COMMENT BIEN INVESTIR – Cabinet de gestion de patrimoine
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Private equity : comment investir dans le non-coté en 2026 ?
Fonctionnement, fonds accessibles aux particuliers (FCPR, FPCI, FCPI, FIP, ELTIF), fiscalité 2026, performances et risques
Par Benoît Richard, conseiller en gestion de patrimoine · Mis à jour le 13 octobre 2026
Qu'est-ce que le private equity ? C'est l'investissement dans des entreprises non cotées, le plus souvent au travers de fonds gérés par des professionnels. Un particulier y accède dès 1 000 € environ avec un FCPR, un FCPI, un FIP ou un ELTIF, ou en unités de compte dans une assurance vie ou un PER. Avec un FCPR fiscal conservé 5 ans, les plus-values échappent à l'impôt sur le revenu (seuls les prélèvements sociaux de 18,6 % restent dus en 2026), en contrepartie d'un capital bloqué plusieurs années et non garanti.
Sommaire
Qu'est-ce que le private equity ?
Le private equity, ou capital-investissement, consiste à apporter des capitaux à des entreprises non cotées pour financer leur création, leur développement, leur transmission ou leur redressement. L'investisseur devient actionnaire, directement ou, le plus souvent, au travers d'un fonds confié à une société de gestion agréée par l'AMF.
Les fonds se distinguent selon le public visé, le montant d'entrée, les règles d'investissement et la fiscalité : FCPR, FPCI, FCPI et FIP, ELTIF ou encore fonds evergreen. Le private equity fait partie des actifs dits « privés », aux côtés de la dette privée et des fonds d'infrastructures.
- Économie réelle : financement direct de PME et d'ETI, en France et en Europe
- Ticket d'entrée : à partir de 1 000 € environ pour de nombreux fonds ouverts aux particuliers
- Gestion professionnelle : sélection, accompagnement puis revente des participations par l'équipe de gestion
- Diversification : un fonds détient en général de 15 à 30 participations
- Horizon long : capital bloqué plusieurs années, sans garantie
Comment fonctionne le private equity ?
Un fonds de private equity suit un cycle en trois temps. La société de gestion collecte l'argent des investisseurs, institutionnels et particuliers, puis l'investit dans des sociétés non cotées : PME, ETI ou start-up. Elle accompagne ensuite ces entreprises pendant trois à sept ans en moyenne avant de céder ses participations.
- Levée et période d'investissement : le fonds sélectionne les entreprises après une analyse approfondie (marché, équipe dirigeante, finances, potentiel de création de valeur).
- Accompagnement : la société de gestion siège souvent au conseil, aide à la croissance externe, au recrutement, à la structuration financière.
- Sortie : cession à un industriel, à un autre fonds, introduction en bourse ou rachat par les dirigeants.
- Distribution et liquidation : le produit des cessions est reversé aux porteurs de parts jusqu'à la clôture du fonds.
Les fonds fermés fonctionnent ainsi sur une durée fixée à l'avance. Les fonds evergreen, eux, sont ouverts en continu et réinvestissent le produit des cessions, ce qui permet des rachats périodiques, dans certaines limites.
Les acteurs du capital-investissement
Les sociétés de gestion (les « general partners ») structurent les fonds, choisissent les entreprises et pilotent les sorties. Elles sont agréées et contrôlées par l'AMF.
Les investisseurs (les « limited partners ») apportent les capitaux : assureurs, banques, caisses de retraite, family offices et, de plus en plus, particuliers via les FCPR, FCPI, FIP, ELTIF ou les unités de compte.
Les entreprises cibles, non cotées, cherchent des fonds propres et un actionnaire capable de les accompagner dans une étape de leur développement.
Quels sont les risques et les bénéfices du private equity ?
- Potentiel de performance sur longue période, historiquement supérieur aux actions cotées françaises en moyenne (voir les chiffres plus bas)
- Diversification vers des entreprises absentes de la bourse
- Fiscalité avantageuse selon le fonds et l'enveloppe
- Sens : financement concret de l'économie
- Perte en capital : aucune garantie, une entreprise peut échouer
- Illiquidité : capital bloqué pendant la vie du fonds, souvent 7 à 10 ans, parfois plus
- Valorisation estimée, non cotée en continu
- Frais plus élevés que sur les fonds cotés, et forte dispersion des résultats entre fonds
Le private equity ne doit représenter qu'une fraction de votre patrimoine financier, définie selon votre horizon, votre épargne de précaution et votre tolérance au risque. Diversifier entre plusieurs fonds et plusieurs millésimes réduit le risque.
