Quelles sont les alternatives au fonds en euros ? Réponse et analyse

Les rendements des fonds en euros, depuis quelques années baissent et continuent inexorablement leur chute. Nous avons déjà évoqué le sujet sur ce site (lire : pourquoi le rendement du fonds en euros baisse). Mais à ce jour, quelles sont réellement les alternatives aux fonds en euros ? Peut-on substituer celui-ci par une autre solution voir de le remplacer ?

En d’autres termes, quelles sont les solutions d’investissement qui permettent aujourd’hui de garder un rendement motivant (d’au moins 2,5 voire 3 %) tout en sécurisant au maximum (voire garantir) votre épargne… 

Evidemment, selon les cas, l’allocation ne sera pas la même. Cela va dépendre de paramètres personnalisés tels l’horizon de placement, votre appétence au risque etc… 

Le cadre des solutions listées dans cette article est simple et permet de maximiser le rendement et minimiser la volatilité. Ils sont pour la plupart non garantis (comme c’est le cas pour le fonds en euros) mais sécuritaires. Par ces solutions, nous pouvons qualifier assez facilement le risque pris. Vous pouvez nous contacter gratuitement pour en savoir plus ! 

Les caractéristiques du fonds en euros

Avant de lister les solutions, arrêtons-nous sur ce qui caractérise le fonds en euro. Si celui-ci a énormément de succès depuis toujours, c’est grâce à sa configuration particulière. Il peut être caractérisé par ces éléments : 

  • la liquidité (vous récupérez vos fonds à n’importe quel moment),
  • sa garantie pour l’épargnant, au sens où c’est qui porte le risque.
  • Ses rendements générés sont capitalisés. Ils sont donc totalement sécurisés une fois distribués sur le fonds en euros.

C’est assez simple, rien ne canalise cette “typologie d’actifs”. Il est admis que tout actif est éligible au sein d’un fonds. 

Mais puisque c’est l’assureur qui porte le risque, il va minimiser ce dernier au sein de ses investissements et donc y loger des actifs moins volatiles. De plus, le fonds est liquide, il doit donc minimiser son risque pour ne pas entamer ses fonds propres et ainsi pouvoir satisfaire ses clients à n’importe quel moment si ces derniers désirent récupérer leur argent. 

Les actifs que l’on y retrouve majoritairement sont des OAT (Obligations Assimilés au Trésor). Des obligations d’Etat qui ne rémunèrent pas, voire qui disposent d’un rendement négatif. Les banques sont « prises au pièges » de ces taux bas et l’épargnant ne se retrouve plus dans un système censé les faire épargner tout en sécurisant leur argent.

Une remise en cause du système actuel

A la différence par exemple des Etats Unis où la culture financière est plus développée, où les épargnants souscrivent en proportion beaucoup plus fortement dans les sociétés, l’Etat Français “providence” a encadré l’épargne des Français. La politique de taux bas a engendré cette nouvelle de marché spéciale.

Plusieurs éléments doivent être mis en exergue avant de faire un choix !

La qualification du risque

Comme évoqué, le fonds en euros a cette particularité de faire bénéficier d’un rendement tout en garantissant le capital. Les éléments que nous abordons ici ne sont pas de même nature. Il faut donc “absorber” le risque en complétant un fonds en euros ou en le substituant à une autre solution. Contactez-nous gratuitement afin de bénéficier d’une solution adaptée !
 

L’inflation

Important : Il est également tout de même intelligent de comparer des choses dans leur ensemble. Tout rendement (et baisse de rendement) doit être confronté à l’inflation de la période. En effet, vous gagnerez factuellement plus d’argent avec un rendement de 2 % et une inflation de 0,5 plutôt que 4 avec une inflation de 3 %….

Les frais du contrat d’assurance vie et de la solution choisie

Il faut tout de même regarder les frais à payer au sein de votre contrat d’assurance vie (ou contrat de capitalisation ou Luxembourgeois). Les droits d’entrée doivent être amorti sur la durée. Mais là encore, des droits d’entrée à 2 % pour un rendement à 1,5 % risquent d’impacter le rendement net pendant une certaine période… Cela risque d’être long pour gagner de l’argent surtout quand on le confronte justement à l’inflation et aux taux bas actuels. 

La qualité du contrat

Par rapport aux banques, les contrats d’assurance vie avec lesquels nous travaillons en gestion privée sont en architecture ouverte. Nous avons donc la possibilité d’allouer votre argent sur des fonds plus qualitatifs et de pouvoir arbitrer dans le temps si besoin vers des solutions les plus adaptées. C’est l’élément le plus important. 

Les solutions alternatives au fonds en euros

  • Le fonds en euros général plus une partie en unités de compte : la solution classique,
  • Les fonds euros boostés que vous retrouvez notamment dans cet article et qui sont conditionnés par une poche d’UC (Unités de Compte),
  • Les fonds eurocroissance,
  • Les actifs généraux,
  • Les OPCVM monétaires courtermistes,
  • Les Fonds immobiliers non côtés telles les SCP, SCI, SCPI…

Contactez-nous gratuitement afin d’avoir une proposition adaptée à vous et vos attentes et être bien accompagné par un professionnel de la gestion de patrimoine.

