COMMENT BIEN INVESTIR – Cabinet de gestion de patrimoine
Comment Bien Investir est un cabinet de conseil en gestion de patrimoine (CGPI), enregistré CIF. Les produits présentés sur ce site le sont à titre informatif — nous les analysons et les sélectionnons pour vous, sans être liés à leurs émetteurs. Notre rôle : analyser votre situation et sélectionner sur l'ensemble du marché la solution la plus adaptée à vos objectifs.
Gestion libre en assurance vie et PER : la méthodologie du cabinet
Choix du contrat, sélection des fonds, immobilier en unités de compte, produits structurés et arbitrages selon les cycles de marché : comment nous construisons et suivons une allocation en gestion libre.
La gestion libre consiste à choisir soi-même, ou avec son conseiller, les supports d'une assurance vie ou d'un PER et à décider des arbitrages, sans confier de mandat à un gérant. Elle ouvre l'accès à toute la gamme d'unités de compte du contrat, sans frais de mandat, mais elle exige un suivi régulier. Au cabinet, elle s'appuie sur une méthode écrite : choix du contrat, sélection des fonds en six étapes, lecture des cycles de marché et revue au moins annuelle.
Quelle différence entre gestion libre et gestion pilotée en assurance vie ?
Les contrats d'assurance vie, de capitalisation et les PER proposent en général plusieurs modes de gestion :
| Critère | Gestion pilotée | Gestion libre accompagnée |
|---|---|---|
| Qui décide des arbitrages | Le mandataire, dans le cadre du profil | Vous, sur proposition du conseiller |
| Frais de mandat | Variables selon le contrat, parfois nuls | Aucun mandat, donc pas de frais de mandat |
| Frais d'arbitrage | En général inclus dans le mandat | Selon le contrat, souvent gratuits ou plafonnés |
| Supports utilisés | Ceux retenus par le mandataire | Toute la gamme référencée par le contrat |
| Suivi demandé à l'épargnant | Faible | Régulier : validation des arbitrages proposés |
Comparaison générale, au 5 octobre 2026. Les frais de chaque mode de gestion figurent dans les conditions générales et l'annexe tarifaire du contrat.
La gestion libre n'est pas « meilleure » par principe. Elle convient à ceux qui veulent garder la main et comprendre chaque support, et elle n'a de valeur que si les arbitrages sont réellement suivis. Une gestion libre laissée sans suivi pendant des années est souvent moins efficace qu'un bon mandat.
Peut-on choisir la gestion libre dans un PER ?
Oui, mais ce n'est pas le mode par défaut. Depuis la loi PACTE, le Code monétaire et financier (article L224-3) prévoit que, sauf décision contraire et expresse du titulaire, les versements d'un PER sont affectés selon une allocation qui réduit progressivement les risques financiers à l'approche de la retraite : c'est la gestion pilotée à horizon.
Le titulaire peut opter pour la gestion libre, en totalité ou en partie selon les contrats. Il doit alors adapter lui-même son allocation à mesure que la date de départ approche. C'est sur ce point que l'accompagnement du conseiller compte le plus : sécuriser progressivement une partie de l'épargne sans tout basculer trop tôt sur des supports peu rémunérateurs. Pour comparer les deux enveloppes, voir les différences entre assurance vie et PER.
Comment le cabinet construit-il une allocation en gestion libre ?
- Diagnostic patrimonial et profil : situation familiale et fiscale, horizon, objectifs, besoin de disponibilité et tolérance aux pertes. Ce diagnostic, formalisé dans un rapport d'adéquation, fixe l'allocation cible.
- Choix de l'enveloppe et du contrat : assurance vie, PER, contrat de capitalisation, puis le contrat dont le référencement permet de construire l'allocation visée.
- Sélection des supports : fonds en euros, OPCVM, ETF, immobilier en unités de compte, produits structurés, private equity, selon les critères décrits plus bas.
- Mise en place : une allocation diversifiée, tenant compte de la liquidité de chaque support et du calendrier de vos projets, avec si besoin des versements progressifs.
- Suivi et arbitrages : point au moins annuel, et propositions d'arbitrage quand un fonds décroche, quand le contexte de marché change ou quand votre situation évolue.
Quels supports utiliser en gestion libre ?
Ce que la gestion libre permet dépend d'abord du contrat : c'est lui qui fixe la liste des unités de compte accessibles. Voici les supports que nous utilisons et leur rôle.
Les OPCVM et les ETF : le cœur de l'allocation
Les OPCVM (SICAV et FCP) couvrent tout le spectre : actions, obligations, monétaire, diversifiés et stratégies alternatives. Une part importante des fonds gérés activement ne bat pas durablement son indice de référence après frais : c'est pourquoi l'essentiel de notre travail porte sur leur sélection. Les ETF complètent l'allocation là où la gestion active n'apporte pas d'avantage durable.
