COMMENT BIEN INVESTIR – Cabinet de gestion de patrimoine
Comment Bien Investir est un cabinet de conseil en gestion de patrimoine (CGPI), enregistré CIF. Les produits présentés sur ce site le sont à titre informatif — nous les analysons et les sélectionnons pour vous, sans être liés à leurs émetteurs. Notre rôle : analyser votre situation et sélectionner sur l'ensemble du marché la solution la plus adaptée à vos objectifs.
Assurance vie : les critères pour bien choisir son contrat
Solidité de l'assureur, fonds en euros, choix des supports, frais, mode de gestion, options et fiscalité : les points à comparer avant de souscrire, avec les chiffres officiels à jour.
Bien choisir une assurance vie, c'est d'abord définir son profil, puis comparer les contrats sur cinq points : la solidité de l'assureur, la qualité du fonds en euros, le choix des supports, le niveau des frais et les modes de gestion proposés. En 2025, les fonds en euros ont rapporté 2,63 % en moyenne selon l'ACPR, et les frais de gestion moyens atteignent 0,67 % sur le fonds en euros et 0,80 % sur les unités de compte en gestion libre selon le CCSF. Le meilleur contrat est celui qui correspond à votre horizon et à vos objectifs, pas celui qui affiche le taux le plus élevé.
Quels critères comparer pour choisir une assurance vie ?
Un contrat d'assurance vie se garde souvent vingt ou trente ans. Il doit pouvoir s'adapter à l'évolution de votre situation, de vos objectifs et des marchés. Avec un encours de 2 171 milliards d'euros à fin août 2026 et une collecte nette de 43,5 milliards d'euros sur les huit premiers mois de l'année selon France Assureurs, l'offre est abondante et les écarts entre contrats sont importants. Les critères suivants permettent de comparer deux contrats de façon objective :
Comment définir son profil d'investisseur ?
Avant de choisir un contrat, il faut savoir ce que vous êtes prêt à accepter comme baisse temporaire de votre épargne en contrepartie d'un potentiel de performance plus élevé. Ce profil dépend de plusieurs éléments :
| Profil | Priorité | Répartition indicative | Horizon conseillé |
|---|---|---|---|
| Prudent | Préserver le capital | Majorité de fonds en euros, petite part d'obligataire ou d'immobilier | 2 à 5 ans et plus |
| Équilibré | Équilibre entre sécurité et performance | 30 à 50 % de fonds en euros, le reste en unités de compte diversifiées | 5 à 8 ans et plus |
| Dynamique | Valoriser le capital à long terme | 10 à 30 % de fonds en euros, majorité d'actions et de fonds diversifiés | 8 ans et plus |
| Offensif | Rechercher le potentiel maximal | Peu ou pas de fonds en euros, forte part d'actions | 10 ans et plus |
Répartitions indicatives au 5 octobre 2026, à personnaliser selon votre situation. Elles ne constituent pas une promesse de rendement : les unités de compte présentent un risque de perte en capital.
Combien rapporte le fonds en euros en 2026 ?
Le fonds en euros est un support dont le capital est garanti par l'assureur, dans les conditions prévues au contrat. Sur de nombreux contrats, la garantie s'entend nette des frais de gestion. Les intérêts attribués chaque année sont définitivement acquis (effet cliquet). Ce n'est qu'un des supports du contrat : l'assurance vie ne se résume pas au fonds en euros.
Données au 5 octobre 2026. Source : ACPR, Analyses et synthèses n° 180, revalorisation 2025 des contrats d'assurance vie et de capitalisation (juin 2026). Les rendements passés ne préjugent pas des rendements futurs.
Le taux moyen est resté stable entre 2024 et 2025 (2,63 % les deux années). En 2025, il dépasse nettement l'inflation, ce qui n'était pas le cas en 2022 et 2023. Les écarts entre contrats restent importants, y compris chez un même assureur : un contrat récent peut être mieux rémunéré qu'un contrat ancien. D'où l'intérêt de regarder l'historique du fonds en euros de chaque contrat, et pas seulement le dernier taux publié.
Les conditions d'accès au fonds en euros
De nombreux assureurs limitent l'accès à leur fonds en euros ou le conditionnent à une part minimale d'unités de compte, souvent comprise entre 30 % et 50 % de chaque versement. Certains accordent des bonifications temporaires de rendement en contrepartie d'une part d'unités de compte : ces offres sont limitées dans le temps et leurs conditions doivent être lues avec attention. Les fonds en euros dits immobiliers ou dynamiques, plus exposés à l'immobilier ou aux actions, peuvent offrir un potentiel supérieur mais avec un rendement plus variable d'une année à l'autre.
