouveau en parallèle. Voir le transfert d'assurance vie.

Les contrats d'assurance vie proposés par le cabinet

Ces contrats français sont sélectionnés pour la solidité de leur assureur, la qualité de leurs supports et leurs conditions tarifaires :

Contrats d'assurance vie proposés par Comment Bien Investir
HimaliaGenerali PatrimoineDécouvrir
Version Absolue 2SpiricaDécouvrir
Patrimoine Vie PlusSuravenirDécouvrir
Panthea VieNortiaDécouvrir
UNEP ÉvolutionUnepDécouvrir
Celebea VieGaranceDécouvrir
Corum LifeCorum LifeDécouvrir

Pour les patrimoines importants, le contrat luxembourgeois offre un cadre de protection spécifique et une gamme de supports plus large.

Quelles erreurs éviter en choisissant son assurance vie ?

1

Choisir sur le seul taux du fonds en euros

Le taux d'une année ne dit rien des suivantes. Les supports, les frais et la solidité de l'assureur comptent tout autant sur 20 ans.

2

Choisir sur les seuls frais

Un contrat très peu cher mais limité à quelques supports peut se révéler moins performant qu'un contrat un peu plus cher et mieux fourni.

3

Ignorer les frais sur versement

Des frais de 2 % à 3 % sur chaque versement pèsent lourd sur un contrat alimenté régulièrement. Ils peuvent être ramenés à 0 % sur de nombreux contrats.

4

Ne jamais faire évoluer son allocation

Un contrat se suit dans la durée : remplacement d'un fonds qui décroche, rééquilibrage, sécurisation à l'approche d'un projet.

5

Racheter un contrat ancien pour en ouvrir un nouveau

Le rachat fait perdre l'antériorité fiscale. Mieux vaut souvent conserver l'ancien contrat et ouvrir le nouveau en complément.

6

Négliger la clause bénéficiaire

Une clause standard ne correspond pas toujours à la situation familiale. Elle se rédige et se met à jour avec soin.

Pourquoi choisir son assurance vie avec Comment Bien Investir ?

Un cabinet indépendant

Le cabinet est indépendant de tout groupe bancaire, assureur ou société de gestion : nous comparons les contrats selon votre situation, pas selon une gamme maison.

Sans frais d'entrée sur de nombreux contrats

Les frais prélevés sur vos versements peuvent être ramenés à 0 % : toute votre épargne est investie.

Un choix argumenté

Contrat, fonds en euros, supports et mode de gestion : chaque recommandation est expliquée, avec ses frais et ses risques.

Un suivi dans la durée

Point régulier, arbitrages et mise à jour de la clause bénéficiaire lorsque votre situation évolue. Rendez-vous en visio ou chez vous.

Comment se passe une souscription avec le cabinet ?

  1. Échange gratuit : sans engagement, pour faire le point sur votre situation, vos objectifs et vos contrats existants.
  2. Recommandation : choix du contrat, du mode de gestion et de l'allocation, avec un rapport d'adéquation qui justifie chaque choix.
  3. Souscription : signature électronique dans la plupart des cas, avec les documents d'information de chaque support.
  4. Suivi : point régulier sur le contrat et ajustements selon les marchés et votre situation. Voir le processus de souscription.

Questions fréquentes sur le choix d'une assurance vie

Comment bien choisir son contrat d'assurance vie ?

Il faut d'abord définir son profil : horizon, objectifs et tolérance aux pertes. On compare ensuite les contrats sur la solidité de l'assureur, la qualité du fonds en euros, le nombre et la diversité des supports, les frais, les modes de gestion proposés, les options et les contraintes d'investissement. Le contrat le moins cher n'est pas toujours le plus adapté : c'est l'ensemble de ces critères, rapporté à votre situation, qui compte.

Combien a rapporté le fonds en euros en 2025 ?

Selon l'ACPR, le taux moyen de revalorisation des fonds en euros des contrats individuels s'établit à 2,63 % en 2025, net de frais de gestion et brut de prélèvements sociaux, comme en 2024. La moitié des contrats se situe entre 2,3 % et 2,9 %. Après prélèvements sociaux de 17,2 %, cela représente environ 2,18 %. Les rendements passés ne préjugent pas des rendements futurs.