Les fonds en euros en 2021 : vous retrouverez une liste large des fonds en euros sur le marché. Certains de ses fonds sont éligibles à 100 % et certains demandent au sein de leurs contrats d’assurance vie d’investir une proportion plus ou moins importante dans un fonds en euro.

Les alternatives au fonds en euros

I. Les solutions traditionnelles

Il est clair qu’aujourd’hui, si vous souhaitez revivre les rendements du fonds en euros d’il y a 5 ans, vous êtes dans l’obligation de rechercher des solutions de diversification. Des adaptations sont possibles : encore faut-il qu’elles correspondent à votre profil et à la durée pendant laquelle vous pouvez placer votre argent.

Voici les possibilités les plus fréquentes qui sont utilisées pour sinon diversifier, compenser les fonds en euros et leurs inaptitudes actuelles. 

1. Le fonds eurocroissance (ou euro-croissance)

Vous trouverez une présentation sur ce lien. C’est une des réponses précises des banques au sujet du fonds en euros et des rendements particulièrement bas.

Cette solution a eu des difficultés dans un premier temps. Depuis la loi PACS, c’est une solution disposant d’un plus grand succès. 

Originellement, l’idée est simple et repose sur une durée pendant laquelle le fonds n’est pas garanti pour permettre à l’assureur de rechercher une meilleure rentabilité. Cette solution est liquide. En d’autres termes, vous pouvez récupérer votre argent à n’importe quel moment.  

Pour en savoir plus : fonctionnement du fonds eurocroissance

2. L’actif général

Le principe sur son fonctionnement reste le même que pour le fonds en euros : la liquidité, l’effet cliquet des intérêts perçus y est la même. Par l’actif général, il faut ici qualifier le risque en des proportions plus restreintes. La prise de risque n’est plus nulle et portée essentiellement par l’assureur. La garantie historique à 100 % n’est donc plus de mise. Elle reste toutefois très importante.

Sur du long terme, il est probable que le rendement en sera boosté. En revanche, une personne qui recherche les rendements antérieurs peut être déçue surtout si on lui dit que le capital n’est plus garanti à 100 % (ce qui reste tout à fait honorable).

Nous sommes assez peu convaincus par cette solution qui lésine partiellement sur la garantie pour pouvoir gonfler légèrement le rendement…

II. Alternatives au fonds en euros : : les solutions (fonds) immobilières

Ils sont de plusieurs formes. On trouve surtout des SCPI ou des SCI et parfois des SCP. Bien évidemment, par le fonctionnement de l’assurance vie, il y a un rendement minoré : la rémunération de l’assureur, l'”amortissement” des frais d’acquisition, les droits (frais) d’entrée… A contrario, les SCPI sont plus liquides et elles bénéficient de la fiscalité propre à l’assurance vie.

Deux choses à savoir : Les parts de SCPI appartiennent à l’assureur mais vous détenez évidemment la valeur.

Il est important de regarder le fonctionnement des SCPI dans les statuts de l’assurance vie. Cela peut beaucoup différer. L’éligibilité des fonds, l’architecture du contrat et donc les possibilités dans le cadre de l’arbitrage.

1. Les SCPI (Sociétés Civiles de Placement Immobilier)

Concernant les Sociétés Civiles de Placement Immobilier, vous retrouverez sur le site des pages entières sur leur fonctionnement et leurs particularités… Lorsqu’une SCPI “se retrouve” dans un contrat d’assurance vie, seule la forme de sa détention va changer. Cela imposera évidemment un fonctionnement bien différent. En effet, on trouve chez les assureurs, différentes spécificités dues aux contrats :

En voici les principales :

Rare sont les assurances vie qui proposent d’investir à 100 % en immobilier. 

Parfois, il faut racheter la totalité des fonds financiers avant de pouvoir « arbitrer » les SCPI. 

Les frais peuvent beaucoup varier suivant l’assurance vie :

  • Des droits d’entrée plus ou moins élevés
  • Des frais de gestion plus ou moins importants
  • Une distribution des revenus pas forcément de 100 %. On le retrouve notamment à 85 %.
Rendement pouvant aller de 1 à 5 % environ.
 

Il existe également d’autres catégories :

2. Les SCI (Sociétés Civiles Immobilières)

Nous parlons ici des Sociétés Civiles Immobilières éligibles aux contrats d’assurance vie. Par rapport aux SCPI, les SCI disposent d’une réglementation moins “rigide” puisque pouvant accéder à une plus grande diversité typologique. En d’autres termes, dans une SCI, on peut y trouver de l’immobilier en direct, des SCPI, des OPCI ou des foncières. Dans les faits, il y a un rendement plus volatile mais sur du long terme, celui-ci est régulièrement plus important que dans des SCPI. 

Il y a également plus de souplesse et généralement moins de frais.