Comment vérifier la solidité de l'assureur ?
L'épargne placée sur le fonds en euros est une créance sur l'assureur. Sa solidité financière est donc un critère de choix à part entière, en particulier pour les montants importants.
Le ratio de solvabilité : chaque assureur publie chaque année un rapport sur la solvabilité et la situation financière (SFCR). Il indique le taux de couverture du capital de solvabilité requis, dont le minimum réglementaire est de 100 %. Selon l'ACPR, ce taux atteint 250 % en moyenne pour le marché français fin 2025 (238 % fin 2024), et 240 % pour les organismes vie et mixtes hors bancassureurs.
La réserve du fonds en euros : la provision pour participation aux bénéfices (PPB) correspond aux gains mis de côté pour lisser les rendements futurs. Fin 2025, elle représente en moyenne 4,0 % des provisions des contrats individuels selon l'ACPR. Une réserve élevée donne de la marge à l'assureur.
La garantie de place : en cas de défaillance d'un assureur, le Fonds de garantie des assurances de personnes couvre l'épargne jusqu'à 70 000 € par assuré et par assureur, tous contrats confondus.
La loi Sapin 2 de 2016 permet par ailleurs au Haut Conseil de stabilité financière de limiter ou suspendre temporairement les rachats et arbitrages en cas de menace grave pour le système financier. Ce dispositif exceptionnel rappelle que la disponibilité de l'épargne n'est pas absolue.
Nous analysons gratuitement votre contrat : frais, fonds en euros, supports accessibles, solidité de l'assureur. Vous savez ensuite s'il vaut mieux le conserver, le compléter ou ouvrir un contrat du cabinet.
Quels supports doit proposer un bon contrat ?
L'architecture d'un contrat désigne l'ensemble des supports accessibles. Un contrat dit à architecture ouverte référence des fonds de nombreuses sociétés de gestion, et non uniquement ceux du groupe qui le distribue. C'est ce qui permet d'ajuster l'allocation dans le temps, de remplacer un fonds qui décroche et de diversifier réellement.
| Support | Capital garanti | Niveau de risque | Horizon indicatif |
|---|---|---|---|
| Fonds en euros | Oui, par l'assureur | Très faible | Dès le court terme |
| OPCVM monétaires | Non | Très faible | Court terme |
| OPCVM obligataires | Non | Faible à modéré | Court à moyen terme |
| OPCVM diversifiés | Non | Modéré à élevé | Moyen à long terme |
| OPCVM actions et ETF | Non | Élevé | Long terme |
| Immobilier (SCPI, SCI, OPCI) | Non | Modéré, liquidité variable | Long terme |
| Produits structurés | Non, protection partielle ou conditionnelle | Modéré à élevé | Durée de la formule, jusqu'à 10 ans ou plus |
| Capital-investissement | Non | Élevé, liquidité limitée | Long terme |
Données au 6 octobre 2026. Niveaux indicatifs par famille de supports : seuls l'indicateur de risque (SRI de 1 à 7) et la durée de détention recommandée figurant dans le document d'informations clés de chaque support font foi (source : règlement (UE) n° 1286/2014, PRIIPs). Les unités de compte présentent un risque de perte en capital.
Le nombre de fonds n'est pas un but en soi : un contrat de quelques centaines de supports bien choisis vaut mieux qu'une liste de plusieurs milliers de lignes que personne n'analyse. Ce qui compte est la présence, pour chaque classe d'actifs, de fonds de qualité à des frais raisonnables.
Quels frais regarder dans un contrat d'assurance vie ?
Les frais réduisent directement la performance nette. Ils se répartissent entre ceux du contrat et ceux des supports, et doivent se lire ensemble.
| Type de frais | Ce qu'il faut savoir | Repère |
|---|---|---|
| Frais sur versement | Prélevés sur chaque somme versée, avant investissement. Sur 10 000 € versés avec 2 % de frais, 9 800 € seulement sont investis. | 0 % sur de nombreux contrats via le cabinet |
| Frais de gestion du fonds en euros | Prélevés chaque année. Le rendement publié du fonds en euros est déjà net de ces frais. | 0,67 % en moyenne |
| Frais de gestion des unités de compte | Prélevés chaque année sur la valeur des unités de compte, en réduisant le nombre de parts. | 0,80 % en moyenne en gestion libre |
| Frais de gestion pilotée ou profilée | Frais de gestion du contrat plus élevés, qui rémunèrent le gérant du mandat. | 1,08 % en moyenne |
| Frais propres aux supports | Frais courants de chaque fonds, prélevés dans sa valeur liquidative. Ils figurent dans son DIC. | Variables selon le fonds |
| Frais d'arbitrage | Prélevés lors d'un changement de support. Souvent gratuits en ligne ou dans la limite d'un nombre d'opérations par an. | Gratuits ou forfaitaires selon le contrat |
| Frais de rachat | Rares sur les contrats récents. Certains supports immobiliers peuvent appliquer des frais de sortie anticipée. | À vérifier dans la notice |
Frais de gestion annuels moyens 2025 selon le rapport 2026 de l'Observatoire des produits d'épargne financière (CCSF), données au 5 octobre 2026.