Quelles sont les stratégies de private equity ?
Capital-risque (venture capital)
Financement de start-up innovantes, pas encore rentables : potentiel élevé, risque élevé.
Capital-développement
Entreprises déjà rentables qui veulent accélérer : nouveaux marchés, acquisitions, international.
Capital-transmission (LBO)
Rachat d'une entreprise, souvent avec de la dette, lors d'un départ du dirigeant ou d'une réorganisation du capital.
Capital-retournement
Sociétés en difficulté dont le fonds organise le redressement : stratégie la plus spécialisée.
Chaque fonds combine ces stratégies selon sa spécialité (secteur, taille d'entreprise, zone géographique). Un portefeuille équilibré mélange souvent capital-développement et transmission, plus réguliers, avec une part plus réduite de capital-risque. Les fonds secondaires, qui rachètent des parts d'autres fonds, et les fonds de fonds permettent de diversifier davantage.
Quelle fiscalité pour le private equity en 2026 ?
La fiscalité dépend du véhicule et de l'enveloppe utilisés. Depuis 2026, la hausse de la CSG porte les prélèvements sociaux à 18,6 % sur les plus-values mobilières (le PFU passe à 31,4 %), alors que l'assurance vie et le contrat de capitalisation restent à 17,2 %.
FCPR et FPCI fiscaux : exonération d'impôt sur le revenu
Un FCPR ou un FPCI qui respecte les quotas de l'article 163 quinquies B du CGI ouvre droit à l'exonération d'impôt sur le revenu des distributions et des plus-values, à condition de conserver les parts au moins 5 ans, de réinvestir les distributions dans le fonds pendant cette période et de respecter des limites de détention. Les prélèvements sociaux restent dus.
FCPI et FIP : une réduction d'impôt recentrée en 2026
Depuis la loi de finances pour 2026, seuls les FCPI investis en jeunes entreprises innovantes (dispositif IR-JEI) et les FIP Corse et outre-mer ouvrent encore droit à une réduction d'impôt sur le revenu, jusqu'à 30 % des versements selon le fonds. Les FCPI et FIP classiques n'y donnent plus droit. Détails dans notre guide JEI, JEC, JEIR et FCPI JEI et notre sélection de fonds de réduction d'impôt.
Assurance vie, capitalisation et PER
Logé en unités de compte, le private equity suit la fiscalité de l'enveloppe : celle de l'assurance vie (abattements après 8 ans, transmission hors succession dans les limites légales) ou celle du PER, dont les versements sont déductibles du revenu imposable. Voir aussi le FCPR en assurance vie.
| Véhicule | Impôt sur le revenu | Prélèvements sociaux | Total |
|---|---|---|---|
| FCPR ou FPCI fiscal, parts gardées 5 ans | 0 % | 18,6 % | 18,6 % |
| PEA, après 5 ans | 0 % | 18,6 % | 18,6 % |
| Compte-titres (PFU) | 12,8 % | 18,6 % | 31,4 % |
| Assurance vie, rachat avant 8 ans | 12,8 % | 17,2 % | 30 % |
| Assurance vie, après 8 ans, primes jusqu'à 150 000 € | 7,5 % après abattement | 17,2 % | 24,7 % |
| Apport-cession 150-0 B ter | Report d'imposition | Report d'imposition | Selon la sortie du report |
Taux applicables aux gains réalisés en 2026. Assurance vie : primes versées depuis le 27/09/2017, abattement annuel de 4 600 € (9 200 € pour un couple) après 8 ans. Option possible pour le barème progressif.
L'apport-cession 150-0 B ter : le levier des chefs d'entreprise
L'article 150-0 B ter du CGI concerne le dirigeant qui apporte les titres de sa société à une holding qu'il contrôle : la plus-value d'apport est placée en report d'imposition. Si la holding revend les titres dans les 3 ans suivant l'apport, le report est maintenu à condition de réinvestir une partie du prix dans des activités économiques éligibles.