Valorisation quotidienne, risque variable selon le fondsLes SCPI en unités de compte
Les SCPI logées dans une assurance vie investissent dans l'immobilier professionnel. Leurs revenus restent dans le contrat, où ils sont capitalisés en totalité ou en partie selon les conditions de l'assureur : ils ne sont pas déclarés chaque année comme revenus fonciers. Seule la fiscalité de l'assurance vie s'applique, au moment d'un rachat. La valeur de part peut baisser, et l'assureur peut limiter ou différer certaines sorties.
Horizon 8 ans et plusLes SCI en unités de compte
Les SCI accessibles en assurance vie investissent en immobilier physique et en parts de SCPI ou d'OPCI. Leur valeur liquidative est publiée fréquemment, ce qui facilite en principe les entrées et sorties, sans garantie de liquidité ni de valeur.
Horizon 8 ans et plusLes produits structurés
Les produits structurés versent un gain selon une formule liée à un indice. Leur protection, totale ou partielle, ne joue qu'à l'échéance et tant que l'indice ne franchit pas un seuil de baisse défini. Une perte en capital reste possible en cas de sortie anticipée, de franchissement de ce seuil ou de défaillance de l'émetteur. Chaque produit est présenté avec ses scénarios avant toute souscription.
Horizon défini, risque émetteurLe private equity (FCPR)
Les FCPR investissent dans des entreprises non cotées. Ils visent une performance de long terme en contrepartie d'une liquidité réduite et d'un risque élevé. Nous les réservons à une part limitée de l'allocation, pour des épargnants dont le patrimoine est déjà diversifié.
Horizon 8 à 10 ans, risque élevéLe fonds en euros
Le fonds en euros est la poche de sécurité : capital garanti par l'assureur (garantie brute ou nette de frais de gestion selon le contrat) et rendement attribué chaque année, sans être connu à l'avance. Sa part dépend de votre profil et de votre horizon.
Capital garanti par l'assureurL'immobilier en unités de compte en chiffres
Source : ASPIM, données annuelles 2025 et du 1er semestre 2026, consultées le 5 octobre 2026. Le taux de distribution ne suffit pas : la performance globale tient compte de la variation du prix de part. Dans une assurance vie, la performance d'une SCPI dépend aussi des conditions fixées par l'assureur. Les performances passées ne préjugent pas des performances futures.
Comment adapter une gestion libre aux cycles économiques ?
Nous ne cherchons pas à prédire les marchés. Nous construisons des allocations qui tiennent dans plusieurs scénarios, puis nous les ajustons quand les signaux changent durablement. Six familles d'indicateurs sont suivies :
Taux directeurs de la BCE et de la Fed, inflation. Ils déterminent l'attrait des obligations et des actifs de rendement.
Indicateurs d'activité, emploi, révisions de croissance. Ils orientent l'équilibre entre secteurs cycliques et défensifs.
Multiples de résultats, écarts de crédit, prime de risque. Ils évitent de surpondérer des actifs déjà chers.
Tensions commerciales, réformes fiscales. Elles créent des risques de concentration ou des occasions de rotation.
Positionnement des investisseurs, flux vers les fonds. Utiles pour ne pas suivre l'euphorie ou la panique.
Taux longs, collecte des SCPI, vacance locative. Ils guident le poids de l'immobilier en unités de compte.
Trois configurations de marché, trois postures
Contexte favorable aux actifs risqués : poche actions renforcée, dont petites et moyennes valeurs de qualité, immobilier diversifié maintenu, fonds en euros allégé au profit des unités de compte selon le profil.
Phase délicate : allègement des fonds cycliques, renfort des actifs défensifs (santé, infrastructures), obligations à échéance courte, produits structurés à protection du capital à l'échéance et fonds en euros.
Allongement progressif de la durée de la poche obligataire, retour vers les actions et les structurés à barrière. Côté immobilier, la baisse des taux soutient les valorisations, mais pas de façon uniforme : les bureaux restent pénalisés par la vacance dans de nombreuses zones. Nous privilégions les SCPI et SCI diversifiées, sélectionnées selon la qualité des actifs et des locataires plutôt que selon le secteur.
Configurations illustratives, sans valeur de recommandation. Les proportions dépendent toujours du profil et de l'horizon de chaque épargnant.
Nous analysons votre contrat actuel, ses supports et ses frais, et vous indiquons les arbitrages qui auraient du sens dans votre situation. Échange gratuit, en visio ou chez vous.
Comment le cabinet sélectionne-t-il les OPCVM ?
