Fonctionnement de l’assurance vie

COMMENT BIEN INVESTIR – Cabinet de gestion de patrimoine

Comment Bien Investir est un cabinet de conseil en gestion de patrimoine (CGPI), enregistré CIF. Les produits présentés sur ce site le sont à titre informatif — nous les analysons et les sélectionnons pour vous, sans être liés à leurs émetteurs. Notre rôle : analyser votre situation et sélectionner sur l'ensemble du marché la solution la plus adaptée à vos objectifs.

ORIAS 22004462 CIF ANACOFI E010271 Non rattaché à un réseau bancaire

Assurance vie : fonctionnement, fiscalité et transmission

Supports, frais, rachats, rente, avance, clause bénéficiaire : tout ce qu'il faut comprendre pour utiliser l'assurance vie à bon escient, avec les règles fiscales en vigueur en 2026.

Échange gratuit 0 % de frais d'entrée sur de nombreux contrats Cabinet immatriculé ORIAS 22004462
En bref

L'assurance vie est un contrat d'épargne qui combine un fonds en euros garanti et des unités de compte non garanties, disponible à tout moment par rachat. Après 8 ans, les gains retirés bénéficient d'un abattement annuel de 4 600 € (9 200 € pour un couple), puis d'un impôt de 7,5 %, en plus des prélèvements sociaux de 17,2 % maintenus en 2026. Au décès, chaque bénéficiaire reçoit jusqu'à 152 500 € sans prélèvement pour les versements effectués avant 70 ans, hors succession.

Disponibilité : rachat à tout moment Fiscalité réduite : après 8 ans Transmission : hors succession Unités de compte : capital non garanti

Comment fonctionne une assurance vie ?

Une assurance vie est un contrat régi par le Code des assurances. Le souscripteur verse des primes, librement ou de façon programmée, que l'assureur investit sur les supports choisis. En contrepartie, l'assureur s'engage à verser un capital ou une rente au souscripteur de son vivant, ou aux bénéficiaires désignés à son décès. Quatre acteurs interviennent :

Le souscripteur : il signe le contrat, effectue les versements, choisit les supports et désigne les bénéficiaires. Il peut récupérer son épargne à tout moment.
L'assuré : c'est sur sa tête que repose le contrat, qui se dénoue à son décès. Il s'agit le plus souvent du souscripteur lui-même.
Le ou les bénéficiaires : ils reçoivent le capital au décès de l'assuré, selon la clause bénéficiaire, en dehors de la succession. Voir comment connaître les bénéficiaires d'une assurance vie.
L'assureur : il gère le fonds en euros, référence les unités de compte et assure le service du contrat. Le conseiller ou le courtier assure le conseil et le suivi.

L'assurance vie sert ainsi deux objectifs souvent complémentaires : faire fructifier une épargne à moyen et long terme (préparation de la retraite, projet, revenus complémentaires) et protéger ses proches grâce à une transmission hors succession, avec une fiscalité propre.

Le cadre juridique est le même pour tous les contrats, mais leur contenu varie fortement. C'est ce qu'on appelle l'architecture du contrat : le nombre et la qualité des supports accessibles, le niveau des frais, les options de gestion. Un contrat à architecture ouverte permet d'investir sur des fonds de nombreuses sociétés de gestion, des ETF, de l'immobilier ou du private equity. Pour comparer, voir nos critères pour bien choisir son contrat.

152 500 €par bénéficiaire, sans prélèvement (versements avant 70 ans)
4 600 €d'abattement annuel sur les gains après 8 ans (9 200 € pour un couple)
17,2 %de prélèvements sociaux sur les produits d'assurance vie en 2026
70 000 €de garantie par assuré et par assureur en cas de défaillance

Chiffres en vigueur au 5 octobre 2026 (articles 125-0 A et 990 I du CGI, loi de financement de la Sécurité sociale pour 2026, article L423-1 du Code des assurances).