- Seuil de réinvestissement : 70 % du prix de cession pour les cessions réalisées depuis le 21 février 2026 (60 % auparavant)
- Délai : 3 ans à compter de la cession (2 ans auparavant)
- Fonds éligibles : FCPR, FPCI, SCR ou sociétés de libre partenariat respectant un quota renforcé d'entreprises éligibles
- Conservation : 5 ans pour les actifs réinvestis
- Sortie du report : imposition notamment lors de la cession des titres de la holding ; le décès met fin au report sans imposition
Le réinvestissement ne rend pas la plus-value exonérée : il maintient le report. Les conditions (éligibilité des fonds, délais, quotas, conservation) sont strictes et un manquement fait tomber le report. L'opération se prépare avec votre expert-comptable ou votre avocat fiscaliste. Voir aussi notre page gestion de patrimoine du chef d'entreprise.
Comment investir en private equity en tant que particulier ?
Le private equity n'est plus réservé aux institutionnels. Plusieurs portes d'entrée existent, avec des montants et des contraintes différents.
FCPR grand public
Agréé par l'AMF, au moins 50 % de titres non cotés. Souvent accessible dès 1 000 à 5 000 €. Exonération d'impôt sur le revenu des plus-values après 5 ans si le fonds est fiscal.
FCPI JEI et FIP Corse ou outre-mer
Réduction d'impôt jusqu'à 30 % selon le fonds en 2026, en plus de l'exonération des plus-values. Durée de blocage souvent de 7 à 10 ans.
FPCI
Fonds professionnel, réservé aux investisseurs avertis : 100 000 € en règle générale, 30 000 € sous conditions. Univers d'investissement plus large.
ELTIF
Fonds européen d'investissement à long terme, plus largement ouvert aux particuliers depuis la réforme ELTIF 2.0 de 2024, parfois logé en assurance vie.
Unités de compte
FCPR, fonds evergreen ou ELTIF dans une assurance vie, un contrat de capitalisation ou un PER : le non-coté profite de la fiscalité de l'enveloppe.
Club deal
Investissement à plusieurs dans une opération identifiée. Tickets plus élevés, réservé aux investisseurs avertis.
La loi Industrie verte a par ailleurs renforcé la place du non-coté dans l'assurance vie et le PER, notamment en gestion pilotée.
Quels fonds de private equity correspondent à votre situation ?
Le rôle du conseiller
Nous sélectionnons les sociétés de gestion et les fonds (historique des millésimes précédents, équipe, frais, liquidité, quotas fiscaux), vérifions l'adéquation avec votre profil de risque, votre horizon et votre fiscalité, puis répartissons les souscriptions entre plusieurs fonds et millésimes. La souscription se fait à distance, et nous assurons le suivi des valorisations et des distributions.
Comparatif des fonds de private equity : FCPR, FPCI, FCPI, FIP, ELTIF
| Véhicule | Principe | Pour qui | Liquidité | Fiscalité |
|---|---|---|---|---|
| FCPR | Fonds agréé AMF, au moins 50 % de non-coté | Particuliers et professionnels | Faible, fonds fermé en général | Exonération d'IR des plus-values après 5 ans si fonds fiscal |
| FPCI | Fonds professionnel déclaré à l'AMF, règles souples | Investisseurs avertis, 100 000 € (30 000 € sous conditions) | Faible, souvent 8 à 10 ans | Exonération d'IR des plus-values si fonds fiscal |
| FCPI JEI | FCPI investi en jeunes entreprises innovantes | Particuliers | Faible, souvent 7 à 10 ans | Réduction d'IR jusqu'à 30 % selon le fonds, plus exonération des plus-values |
| FIP Corse et FIP outre-mer | PME de Corse ou des départements d'outre-mer | Particuliers | Faible, souvent 7 à 10 ans | Réduction d'IR jusqu'à 30 %, plus exonération des plus-values |
| ELTIF | Fonds européen de long terme (non-coté, infrastructures, dette privée) | Particuliers et professionnels | Faible à moyenne selon le fonds | Selon le fonds et l'enveloppe |
| Fonds evergreen | Fonds ouvert en continu, réinvestissement des cessions | Particuliers, souvent en unités de compte | Rachats périodiques, plafonnables | Celle de l'enveloppe |
| FPS | Fonds professionnel multi-actifs (non-coté, immobilier, dette) | Investisseurs avertis | Faible | Selon le fonds et l'enveloppe |
| SCR | Société de capital-risque investie en titres non cotés | Particuliers et professionnels | Faible à moyenne | Exonération d'IR des plus-values sous conditions de conservation |
| Club deal | Regroupement d'investisseurs autour d'une opération | Investisseurs avertis | Très faible | Selon la structure |
IR : impôt sur le revenu. Les prélèvements sociaux restent dus sur les plus-values exonérées d'IR. Durées indicatives, à vérifier dans le règlement de chaque fonds.