Calcul illustratif, hors fiscalité et hors frais des supports. L'hypothèse de 4 % par an ne constitue ni une prévision ni une promesse de rendement.
Le niveau de frais ne doit pas être le seul critère. Un contrat un peu plus cher mais qui donne accès à des supports de meilleure qualité peut produire une performance nette supérieure. À l'inverse, des frais élevés ne garantissent jamais une meilleure gestion. Pour en savoir plus, voir les obligations de transparence sur les frais issues de la loi Industrie verte.
Gestion libre, profilée ou pilotée : quel mode de gestion choisir ?
Gestion libre
Vous choisissez vous-même vos supports et décidez des arbitrages, seul ou avec l'aide d'un conseiller. C'est le mode le moins coûteux et le plus souple, mais il demande un suivi régulier.
Pour les épargnants impliquésGestion profilée
Vous choisissez un profil (prudent, équilibré, dynamique) et l'assureur répartit votre épargne entre des supports prédéfinis. La gestion à horizon fait évoluer cette répartition vers plus de sécurité à l'approche d'une échéance.
Pour une solution simpleGestion pilotée
Vous confiez les arbitrages à une société de gestion, dans le cadre d'un mandat correspondant à votre profil. Les frais de gestion du contrat sont plus élevés.
Pour déléguer le suiviDe nombreux contrats permettent de combiner plusieurs modes de gestion ou d'en changer en cours de route. Le choix dépend surtout du temps que vous souhaitez y consacrer et de l'accompagnement dont vous disposez. Voir notre guide de la gestion pilotée et notre méthode de gestion libre.
Quelles contraintes d'investissement vérifier ?
Deux contrats aux frais identiques peuvent se révéler très différents à l'usage. Avant de souscrire, il faut vérifier :
Quelles options de gestion sont réellement utiles ?
Les options ne remplacent pas une allocation construite dès le départ. Elles en facilitent le suivi. Leur coût éventuel figure dans la notice du contrat.
Quelle est la fiscalité de l'assurance vie en 2026 ?
Tant que l'argent reste dans le contrat, les gains et les arbitrages ne sont pas imposés. L'impôt n'intervient qu'en cas de rachat, et seulement sur la part de gains qu'il contient. La fiscalité dépend de la date des versements et de l'ancienneté du contrat, ce qui incite à ouvrir un contrat tôt pour prendre date, même avec un petit montant.
Avant 8 ans : prélèvement forfaitaire de 12,8 % sur les gains, plus 17,2 % de prélèvements sociaux, ou option pour le barème de l'impôt sur le revenu.
Après 8 ans : abattement annuel de 4 600 € de gains (9 200 € pour un couple), puis 7,5 % d'impôt, et 12,8 % sur la seule fraction des gains liée aux versements nets au-delà de 150 000 € (tous contrats), plus 17,2 % de prélèvements sociaux.
Seule la part de gains est taxée : sur un contrat de 100 000 € dont 30 000 € de gains, un rachat de 10 000 € contient 3 000 € de gains imposables et 7 000 € de capital non imposé.
En 2026, les produits d'assurance vie restent soumis à 17,2 % de prélèvements sociaux, alors que les dividendes, intérêts, plus-values mobilières et le PER passent à 18,6 % (loi de financement de la Sécurité sociale pour 2026).
La transmission
Pour les primes versées avant 70 ans, chaque bénéficiaire reçoit jusqu'à 152 500 € sans prélèvement (article 990 I du CGI), puis 20 % jusqu'à 700 000 € taxables et 31,25 % au-delà. Pour les primes versées après 70 ans, un abattement global de 30 500 € s'applique aux primes, partagé entre les bénéficiaires, et les gains sont exonérés (article 757 B). Le conjoint et le partenaire de PACS sont exonérés. Voir la clause bénéficiaire et l'assurance vie après 70 ans.