Rendement annuel pouvant aller environ de 0 à 6 %

3. Les OPCI

C’est un placement hybride puisque potentiellement l’allocation d’un OPCI peut être partiellement composé de produits financiers (OPCVM). Ainsi, un arbitrage est effectué par le gestionnaire qui prend des positions opportunistes en fonction de la conjoncture.

Contrairement aux SCPI voire aux SCI, les OPCI sont plus volatiles. Sur le long terme, si la qualité de la gestion est au rendez-vous, le rendement est plus important que sur des solutions purement immobilières. Vous trouverez plus d’explications sur cette page.

Rendement annuellement pouvant être négatif et aller jusqu’à 7 % environ

III. Alternatives au fonds en euros : les solutions “non immobilières”

L’allocation d’actifs : choisir selon son profil investisseur

Le fonds en euro général couplé avec des unités de compte est une solution classique, presque habituelle. 

Il permet de sécuriser au maximum votre épargne et d’ “aller chercher” plus de rendement avec des Unités de Compte en actions ou en immobilier. Vous retrouverez plus de détails sur les OPCVM dans cet article.

1. Les Unités de Compte (UC) – les OPCVM

Il existe un éventail de possibilités très larges et notamment suivant votre appétence au risque. Même pour des personnes réfractaires à la volatilité, un pourcentage congru, même faible, sur une durée longue permet de générer un rendement plus important. La durée sur des valeurs diversifiées va donc permettre de lisser la volatilité. 

Les OPCVM permettent de mutualiser les risques. Il faut par ailleurs avoir le bon conseil pour optimiser votre placement. Pour en savoir plus, n’hésitez-pas à nous contacter. Vous pouvez par ailleurs lire cet article sur le site.

Une solution traditionnelle

C’est traditionnellement, les actifs qui composent le plus les assurances vie après le fonds en euros.

Vous retrouverez sur le DIC des produits financiers l’échelle de risque. En effet, l’AMF a créé celle-ci pour qualifier le risque pris. Sur un axe de 1 à 7, cela permet de “chiffrer” potentiellement le risque d’un OPCVM. Cela ne reste toutefois qu’un indicateur mais ça a le mérite d’exister.

Une solution dirigée vers le rendement 

Cette solution est bien entendue dans le cadre d’une personne averse au risque à coupler avec un fonds en euros, un fonds eurocroissance voire un fonds immobilier non coté. 

Le rendement annuel peut être négatif. Il peut aussi être supérieur à 20 % annuellement. Evidemment, si l’objectif est de compléter ou compenser le fonds en euro, le rendement souhaité n’ira pas au-delà de 6 % ou 7 % (sauf très marginalement).

20 à 25 % de l’allocations sur des OPCVM (FCP et SICAV) va permettre de générer un rendement lissé autour de 4 à 5 % (tout dépend de paramètres divers). 

Par rapport aux fonds immobiliers 

Contrairement aux solutions immobilières adossées à des actifs tangibles et dont le rendement est lié à la redistribution partielle des loyers, la typologie est bien entendue totalement différente puisque majoritairement composée d’actions, plus risquées, plus volatiles. Cela étant dit, et c’est plus le cas pour les OPCVM (par rapport aux SCPI), le risque qualifié va beaucoup varier entre un Fonds commun de placement et un autre. Sa composition est en effet bien variante suivant les sociétés qui la composent, sa stratégie etc.. 

2. Les ETF

Il s’agit de répliquer une tendance, c’est-à-dire suivre un indice ou un panier d’actions. En d’autres termes, c’est un placement long terme qui va générer une croissance intéressante et lisser la volatilité due aux aléas économiques.

Les avantages par rapport aux autres solutions de l’assurance vie :

Les ETF sont bien évidemment plus performants sur du long terme que les fonds en euros. Même si la structure de cette solution consiste à répliquer un indice, la volatilité et le risque en est plus important.

Par rapport aux OPCVM, il y a surtout moins de frais car les arbitrages sont “robotisés”. C’est un peu comme si vous investissiez sur un ensemble de valeurs, un indice (par exemple le CAC 40) grâce à une seule valeur.  Vous retrouverez plus d’éléments ici

L’horizon de placement doit comme sur les OPCVM être long (plus de 5 ans). 

Alternatives aux fonds en euros : bilan

Il existe comme nous l’avons vu une pluralité de solutions permettant de compenser les rendements bas des fonds en euros. Le schéma constaté antérieurement consistant à déposer son argent sur un fonds en euros n’est plus adapté à notre période dont les taux directeurs sont historiquement bas. 

Suivant votre patrimoine, vos revenus, votre profil de risque, il faut aujourd’hui aborder l’épargne sous un prisme différent. Il est aisé de maintenir votre risque à moyen/long terme dans des proportions satisfaisantes. Plusieurs solutions mènent à un rendement supérieur à 3 % en minimisant la volatilité. 

L’allocation doit également dépendre de la conjoncture économique, politique… 

Contactez-nous gratuitement afin d’avoir une proposition adaptée. Vous pourrez être bien suivi et comparer avec votre banque ou votre Conseiller habituel. 

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