Le marché du private equity en France : chiffres 2025 et performances
- 36,4 milliards d'euros investis en 2025, stable sur un an (−1 %)
- 2 904 entreprises et projets d'infrastructure financés
- 42,9 milliards d'euros levés par les fonds, en hausse de 10 %
- 14,0 milliards d'euros de cessions au prix de revient, en hausse de 9 % en valeur
| Horizon | TRI net annuel | Multiple |
|---|---|---|
| 5 ans (2020-2025) | 9,2 % | 1,28 |
| 10 ans (2015-2025) | 10,7 % | 1,41 |
| Depuis l'origine (1987-2025) | 10,8 % | 1,48 |
Étude portant sur 1 417 fonds matures. Sur 10 ans, à méthode comparable, le CAC 40 affiche 9,5 % par an. Performances passées et moyennes du marché : elles ne préjugent pas des performances futures et les écarts entre fonds sont importants.
Tendances
- Sorties plus lentes : les durées de détention s'allongent et les fonds de continuation se développent
- Ouverture aux particuliers : fonds evergreen, ELTIF et unités de compte non cotées en assurance vie et PER
- Sélectivité : les gérants doivent démontrer une création de valeur opérationnelle, au-delà de l'effet de levier
- Innovation : le recentrage de la réduction d'impôt sur les jeunes entreprises innovantes oriente l'épargne défiscalisée vers le capital-risque
Faut-il investir en private equity ?
Le private equity permet de diversifier un patrimoine vers des entreprises non cotées, avec un potentiel de performance intéressant sur longue période et, selon le véhicule, une fiscalité avantageuse. En contrepartie, le capital est bloqué plusieurs années et non garanti.
- Horizon de placement d'au moins 7 à 10 ans pour un fonds fermé
- Risque de perte en capital et dispersion importante entre fonds
- FCPR fiscal : plus-values exonérées d'IR après 5 ans, prélèvements sociaux de 18,6 % dus
- Réduction d'impôt 2026 limitée aux FCPI JEI et aux FIP Corse et outre-mer
- Diversification entre plusieurs fonds et millésimes, dans une part limitée du patrimoine
Questions fréquentes sur le private equity
Qu'est-ce que le private equity ?
Le private equity, ou capital-investissement, consiste à investir dans des entreprises non cotées pour financer leur création, leur croissance ou leur transmission. Les particuliers y accèdent surtout par des fonds spécialisés (FCPR, FPCI, FCPI, FIP, ELTIF), en direct ou en unités de compte d'assurance vie et de PER. En 2025, les fonds français ont investi 36,4 milliards d'euros dans 2 904 entreprises et projets d'infrastructure, selon France Invest.
Quels sont les avantages fiscaux du private equity en 2026 ?
Avec un FCPR ou un FPCI dit fiscal, les plus-values sont exonérées d'impôt sur le revenu si les parts sont conservées au moins 5 ans et les distributions réinvesties pendant cette période ; seuls les prélèvements sociaux de 18,6 % restent dus. En 2026, la réduction d'impôt sur le revenu, jusqu'à 30 % selon le fonds, ne concerne plus que les FCPI investis en jeunes entreprises innovantes et les FIP Corse et outre-mer.
Comment investir en private equity en tant que particulier ?
Les particuliers peuvent souscrire des FCPR, FCPI, FIP ou ELTIF, souvent à partir de 1 000 à 5 000 €, ou loger des fonds de private equity en unités de compte dans une assurance vie, un contrat de capitalisation ou un PER. Les FPCI sont réservés aux investisseurs avertis, avec en règle générale 100 000 € minimum.