Qui peut souscrire une assurance vie ? Les cas particuliers

Toute personne peut ouvrir une assurance vie, sans condition d'âge ni de revenus. Un mineur peut détenir un contrat par l'intermédiaire de ses représentants légaux. L'âge du souscripteur au moment des versements compte surtout pour la transmission : les primes versées après 70 ans relèvent d'un régime différent, détaillé dans notre guide de l'assurance vie après 70 ans. Un contrat français reste également ouvert en cas d'expatriation : voir l'assurance vie du non-résident.

La co-souscription entre époux

Deux époux peuvent souscrire ensemble un même contrat. En pratique, les assureurs réservent cette formule aux couples mariés sous un régime de communauté, car un contrat alimenté par les fonds d'un seul époux sous un régime séparatiste pourrait constituer une donation au profit de l'autre. Deux modes de dénouement existent :

Dénouement au premier décès : le contrat prend fin au décès du premier époux et le capital est versé aux bénéficiaires désignés, souvent le conjoint survivant, totalement exonéré. Il est utile que chaque époux détienne aussi un contrat individuel déjà ancien, sur lequel le survivant peut replacer les fonds en profitant de son antériorité fiscale.
Dénouement au second décès : le contrat se poursuit au profit du survivant et n'est versé aux bénéficiaires qu'au second décès. Fiscalement, sa valeur n'est pas taxée au premier décès. Sur le plan civil, hors communauté universelle avec attribution intégrale au survivant, la moitié de sa valeur reste un bien commun à prendre en compte dans le règlement de la succession du premier époux : un point à valider avec le notaire.

Le contrat d'épargne handicap et le contrat de rente survie

Ces deux contrats d'assurance ouvrent droit à une réduction d'impôt de 25 % des primes versées dans l'année, retenues dans la limite globale de 1 525 €, majorée de 300 € par enfant à charge (150 € en résidence alternée). Sans enfant à charge, la réduction maximale est donc de 381,25 € (25 % de 1 525 €). Le contrat d'épargne handicap est souscrit par une personne en situation de handicap qui ne peut exercer une activité professionnelle dans des conditions normales, et doit avoir une durée effective d'au moins six ans. Le contrat de rente survie garantit le versement d'un capital ou d'une rente viagère à un proche handicapé au décès du souscripteur.

Sur quels supports investir dans une assurance vie ?

Un contrat multisupport permet de répartir l'épargne entre une poche garantie et des unités de compte, et de passer de l'une à l'autre par des arbitrages, sans impôt tant que l'argent reste dans le contrat.

Fonds en euros

Capital garanti par l'assureur, hors frais, avec des intérêts attribués chaque année et définitivement acquis. Rendement modéré, qui dépend de la gestion de l'assureur. Le fonds en euros.

Capital garanti

OPCVM et ETF

Fonds actions, obligataires, monétaires, diversifiés ou alternatifs, et ETF à frais réduits. Ils forment le cœur des unités de compte. Choisir ses OPCVM et les stratégies de gestion.

Risque de faible à élevé

Immobilier : SCPI, SCI, OPCI

Immobilier professionnel ou diversifié détenu sous forme de parts, avec une valeur qui évolue lentement mais peut baisser, comme depuis 2023 pour de nombreuses SCPI. Les SCPI en assurance vie, les SCI et l'immobilier en assurance vie.

Risque modéré, liquidité à surveiller

Private equity

Fonds de capital-investissement non cotés, référencés dans certains contrats, à horizon long et liquidité limitée. Les FCPR en assurance vie.

Risque élevé

Produits structurés

Rendement conditionné à l'évolution d'un indice selon une formule, avec une protection partielle du capital à l'échéance sous conditions. Comprendre les produits structurés.

Risque variable

Fonds eurocroissance

Garantie du capital à une échéance choisie, partielle ou totale, en échange d'une part d'investissement plus dynamique. Le fonds eurocroissance.