Changer de contrat sans perdre l'antériorité ?
Depuis la loi PACTE de 2019, un contrat peut être transformé en un autre contrat du même assureur sans perte d'antériorité fiscale. Changer d'assureur suppose en revanche de racheter l'ancien contrat, avec l'imposition éventuelle des gains, puis de repartir de zéro. Il est souvent préférable de conserver un contrat ancien et d'ouvrir le nouveau en parallèle. Voir le transfert d'assurance vie.
Les contrats d'assurance vie proposés par le cabinet
Ces contrats français sont sélectionnés pour la solidité de leur assureur, la qualité de leurs supports et leurs conditions tarifaires :
Pour les patrimoines importants, le contrat luxembourgeois offre un cadre de protection spécifique et une gamme de supports plus large.
Quelles erreurs éviter en choisissant son assurance vie ?
Choisir sur le seul taux du fonds en euros
Le taux d'une année ne dit rien des suivantes. Les supports, les frais et la solidité de l'assureur comptent tout autant sur 20 ans.
Choisir sur les seuls frais
Un contrat très peu cher mais limité à quelques supports peut se révéler moins performant qu'un contrat un peu plus cher et mieux fourni.
Ignorer les frais sur versement
Des frais de 2 % à 3 % sur chaque versement pèsent lourd sur un contrat alimenté régulièrement. Ils peuvent être ramenés à 0 % sur de nombreux contrats.
Ne jamais faire évoluer son allocation
Un contrat se suit dans la durée : remplacement d'un fonds qui décroche, rééquilibrage, sécurisation à l'approche d'un projet.
Racheter un contrat ancien pour en ouvrir un nouveau
Le rachat fait perdre l'antériorité fiscale. Mieux vaut souvent conserver l'ancien contrat et ouvrir le nouveau en complément.
Négliger la clause bénéficiaire
Une clause standard ne correspond pas toujours à la situation familiale. Elle se rédige et se met à jour avec soin.
Pourquoi choisir son assurance vie avec Comment Bien Investir ?
Le cabinet est indépendant de tout groupe bancaire, assureur ou société de gestion : nous comparons les contrats selon votre situation, pas selon une gamme maison.
Les frais prélevés sur vos versements peuvent être ramenés à 0 % : toute votre épargne est investie.
Contrat, fonds en euros, supports et mode de gestion : chaque recommandation est expliquée, avec ses frais et ses risques.
Point régulier, arbitrages et mise à jour de la clause bénéficiaire lorsque votre situation évolue. Rendez-vous en visio ou chez vous.
Comment se passe une souscription avec le cabinet ?
- Échange gratuit : sans engagement, pour faire le point sur votre situation, vos objectifs et vos contrats existants.
- Recommandation : choix du contrat, du mode de gestion et de l'allocation, avec un rapport d'adéquation qui justifie chaque choix.
- Souscription : signature électronique dans la plupart des cas, avec les documents d'information de chaque support.
- Suivi : point régulier sur le contrat et ajustements selon les marchés et votre situation. Voir le processus de souscription.
Questions fréquentes sur le choix d'une assurance vie
Comment bien choisir son contrat d'assurance vie ?
Il faut d'abord définir son profil : horizon, objectifs et tolérance aux pertes. On compare ensuite les contrats sur la solidité de l'assureur, la qualité du fonds en euros, le nombre et la diversité des supports, les frais, les modes de gestion proposés, les options et les contraintes d'investissement. Le contrat le moins cher n'est pas toujours le plus adapté : c'est l'ensemble de ces critères, rapporté à votre situation, qui compte.
Combien a rapporté le fonds en euros en 2025 ?
Selon l'ACPR, le taux moyen de revalorisation des fonds en euros des contrats individuels s'établit à 2,63 % en 2025, net de frais de gestion et brut de prélèvements sociaux, comme en 2024. La moitié des contrats se situe entre 2,3 % et 2,9 %. Après prélèvements sociaux de 17,2 %, cela représente environ 2,18 %. Les rendements passés ne préjugent pas des rendements futurs.
Quels sont les frais moyens d'une assurance vie ?
Selon le rapport 2026 de l'Observatoire des produits d'épargne financière du CCSF, les frais de gestion annuels moyens des contrats s'établissent en 2025 à 0,67 % sur les fonds en euros, 0,80 % sur les unités de compte en gestion libre et 1,08 % sur les unités de compte en gestion pilotée ou profilée. S'y ajoutent les frais sur versement, qui peuvent être ramenés à 0 % sur de nombreux contrats, et les frais propres à chaque unité de compte, indiqués dans son document d'informations clés.