Quel est le montant minimum pour investir en private equity ?
Il varie selon le véhicule : environ 1 000 € pour de nombreux FCPI et FIP, de 1 000 à 10 000 € pour les FCPR grand public selon les fonds, quelques centaines d'euros pour certaines unités de compte en assurance vie, et 100 000 € en règle générale pour un FPCI, ou 30 000 € sous conditions prévues par le règlement général de l'AMF.
Combien de temps l'argent est-il bloqué en private equity ?
Un fonds fermé dure en général de 7 à 10 ans, parfois davantage avec les prorogations prévues au règlement. Les avantages fiscaux supposent une conservation d'au moins 5 ans. Les fonds evergreen, logés notamment en assurance vie, offrent une liquidité périodique, qui peut toutefois être limitée ou suspendue.
Quelle est la différence entre FCPR et FPCI ?
Le FCPR est agréé par l'AMF et ouvert aux particuliers ; il doit investir au moins 50 % de son actif en titres non cotés. Le FPCI est un fonds professionnel, simplement déclaré à l'AMF, avec des règles d'investissement plus souples et un accès réservé aux investisseurs professionnels ou avertis. Les deux peuvent ouvrir droit à l'exonération d'impôt sur le revenu des plus-values s'ils respectent les quotas fiscaux.
Peut-on investir en private equity via une assurance vie ou un PER ?
Oui. De nombreux contrats d'assurance vie, de capitalisation et PER référencent des FCPR, des fonds evergreen ou des ELTIF en unités de compte. Les gains suivent alors la fiscalité de l'enveloppe, et la loi Industrie verte a renforcé la place du non-coté dans la gestion pilotée. Le capital investi en unités de compte n'est pas garanti.
Quel rendement espérer en private equity ?
Aucun rendement n'est garanti. À titre de repère, l'étude France Invest et EY publiée en juin 2026 mesure un TRI net de 10,7 % par an sur 10 ans à fin 2025 pour le capital-investissement français, contre 9,5 % pour le CAC 40 calculé selon la même méthode. Ces chiffres sont des moyennes passées : les écarts entre fonds sont importants et une perte en capital est possible.
Qu'est-ce que le dispositif 150-0 B ter pour le private equity ?
L'article 150-0 B ter du CGI place en report d'imposition la plus-value d'un dirigeant qui apporte ses titres à une holding qu'il contrôle. Si la holding vend ces titres dans les 3 ans de l'apport, elle doit réinvestir au moins 70 % du prix de cession dans un délai de 3 ans pour les cessions réalisées depuis le 21 février 2026 (60 % en 2 ans auparavant), par exemple en fonds de capital-investissement éligibles conservés 5 ans. Le report prend fin notamment à la cession des titres de la holding ; il s'éteint sans imposition au décès.
Investir en private equity avec un conseiller
Échange gratuit
30 minutes, sans engagement
Par téléphone ou en visio
Téléphone
Avertissement
- Le private equity présente un risque de perte en capital et une liquidité réduite : les sommes peuvent rester bloquées pendant toute la durée de vie du fonds, prorogations comprises.
- Les performances passées ne préjugent pas des performances futures. Les avantages fiscaux dépendent de la situation de chacun, du respect des conditions de conservation et des quotas du fonds, et peuvent évoluer.
- Consultez le DIC et le règlement du fonds avant toute souscription.
Comment Bien Investir, ORIAS n° 22004462, membre de l'ANACOFI-CIF n° E010271.
Sources
- France Invest, activité du capital-investissement français en 2025 (mars 2026)
- France Invest et EY, performance nette à fin 2025 (juin 2026)
- Loi n° 2026-103 du 19 février 2026 de finances pour 2026, Légifrance
- Code général des impôts : articles 150-0 B ter, 163 quinquies B, 199 terdecies-0 A et 199 terdecies-0 A bis
- Règlement général de l'AMF, article 423-49 (souscription des FPCI)
* Pour un FCPR ou un FPCI fiscal, sous réserve de conserver les parts 5 ans, de réinvestir les distributions pendant cette période et de respecter les limites de détention ; prélèvements sociaux de 18,6 % dus.