Garantie à l'échéance

Sur les unités de compte, l'assureur s'engage sur le nombre de parts, pas sur leur valeur. Chaque support dispose d'un document d'informations clés (DIC) qui précise son indicateur de risque de 1 à 7 et ses frais.

Quel mode de gestion choisir ?

La gestion libre : vous choisissez vous-même les supports et décidez des arbitrages, seul ou avec votre conseiller. Voir notre méthode de gestion libre.
La gestion pilotée : vous déléguez les choix à l'assureur ou à une société de gestion, selon un profil de risque. Depuis la loi relative à l'industrie verte, tout contrat comportant des unités de compte doit proposer une gestion pilotée selon trois profils, avec une part minimale de fonds non cotés pour les profils équilibré et dynamique. Voir la gestion pilotée et ce que change la loi Industrie verte.
Les options d'arbitrage automatique : sécurisation des plus-values, investissement progressif, limitation des moins-values ou rééquilibrage. Elles dépendent du contrat.
Quel contrat pour votre projet ?

Nous comparons votre contrat actuel aux contrats proposés par le cabinet : frais, supports accessibles, qualité du fonds en euros, options de gestion. Échange gratuit, en visio ou chez vous.

Quels sont les frais d'une assurance vie ?

Les frais d'entrée, ou frais sur versements : c'est un pourcentage retenu sur chaque somme versée, avant qu'elle soit investie. Avec 3 % de frais d'entrée, sur 10 000 € versés, seuls 9 700 € sont placés. Via le cabinet, de nombreux contrats sont proposés avec 0 % de frais d'entrée : tout votre versement est investi.
Les frais de gestion annuels : prélevés chaque année sur l'épargne, souvent un peu plus élevés sur les unités de compte que sur le fonds en euros. Ce sont eux qui pèsent le plus à long terme.
Les frais des supports : chaque fonds a ses propres frais courants, indiqués dans son DIC, qui s'ajoutent aux frais du contrat.
Les frais d'arbitrage et de gestion pilotée : souvent nuls ou réduits en ligne, ils varient selon les contrats et le mode de gestion.

Le relevé annuel adressé par l'assureur détaille les frais prélevés, et la loi Industrie verte a renforcé la transparence sur les frais. Comparer les frais à supports équivalents est l'un des moyens les plus sûrs d'améliorer la performance nette.

Comment récupérer l'argent d'une assurance vie ?

L'épargne n'est jamais bloquée : vous pouvez demander un rachat à tout moment, et l'assureur dispose de deux mois pour verser les fonds. Plusieurs formes existent :

Le rachat partiel : vous retirez une partie de l'épargne, le contrat reste ouvert et conserve son antériorité fiscale.
Les rachats partiels programmés : des retraits réguliers, mensuels ou trimestriels, pour compléter des revenus, par exemple à la retraite. Le capital diminue si les retraits dépassent la performance du contrat.
Le rachat total : vous récupérez toute l'épargne et le contrat est clôturé. Son antériorité fiscale et son intérêt pour la transmission sont alors perdus.

Seuls les gains sont imposés. Chaque rachat contient une part de capital versé, non imposable, et une part de gains, calculée au prorata. Sur un contrat de 100 000 € dont 25 000 € de gains, un rachat de 20 000 € contient 5 000 € de gains et 15 000 € de capital.

Quelle est la fiscalité des rachats en 2026 ?

L'imposition dépend de la date des versements et de l'ancienneté du contrat. Pour les versements effectués depuis le 27 septembre 2017, le prélèvement forfaitaire unique (PFU) s'applique, avec une option possible pour le barème progressif de l'impôt sur le revenu, globale pour l'ensemble des revenus du capital de l'année. Lors du rachat, l'assureur retient un acompte de 12,8 % (7,5 % après 8 ans), régularisé dans la déclaration de revenus.

Imposition des gains rachetés (versements depuis le 27/09/2017)

Avant 8 ans : 12,8 % d'impôt sur le revenu plus 17,2 % de prélèvements sociaux, soit 30 %, ou barème de l'impôt sur le revenu sur option.