Comment vérifier la solidité d'un assureur ?
Chaque assureur publie chaque année un rapport sur sa solvabilité et sa situation financière (SFCR), qui indique son taux de couverture du capital de solvabilité requis. Le minimum réglementaire est de 100 %. Selon l'ACPR, ce taux atteint 250 % en moyenne pour le marché français fin 2025. En cas de défaillance, le Fonds de garantie des assurances de personnes couvre l'épargne jusqu'à 70 000 € par assuré et par assureur.
Peut-on retirer son argent à tout moment sur une assurance vie ?
Oui, un rachat partiel ou total peut être demandé à tout moment, sauf si le bénéficiaire a accepté le bénéfice du contrat, auquel cas son accord est nécessaire. L'assureur dispose de deux mois au maximum pour verser les sommes. La valeur des unités de compte n'est pas garantie et certains supports immobiliers ou de capital-investissement peuvent connaître des délais de cession. Par ailleurs, la loi Sapin 2 permet au Haut Conseil de stabilité financière de limiter temporairement les rachats en cas de crise.
Quelle est la fiscalité des rachats d'une assurance vie ?
Seule la part de gains contenue dans le rachat est imposée. Pour les versements effectués depuis le 27 septembre 2017, les gains sont taxés à 12,8 % avant 8 ans, ou au barème sur option. Après 8 ans, ils bénéficient d'un abattement annuel de 4 600 € (9 200 € pour un couple), puis sont taxés à 7,5 %, et à 12,8 % sur la seule fraction liée aux versements nets dépassant 150 000 €. Les prélèvements sociaux de 17,2 % s'ajoutent.
Peut-on changer d'assureur sans perdre l'antériorité fiscale ?
Non. Depuis la loi PACTE de 2019, un contrat peut être transformé en un autre contrat du même assureur sans perte d'antériorité fiscale. En revanche, changer d'assureur suppose de racheter l'ancien contrat, avec l'imposition éventuelle des gains, puis de souscrire un nouveau contrat dont l'antériorité repart de zéro. Il est souvent préférable de conserver l'ancien contrat et d'ouvrir le nouveau en parallèle.
Gestion libre ou gestion pilotée : que choisir ?
La gestion libre convient aux épargnants qui souhaitent choisir eux-mêmes leurs supports et suivre leur contrat, seuls ou avec un conseiller. La gestion pilotée confie les arbitrages à un gérant selon un profil défini, moyennant des frais de gestion plus élevés. De nombreux contrats permettent de combiner les deux et de changer de mode de gestion en cours de vie du contrat.
Nous comparons votre contrat actuel aux contrats du cabinet et vous proposons le contrat, le mode de gestion et l'allocation adaptés à votre profil. Échange gratuit, en visio ou chez vous.
- ACPR : Analyses et synthèses n° 180, revalorisation 2025 des contrats d'assurance vie et de capitalisation
- ACPR : Analyses et synthèses n° 181, situation des assureurs en France fin 2025
- CCSF : rapport 2026 de l'Observatoire des produits d'épargne financière
- France Assureurs : chiffres de l'assurance vie à fin août 2026
- ASPIM-IEIF : marché des fonds immobiliers grand public, bilan 2025
- Légifrance : Code général des impôts, articles 125-0 A (rachats d'assurance vie), 757 B et 990 I
- Légifrance : Code des assurances, articles L132-9 (acceptation du bénéficiaire), L132-21 (délai de versement des rachats) et L423-1 (Fonds de garantie des assurances de personnes)
- Légifrance : Code monétaire et financier, article L631-2-1 (pouvoirs du Haut Conseil de stabilité financière)
- Légifrance : loi n° 2019-486 du 22 mai 2019 relative à la croissance et la transformation des entreprises (PACTE)
- Sénat : loi n° 2025-1403 du 30 décembre 2025 de financement de la Sécurité sociale pour 2026
- EUR-Lex : règlement (UE) n° 1286/2014 (PRIIPs, document d'informations clés)
Article mis à jour le 5 octobre 2026. L'assurance vie est un placement à long terme. Le fonds en euros est garanti par l'assureur dans les conditions prévues au contrat. Les unités de compte présentent un risque de perte en capital : l'assureur s'engage sur le nombre de parts, pas sur leur valeur. Les performances passées ne préjugent pas des performances futures. Ce contenu est informatif et ne constitue pas un conseil personnalisé. Comment Bien Investir, SAS au RCS Nanterre 911 354 777, CIF ANACOFI-CIF E010271, ORIAS 22004462.
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