Au-delà du cycle court, certaines tendances de fond (transition énergétique, vieillissement de la population, réindustrialisation européenne, intelligence artificielle) servent de filtre pour repérer les gérants positionnés sur une demande durable, et non sur un simple effet de mode. La sélection suit six étapes :
Un thème à la une est souvent déjà cher. Nous évitons les fonds lancés en pleine euphorie sur un thème, qui concentrent le risque au plus mauvais moment du cycle, et nous n'entrons pas sur un fonds thématique sans examiner le niveau de valorisation de ses titres.
Peut-on détenir des actions en direct dans une assurance vie ?
C'est possible sur quelques contrats seulement. Les actions cotées peuvent servir d'unités de compte, mais peu de contrats français les proposent, et lorsqu'ils le font, c'est en général sur une liste restreinte de valeurs et sous conditions fixées par l'assureur. Le contrat luxembourgeois peut offrir une architecture plus ouverte, sous conditions de montant et de profil. Pour des épargnants avertis à horizon long, une poche limitée de valeurs individuelles peut compléter les fonds, sans jamais les remplacer. Nos critères :
Quelles erreurs éviter en gestion libre ?
Courir après la performance passée
Arbitrer vers le fonds qui a le mieux réussi l'an dernier est l'une des erreurs les plus fréquentes. Les performances passées ne préjugent pas des performances futures, surtout en fin de cycle sectoriel.
Sur-réagir aux nouvelles de court terme
Sortir pendant une baisse puis revenir après le rebond fait subir la volatilité sans profiter de la reprise. Nous gardons le cap, sauf changement de fond du contexte.
Arbitrer trop souvent
Les arbitrages ne sont pas imposés dans l'assurance vie, mais ils peuvent être payants selon le contrat et coûtent souvent plus qu'ils ne rapportent. Nous arbitrons quand un signal réel le justifie.
Se concentrer sur un seul thème
Miser fortement sur un secteur ou une zone, même avec conviction, augmente le risque sans améliorer forcément le résultat. La diversification reste le premier outil de maîtrise du risque.
Oublier de suivre son contrat
La gestion libre n'a de sens que si l'allocation est revue. Sans suivi, elle dérive au gré des marchés et ne correspond plus au profil d'origine.
Pourquoi le choix du contrat compte-t-il autant que celui des supports ?
Un contrat au référencement limité limite mécaniquement la qualité de l'allocation possible. Nous retenons les contrats selon le nombre et la qualité des OPCVM référencés, la présence d'ETF, de SCPI, de SCI, de produits structurés et de private equity, la qualité du fonds en euros et le niveau des frais d'arbitrage et de gestion. Le choix de l'enveloppe vient avant celui des supports : le contrat de capitalisation convient par exemple aux personnes morales et à certaines stratégies de transmission.
Les frais, expliqués simplement
Les frais d'entrée sont prélevés sur chaque versement : avec 2 % de frais, un versement de 10 000 € n'investit que 9 800 €. Sur de nombreux contrats proposés par le cabinet, ils sont ramenés à 0 %. Les frais de gestion sont prélevés chaque année sur l'épargne. À titre d'illustration, sur 100 000 € placés 10 ans avec une performance brute hypothétique de 4 % par an, des frais de gestion de 1 % par an au lieu de 1,30 % représentent environ 4 000 € de capital en plus à l'arrivée (près de 138 400 € contre 134 400 €).
Exemple chiffré au 5 octobre 2026, à titre purement illustratif : il ne constitue pas une prévision de performance.
Avant 8 ans : 12,8 % sur les gains, ou option pour le barème de l'impôt sur le revenu, plus 17,2 % de prélèvements sociaux.
Après 8 ans : abattement annuel de 4 600 € de gains (9 200 € pour un couple), puis 7,5 %, et 12,8 % sur la seule fraction des gains liée aux versements nets au-delà de 150 000 € (tous contrats confondus), plus 17,2 % de prélèvements sociaux.
Arbitrages : passer d'un support à l'autre à l'intérieur du contrat ne déclenche aucune imposition.
En 2026, les produits d'assurance vie restent soumis à 17,2 % de prélèvements sociaux, tandis que les gains du PER passent à 18,6 % (loi de financement de la Sécurité sociale pour 2026). Le PER obéit par ailleurs à sa propre fiscalité, détaillée dans notre guide du PER.
Les contrats proposés par le cabinet pour une gestion libre
Ces contrats français offrent un large référencement d'unités de compte et la possibilité de la gestion libre :
Pour les patrimoines importants qui recherchent une architecture encore plus ouverte, le contrat luxembourgeois fait l'objet d'une page dédiée.
Pourquoi confier sa gestion libre à Comment Bien Investir ?
Le cabinet est indépendant de tout groupe bancaire, assureur ou société de gestion : nous choisissons contrats et fonds selon votre situation, pas selon une gamme maison.