Après 8 ans : abattement annuel de 4 600 € de gains (9 200 € pour un couple marié ou pacsé), puis 7,5 % d'impôt, et 12,8 % sur la seule fraction des gains liée aux versements nets au-delà de 150 000 € (tous contrats d'assurance vie et de capitalisation confondus), plus 17,2 % de prélèvements sociaux.

Prélèvements sociaux 2026 : la loi de financement de la Sécurité sociale pour 2026 porte les prélèvements sociaux à 18,6 % sur la plupart des revenus du capital, mais les produits d'assurance vie et de capitalisation restent à 17,2 %. Sur le fonds en euros, ils sont prélevés chaque année lors de l'inscription des intérêts ; sur les unités de compte, lors du rachat.

Tableau récapitulatif selon la date des versements

Durée du contrat au rachatVersements avant le 27/09/2017Versements depuis le 27/09/2017
Moins de 4 ans35 % ou barème de l'IR12,8 % ou barème de l'IR
De 4 à 8 ans15 % ou barème de l'IR12,8 % ou barème de l'IR
Plus de 8 ansAbattement de 4 600 € ou 9 200 €, puis 7,5 % ou barème de l'IRAbattement de 4 600 € ou 9 200 €, puis 7,5 %, et 12,8 % sur la fraction liée aux versements nets au-delà de 150 000 €, ou barème de l'IR

Règles en vigueur au 5 octobre 2026 (article 125-0 A du CGI). Prélèvements sociaux de 17,2 % en plus dans tous les cas. L'abattement de 4 600 € ou 9 200 € s'applique une fois par an, tous contrats confondus.

Exemple : rachat après 8 ans, personne seule
Situation30 000 € rachetésContrat de 120 000 € en unités de compte, dont 40 000 € de gains : le rachat contient 10 000 € de gains.
Impôt total2 125 €Impôt : (10 000 − 4 600) × 7,5 % = 405 €. Prélèvements sociaux : 10 000 × 17,2 % = 1 720 €.

Avec 9 200 € d'abattement, un couple soumis à imposition commune aurait payé 60 € d'impôt sur le revenu au lieu de 405 €. Les prélèvements sociaux, eux, ne bénéficient d'aucun abattement.

Comment fonctionne la sortie en rente viagère ?

Au lieu de racheter son capital, on peut le convertir en rente viagère : un revenu versé jusqu'au décès, quelle que soit la durée de vie. La conversion est en principe définitive : le capital n'est plus disponible ni transmissible, sauf options prévues au contrat.

Le montant de la rente dépend de la valeur du contrat au moment de la conversion, de l'âge du ou des bénéficiaires de la rente, des tables de mortalité et du taux technique de l'assureur, ainsi que des options choisies : réversion au conjoint (par exemple à 60 % ou 100 %), annuités garanties versées à des bénéficiaires en cas de décès prématuré.

Fiscalité de la rente viagère

La rente issue d'une assurance vie est une rente viagère à titre onéreux : seule une fraction est soumise à l'impôt sur le revenu, définitivement fixée selon l'âge du bénéficiaire lors de l'entrée en jouissance de la rente.

Âge lors du premier versement de la renteFraction imposable
Moins de 50 ans70 %
De 50 à 59 ans50 %
De 60 à 69 ans40 %
70 ans et plus30 %

Barème en vigueur au 5 octobre 2026 (article 158, 6 du CGI). La fraction imposable est soumise au barème de l'impôt sur le revenu et aux prélèvements sociaux.

À retenir : la rente apporte un revenu garanti à vie et une fiscalité allégée, mais le capital sort du patrimoine transmissible. Les rachats partiels programmés offrent plus de souplesse ; le choix se fait au cas par cas.

Qu'est-ce qu'une avance sur assurance vie ?

L'avance est un prêt consenti par l'assureur au souscripteur, garanti par l'épargne du contrat. L'argent reste investi et continue de produire, tandis que le souscripteur dispose de liquidités. En contrepartie, il paie des intérêts, à un taux fixé par l'assureur.