Quels sont les frais moyens d'une assurance vie ?

Selon le rapport 2026 de l'Observatoire des produits d'épargne financière du CCSF, les frais de gestion annuels moyens des contrats s'établissent en 2025 à 0,67 % sur les fonds en euros, 0,80 % sur les unités de compte en gestion libre et 1,08 % sur les unités de compte en gestion pilotée ou profilée. S'y ajoutent les frais sur versement, qui peuvent être ramenés à 0 % sur de nombreux contrats, et les frais propres à chaque unité de compte, indiqués dans son document d'informations clés.

Comment vérifier la solidité d'un assureur ?

Chaque assureur publie chaque année un rapport sur sa solvabilité et sa situation financière (SFCR), qui indique son taux de couverture du capital de solvabilité requis. Le minimum réglementaire est de 100 %. Selon l'ACPR, ce taux atteint 250 % en moyenne pour le marché français fin 2025. En cas de défaillance, le Fonds de garantie des assurances de personnes couvre l'épargne jusqu'à 70 000 € par assuré et par assureur.

Peut-on retirer son argent à tout moment sur une assurance vie ?

Oui, un rachat partiel ou total peut être demandé à tout moment, sauf si le bénéficiaire a accepté le bénéfice du contrat, auquel cas son accord est nécessaire. L'assureur dispose de deux mois au maximum pour verser les sommes. La valeur des unités de compte n'est pas garantie et certains supports immobiliers ou de capital-investissement peuvent connaître des délais de cession. Par ailleurs, la loi Sapin 2 permet au Haut Conseil de stabilité financière de limiter temporairement les rachats en cas de crise.

Quelle est la fiscalité des rachats d'une assurance vie ?

Seule la part de gains contenue dans le rachat est imposée. Pour les versements effectués depuis le 27 septembre 2017, les gains sont taxés à 12,8 % avant 8 ans, ou au barème sur option. Après 8 ans, ils bénéficient d'un abattement annuel de 4 600 € (9 200 € pour un couple), puis sont taxés à 7,5 %, et à 12,8 % sur la seule fraction liée aux versements nets dépassant 150 000 €. Les prélèvements sociaux de 17,2 % s'ajoutent.

Peut-on changer d'assureur sans perdre l'antériorité fiscale ?

Non. Depuis la loi PACTE de 2019, un contrat peut être transformé en un autre contrat du même assureur sans perte d'antériorité fiscale. En revanche, changer d'assureur suppose de racheter l'ancien contrat, avec l'imposition éventuelle des gains, puis de souscrire un nouveau contrat dont l'antériorité repart de zéro. Il est souvent préférable de conserver l'ancien contrat et d'ouvrir le nouveau en parallèle.

Gestion libre ou gestion pilotée : que choisir ?

La gestion libre convient aux épargnants qui souhaitent choisir eux-mêmes leurs supports et suivre leur contrat, seuls ou avec un conseiller. La gestion pilotée confie les arbitrages à un gérant selon un profil défini, moyennant des frais de gestion plus élevés. De nombreux contrats permettent de combiner les deux et de changer de mode de gestion en cours de vie du contrat.

Choisissez votre assurance vie avec le cabinet

Nous comparons votre contrat actuel aux contrats du cabinet et vous proposons le contrat, le mode de gestion et l'allocation adaptés à votre profil. Échange gratuit, en visio ou chez vous.

Sources officielles

Article mis à jour le 5 octobre 2026. L'assurance vie est un placement à long terme. Le fonds en euros est garanti par l'assureur dans les conditions prévues au contrat. Les unités de compte présentent un risque de perte en capital : l'assureur s'engage sur le nombre de parts, pas sur leur valeur. Les performances passées ne préjugent pas des performances futures. Ce contenu est informatif et ne constitue pas un conseil personnalisé. Comment Bien Investir, SAS au RCS Nanterre 911 354 777, CIF ANACOFI-CIF E010271, ORIAS 22004462.

1 réflexion au sujet de « Choisir son Assurance Vie : Guide Complet des Critères »

  1. Super article complet. Merci

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