Les frais prélevés sur vos versements peuvent être ramenés à 0 % : toute votre épargne est investie.
Chaque support retenu est expliqué : son rôle, son risque, ses frais et la raison de sa présence dans votre allocation.
Point au moins annuel et propositions d'arbitrage quand un fonds décroche, que le marché change ou que votre situation évolue.
Comment se passe la mise en place ?
- Échange gratuit, en visio ou chez vous, pour comprendre votre situation et vos objectifs.
- Proposition écrite : contrat, allocation et frais, avec le rapport d'adéquation.
- Souscription ou transfert, accompagnés étape par étape. Voir le déroulé de la souscription.
- Suivi : point régulier et arbitrages proposés, que vous validez.
Questions fréquentes sur la gestion libre en assurance vie et PER
Qu'est-ce que la gestion libre en assurance vie ?
La gestion libre est le mode de gestion dans lequel l'épargnant choisit lui-même, ou avec son conseiller, les supports de son contrat et décide des arbitrages. Il n'y a pas de mandat confié à un gérant. Elle donne accès aux unités de compte référencées par le contrat : OPCVM, ETF, SCPI, SCI, produits structurés, fonds de private equity, ainsi qu'au fonds en euros.
Quelle est la différence entre la gestion libre et la gestion pilotée ?
En gestion pilotée, l'épargnant confie un mandat d'arbitrage à l'assureur ou à une société de gestion, qui répartit l'épargne selon un profil de risque. Ce mandat peut entraîner des frais supplémentaires, variables selon les contrats et parfois nuls. En gestion libre, aucun mandat n'est donné : les arbitrages sont décidés au cas par cas, ce qui demande un suivi régulier, assuré par l'épargnant ou par son conseiller.
Peut-on choisir la gestion libre dans un PER ?
Oui. Par défaut, les versements sur un PER sont gérés selon une allocation qui réduit progressivement les risques à l'approche de la retraite. Le titulaire peut y renoncer par une décision expresse et opter pour la gestion libre. Il choisit alors lui-même ses supports, avec la responsabilité d'adapter son allocation lorsque la date de départ en retraite se rapproche.
Comment sont imposés les revenus des SCPI logées dans une assurance vie ?
Les revenus versés par la SCPI restent à l'intérieur du contrat, où ils sont capitalisés, en totalité ou en partie selon les conditions de l'assureur. Ils ne sont donc pas déclarés chaque année comme des revenus fonciers. Seule la fiscalité de l'assurance vie s'applique, au moment d'un rachat, sur la part de gains comprise dans la somme retirée, avec des prélèvements sociaux de 17,2 %.
Un produit structuré protège-t-il le capital ?
Pas toujours. Un produit structuré verse un gain selon une formule liée à un indice. Sa protection, totale ou partielle, ne joue qu'à l'échéance et tant que l'indice ne franchit pas un seuil de baisse fixé à l'avance. En cas de sortie anticipée, de franchissement de ce seuil ou de défaillance de l'émetteur, une perte en capital est possible.
Comment le cabinet sélectionne-t-il les OPCVM ?
La sélection suit six étapes : un premier filtre sur l'historique, au moins 5 ans, et l'encours, en général au moins 100 millions d'euros, puis l'analyse de la performance ajustée du risque sur 3 et 5 ans, l'analyse qualitative de la gestion, l'examen des frais, l'adéquation au profil du client et une revue au moins annuelle de chaque fonds retenu.
Assurance vie, PER ou contrat de capitalisation : nous analysons votre allocation actuelle et vous proposons une gestion libre suivie, adaptée à votre profil. Échange gratuit, en visio ou chez vous.
- AMF : OPC, fonds et SICAV
- Service-public.gouv.fr : le plan d'épargne retraite (PER) individuel
- Légifrance : Code monétaire et financier, article L224-3 (gestion par défaut du PER)
- Légifrance : Code général des impôts, article 125-0 A (fiscalité des rachats)
- EUR-Lex : règlement (UE) n° 1286/2014 (PRIIPs, document d'informations clés)
- ASPIM : statistiques des fonds immobiliers non cotés
- Sénat : loi n° 2025-1403 du 30 décembre 2025 de financement de la Sécurité sociale pour 2026
Article mis à jour le 5 octobre 2026. Les scénarios et exemples d'allocation sont illustratifs et ne constituent pas une recommandation personnalisée. Les unités de compte présentent un risque de perte en capital : l'assureur s'engage sur le nombre de parts, pas sur leur valeur. Les performances passées ne préjugent pas des performances futures. Ce contenu est informatif et ne constitue pas un conseil en investissement. Comment Bien Investir, SAS au RCS Nanterre 911 354 777, CIF ANACOFI-CIF E010271, ORIAS 22004462.