Avantages

  • Pas d'imposition : l'avance n'est pas un rachat
  • Antériorité fiscale du contrat conservée
  • Épargne toujours investie
  • Remboursement en une ou plusieurs fois, selon le contrat

Points de vigilance

  • Intérêts à payer, souvent proches du rendement du fonds en euros ou au-delà
  • Montant limité à une partie de la valeur de rachat, plus faible sur les unités de compte
  • Durée limitée, en général renouvelable
  • Requalification possible en rachat imposable si l'avance n'est jamais remboursée

L'administration fiscale peut en effet démontrer que, sous couvert d'avances, le souscripteur a voulu disposer définitivement de son épargne pour échapper à l'impôt : l'avance est alors traitée comme un rachat. En cas de décès avant remboursement, l'avance et ses intérêts sont déduits du capital versé aux bénéficiaires.

Comment une assurance vie se transmet-elle au décès ?

Au décès de l'assuré, le capital est versé aux bénéficiaires désignés dans la clause bénéficiaire, en dehors de la succession. La fiscalité dépend de l'âge de l'assuré au moment de chaque versement : avant ou après 70 ans.

La clause bénéficiaire

Elle désigne les personnes qui recevront le capital, dans l'ordre et les proportions choisis. Elle peut être modifiée à tout moment, sauf acceptation par le bénéficiaire. Une clause rédigée sur mesure permet de prévoir des bénéficiaires de second rang, de répartir le capital ou de le démembrer entre un usufruitier, souvent le conjoint, et des nus-propriétaires, souvent les enfants. Voir l'assurance vie et le démembrement de la clause bénéficiaire.

Versements avant 70 ans : article 990 I du CGI

Les capitaux issus des versements effectués avant les 70 ans de l'assuré, gains compris, sont soumis à un prélèvement spécifique, après un abattement de 152 500 € par bénéficiaire.

Part reçue par chaque bénéficiairePrélèvement
Jusqu'à 152 500 €Exonération
De 152 500 € à 852 500 €20 % (sur les 700 000 € suivants)
Au-delà de 852 500 €31,25 %

Barème en vigueur au 5 octobre 2026 (article 990 I du CGI), inchangé par la loi de finances pour 2026. Le seuil de 700 000 € s'apprécie après l'abattement de 152 500 €.

Exemple : un enfant reçoit 400 000 € issus de versements avant 70 ans
Part taxable247 500 €400 000 € − 152 500 € d'abattement.
Prélèvement49 500 €247 500 € × 20 %. Si les 400 000 € étaient partagés à parts égales entre deux enfants, chacun aurait son abattement : 2 × (200 000 − 152 500) × 20 % = 19 000 € au total.

Versements après 70 ans : article 757 B du CGI

Pour les primes versées après les 70 ans de l'assuré, un abattement global de 30 500 € s'applique, tous contrats et tous bénéficiaires confondus, partagé au prorata des primes taxables revenant à chacun. Au-delà, les primes sont soumises aux droits de succession selon le lien de parenté, après les abattements personnels éventuellement non utilisés par la succession (100 000 € pour un enfant). Les gains produits par ces versements sont exonérés.

Qui est exonéré ?

Le conjoint et le partenaire de PACS sont totalement exonérés, quel que soit l'âge des versements. Les frères et sœurs le sont aussi lorsqu'ils remplissent les conditions de l'article 796-0 ter du CGI : être célibataire, veuf, divorcé ou séparé de corps, âgé de plus de 50 ans ou infirme, et avoir vécu avec le défunt pendant les cinq années précédant le décès. Enfin, pour les contrats souscrits avant le 20 novembre 1991, les capitaux issus des primes versées avant le 13 octobre 1998 sont exonérés de tout prélèvement, et ceux issus des primes versées depuis relèvent de l'article 990 I quel que soit l'âge de l'assuré au versement : l'article 757 B ne s'y applique pas.

Les leviers de transmission
  • Verser avant 70 ans pour bénéficier de l'abattement de 152 500 € par bénéficiaire.
  • Désigner plusieurs bénéficiaires : chacun dispose de son propre abattement.
  • Continuer à verser après 70 ans si besoin : les gains futurs échappent aux droits.
  • Rédiger une clause adaptée à la situation familiale, et la relire à chaque événement de vie.

Pour une approche d'ensemble, voir notre page transmission de patrimoine.

Votre clause bénéficiaire est-elle à jour ?

Nous relisons votre clause et chiffrons la transmission de vos contrats selon votre situation familiale, puis vous proposons, si besoin, une rédaction adaptée.

Quels sont les risques et les garanties de l'assurance vie ?

1

Risque de perte en capital sur les unités de compte

Leur valeur évolue à la hausse comme à la baisse avec les marchés. Seul le fonds en euros garantit le capital.

2

Risque de liquidité de certains supports

Les supports immobiliers ou non cotés peuvent connaître des délais de cession. L'assureur peut alors prévoir des modalités particulières de rachat de ces supports, précisées dans les documents du contrat.

3

Risque lié à l'assureur

En cas de défaillance, le Fonds de garantie des assurances de personnes intervient jusqu'à 70 000 € par assuré et par assureur, tous contrats d'assurance vie confondus. En cas de menace grave pour le système financier, le Haut Conseil de stabilité financière peut aussi limiter temporairement les rachats (loi Sapin 2).

4

Risque fiscal

Les règles peuvent évoluer. Jusqu'ici, les réformes ont en général préservé l'antériorité des versements déjà effectués, sans garantie pour l'avenir.

Assurance vie, PER, PEA, contrat de capitalisation : quelles différences ?

Le PER : versements déductibles du revenu imposable, mais épargne bloquée jusqu'à la retraite, sauf cas de déblocage anticipé. Assurance vie ou PER.
Le PEA : réservé aux actions européennes, plafonné, avec une fiscalité avantageuse après 5 ans, mais sans cadre spécifique pour la transmission. PEA ou assurance vie.
Le contrat de capitalisation : même fiscalité des rachats, mais il ne se dénoue pas au décès et peut être donné ou transmis avec son antériorité. Il est utilisé par les particuliers comme par les sociétés. Le contrat de capitalisation.
Le contrat luxembourgeois : destiné en pratique aux patrimoines importants, il offre une protection renforcée des avoirs et une large ouverture de supports. Le contrat luxembourgeois.

Comment optimiser son assurance vie ?

✓
Ouvrir tôt pour prendre date : l'ancienneté fiscale court dès le premier versement, même modeste. Un contrat ouvert aujourd'hui aura 8 ans plus tôt qu'un contrat ouvert plus tard.
✓
Choisir un contrat de qualité : frais réduits, large choix de supports, fonds en euros solide, options de gestion. Voir les contrats d'assurance vie proposés par le cabinet.
✓
Diversifier selon son horizon : répartir entre fonds en euros et unités de compte selon son profil et la durée de placement. Voir l'allocation d'actifs.
✓
Verser régulièrement : des versements programmés lissent les points d'entrée sur les marchés.
✓
Utiliser l'abattement chaque année : après 8 ans, des rachats calibrés permettent de purger des gains dans la limite de l'abattement, puis de réinvestir.
✓
Moderniser un ancien contrat sans perdre son antériorité : la loi PACTE permet, si l'assureur l'accepte, de transformer un contrat en un autre contrat du même assureur comportant une part d'unités de compte ou d'eurocroissance. Voir le transfert d'assurance vie.

Les erreurs à éviter

  • Tout laisser sur le fonds en euros pour un horizon long, au risque d'un rendement inférieur à l'inflation.
  • Investir l'épargne de précaution en unités de compte alors qu'elle doit rester disponible et stable.
  • Négliger les frais, dont l'effet se cumule sur la durée.
  • Racheter en totalité sans nécessité, ce qui fait perdre l'antériorité fiscale.
  • Oublier la clause bénéficiaire après un mariage, une naissance ou un divorce.

Les contrats d'assurance vie proposés par le cabinet

Ces contrats français, sélectionnés pour leur architecture ouverte et leurs frais, sont proposés par le cabinet, souvent avec 0 % de frais d'entrée :

Contrats d'assurance vie proposés par Comment Bien Investir
HimaliaGenerali PatrimoineDécouvrir
Version Absolue 2SpiricaDécouvrir
Patrimoine Vie PlusSuravenirDécouvrir
Panthea VieNortiaDécouvrir
UNEP ÉvolutionUnepDécouvrir
Celebea VieGaranceDécouvrir

Le cabinet propose aussi Corum Life, contrat orienté vers les fonds de la gamme Corum. Pour les patrimoines importants, le contrat luxembourgeois fait l'objet d'une page dédiée.

Pourquoi ouvrir son assurance vie avec Comment Bien Investir ?

Un cabinet indépendant

Le cabinet est indépendant de tout groupe bancaire, assureur ou société de gestion : nous choisissons le contrat et les supports selon votre situation, pas selon une gamme maison.

Sans frais d'entrée sur de nombreux contrats

Les frais prélevés sur vos versements peuvent être ramenés à 0 % : toute votre épargne est investie.

Une vision d'ensemble

Fiscalité des rachats, clause bénéficiaire, articulation avec le PER ou l'immobilier : chaque recommandation tient compte de tout votre patrimoine.

Un suivi dans la durée

Point régulier, arbitrages quand un support décroche, mise à jour de la clause à chaque événement de vie.

Comment souscrire avec le cabinet ?

  1. Échange gratuit : en visio ou chez vous, pour cerner vos objectifs, votre horizon et votre situation.
  2. Recommandation écrite : choix du contrat, allocation, rédaction de la clause bénéficiaire, avec un rapport d'adéquation.
  3. Souscription : le plus souvent en signature électronique, avec les justificatifs demandés par l'assureur. Voir le processus de souscription.
  4. Suivi : points réguliers, arbitrages et adaptation du contrat à l'évolution de votre situation.

Questions fréquentes sur l'assurance vie

Qu'est-ce qu'une assurance vie ?

Une assurance vie est un contrat d'épargne régi par le Code des assurances, par lequel l'assureur s'engage à verser un capital ou une rente au souscripteur de son vivant, ou à des bénéficiaires désignés à son décès. Elle sert à la fois à faire fructifier une épargne à long terme, avec une fiscalité allégée après 8 ans, et à transmettre un capital hors succession. L'argent reste disponible à tout moment par un rachat.

Quelle est la fiscalité de l'assurance vie après 8 ans ?

Après 8 ans, seuls les gains contenus dans un rachat sont imposés, après un abattement annuel de 4 600 € pour une personne seule ou 9 200 € pour un couple marié ou pacsé. Au-delà, les gains sont taxés à 7,5 %, et à 12,8 % pour la seule fraction liée aux versements nets dépassant 150 000 € tous contrats confondus, sauf option pour le barème de l'impôt sur le revenu. Les prélèvements sociaux de 17,2 % s'ajoutent, ce taux étant maintenu en 2026 pour l'assurance vie.

Combien peut-on transmettre sans impôt avec une assurance vie ?

Pour les versements effectués avant les 70 ans de l'assuré, chaque bénéficiaire reçoit jusqu'à 152 500 € sans prélèvement, gains compris. Au-delà, le prélèvement est de 20 % jusqu'à 700 000 € taxables, soit 852 500 € reçus, puis de 31,25 %. Pour les versements effectués après 70 ans, un abattement global de 30 500 € s'applique aux primes, partagé entre les bénéficiaires, et les gains sont exonérés. Le conjoint et le partenaire de PACS sont totalement exonérés.

Quelle est la différence entre fonds en euros et unités de compte ?

Le fonds en euros garantit le capital, hors frais du contrat, et les intérêts déjà attribués, avec un rendement qui dépend de la gestion de l'assureur. Les unités de compte, comme les OPCVM, les ETF, les SCPI ou les fonds de private equity, ne sont pas garanties : l'assureur s'engage sur le nombre de parts, pas sur leur valeur, qui peut baisser. Elles offrent en contrepartie un potentiel de performance supérieur sur longue durée.

Qu'est-ce qu'une avance sur assurance vie ?

L'avance est un prêt consenti par l'assureur, dans la limite d'une partie de la valeur de rachat du contrat, contre le paiement d'intérêts. Elle n'est pas imposable car ce n'est pas un rachat, et l'épargne reste investie. L'administration peut toutefois la requalifier en rachat si elle n'est jamais remboursée et sert en réalité à disposer définitivement des fonds. Les conditions de taux, de durée et de montant varient selon les contrats.

Peut-on récupérer son argent avant 8 ans ?

Oui. L'assurance vie n'est pas bloquée : un rachat partiel ou total est possible à tout moment, et l'assureur dispose de deux mois pour verser les fonds. Avant 8 ans, les gains contenus dans le rachat sont imposés à 12,8 % plus 17,2 % de prélèvements sociaux, ou au barème de l'impôt sur le revenu sur option, pour les versements effectués depuis le 27 septembre 2017. Seule la part de gains est taxée, pas le capital versé.

Faut-il continuer à verser sur une assurance vie après 70 ans ?

Oui, dans bien des cas. Les primes versées après 70 ans ne bénéficient plus de l'abattement de 152 500 € par bénéficiaire, mais d'un abattement global de 30 500 €, au-delà duquel elles sont soumises aux droits de succession selon le lien de parenté. Les gains produits par ces versements restent en revanche totalement exonérés au décès. La fiscalité des rachats et la disponibilité de l'épargne restent les mêmes qu'avant 70 ans.

L'argent placé en assurance vie est-il protégé si l'assureur fait faillite ?

En cas de défaillance d'un assureur, le Fonds de garantie des assurances de personnes intervient dans la limite de 70 000 € par assuré et par assureur, tous contrats d'assurance vie confondus chez cet assureur. Les assureurs sont par ailleurs soumis à des exigences de solvabilité européennes, dont le respect est contrôlé par l'ACPR. Au-delà de ce plafond, répartir son épargne entre plusieurs assureurs limite le risque.

Peut-on changer d'assurance vie sans perdre son antériorité fiscale ?

Une assurance vie ne peut pas être transférée chez un autre assureur. Depuis la loi PACTE de 2019, il est en revanche possible de transformer un contrat en un autre contrat du même assureur sans perdre l'antériorité fiscale, à condition que l'assureur le propose et que le nouveau contrat investisse une partie de l'épargne en unités de compte ou en eurocroissance. Changer d'assureur suppose un rachat suivi d'une nouvelle souscription : les gains sont alors imposés et l'antériorité repart de zéro.

Faites le point sur votre assurance vie

Nous analysons votre contrat actuel ou vous proposons un contrat du cabinet, avec une allocation et une clause bénéficiaire adaptées. Échange gratuit, en visio ou chez vous.

Sources officielles

Article mis à jour le 5 octobre 2026. Les unités de compte présentent un risque de perte en capital : l'assureur s'engage sur le nombre de parts, pas sur leur valeur. Les performances passées ne préjugent pas des performances futures. La fiscalité dépend de la situation de chacun et peut évoluer. Avant tout investissement, prenez connaissance de la notice du contrat et du document d'informations clés de chaque support. Ce contenu est informatif et ne constitue pas un conseil personnalisé. Comment Bien Investir, SAS au RCS Nanterre 911 354 777, CIF ANACOFI-CIF E010271, ORIAS 22004462.

comment bien investir

Close Welcome Bar