Connaître les bénéficiaires d’une assurance vie ?

COMMENT BIEN INVESTIR – Cabinet de gestion de patrimoine

Comment Bien Investir est un cabinet de conseil en gestion de patrimoine (CGPI), enregistré CIF. Les produits présentés sur ce site le sont à titre informatif — nous les analysons et les sélectionnons pour vous, sans être liés à leurs émetteurs. Notre rôle : analyser votre situation et sélectionner sur l'ensemble du marché la solution la plus adaptée à vos objectifs.

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Bénéficiaires d'une assurance vie : qui peut les connaître et comment les protéger en 2026

Clause bénéficiaire, acceptation, recherche par l'AGIRA, délais de versement, droits des héritiers et fiscalité : ce que prévoit la loi et comment rédiger une clause qui transmet vraiment selon vos volontés.

Échange gratuit 0 % de frais d'entrée sur de nombreux contrats Cabinet immatriculé ORIAS 22004462
En bref

Du vivant du souscripteur, l'identité des bénéficiaires d'une assurance vie est couverte par le secret : ni les proches ni les héritiers ne peuvent l'obtenir de l'assureur. Au décès, c'est l'assureur qui doit rechercher et informer les bénéficiaires, puis verser le capital dans le mois qui suit la réception du dossier complet ; toute personne qui pense être bénéficiaire peut aussi interroger gratuitement l'AGIRA. Le capital est transmis hors succession, avec une fiscalité qui dépend de l'âge du souscripteur au moment des versements.

Capital décès : hors succession Versement : 1 mois après dossier complet Recherche AGIRA : gratuite

Qu'est-ce que la clause bénéficiaire d'une assurance vie ?

La clause bénéficiaire désigne la ou les personnes qui recevront le capital au décès de l'assuré. Elle peut être rédigée à la souscription ou plus tard, par avenant au contrat ou par testament (article L132-8 du Code des assurances). Le souscripteur peut désigner librement qui il souhaite : conjoint, enfants, petits-enfants, proche sans lien de parenté, association.

Un capital hors succession : les sommes versées au bénéficiaire ne font pas partie de la succession du souscripteur (article L132-12). Elles ne sont pas soumises aux règles de la réserve héréditaire, sauf primes manifestement exagérées.
Une clause modifiable : tant qu'aucun bénéficiaire n'a accepté, le souscripteur peut changer la clause à tout moment, sans avoir à se justifier ni à prévenir quiconque.
Un rang de bénéficiaires : la clause prévoit en général un bénéficiaire de premier rang, puis des bénéficiaires subsidiaires « à défaut ». Si aucun bénéficiaire n'est en vie ou identifiable, le capital revient à la succession du souscripteur, avec une fiscalité moins favorable.
La clause standard proposée par la plupart des assureurs « Mon conjoint, à défaut mes enfants, nés ou à naître, vivants ou représentés, par parts égales entre eux, à défaut mes héritiers. »

Pratique pour une famille classique, elle devient inadaptée en cas de famille recomposée, de couple non marié, d'enfant mineur ou de souhait de démembrement. Le mot « conjoint » vise l'époux ou l'épouse au jour du décès, pas le partenaire de PACS ni le concubin.

Comment bien rédiger sa clause bénéficiaire ?

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Identifier précisément chaque bénéficiaire : nom, prénoms, nom de naissance, date et lieu de naissance. La loi permet d'indiquer aussi ses coordonnées, ce qui facilite sa recherche par l'assureur au décès.
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Prévoir des bénéficiaires subsidiaires : en cas de décès d'un bénéficiaire avant vous, la mention « à défaut » évite que le capital retombe dans la succession.
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Fixer la répartition : parts égales ou pourcentages. Avec la mention « mes héritiers », le capital est réparti selon les parts héréditaires, et l'héritier qui renonce à la succession conserve son droit au capital (article L132-8).
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Adapter aux situations particulières : clause démembrée (usufruit au conjoint, nue-propriété aux enfants), quasi-usufruit, clause en faveur d'un enfant mineur, d'une personne protégée ou d'un partenaire de PACS. Voir l'assurance vie et le démembrement.
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Revoir la clause aux étapes de vie : mariage, PACS, divorce, naissance, décès d'un proche, cession d'entreprise. Une clause oubliée depuis vingt ans peut désigner un ex-conjoint ou omettre un enfant.
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Conserver une trace : une clause rédigée en clause libre ou déposée chez un notaire doit être clairement référencée auprès de l'assureur pour être retrouvée au décès.
Votre clause bénéficiaire reflète-t-elle encore vos volontés ?

Nous relisons la clause de vos contrats actuels, vérifions sa cohérence avec votre situation familiale et votre succession, et vous proposons une rédaction adaptée, y compris en clause démembrée.

Que change l'acceptation du bénéficiaire ?

L'acceptation est l'acte par lequel le bénéficiaire déclare accepter le bénéfice du contrat. Depuis la loi n° 2007-1775 du 17 décembre 2007, elle n'est possible, du vivant du souscripteur, qu'avec son accord (article L132-9 du Code des assurances) ; après son décès, l'acceptation est libre. Du vivant du souscripteur, elle prend l'une des formes suivantes :

Un avenant signé par l'assureur, le souscripteur et le bénéficiaire.
Un acte authentique établi par un notaire, ou un acte sous signature privée, signé par le souscripteur et le bénéficiaire. Dans ces deux cas, l'acceptation n'a d'effet à l'égard de l'assureur que lorsqu'elle lui est notifiée par écrit.

Lorsque la désignation est faite à titre gratuit, l'acceptation ne peut intervenir que 30 jours au moins après que le souscripteur a été informé de la conclusion du contrat.

1

Une désignation irrévocable

Le souscripteur ne peut plus modifier la clause au détriment du bénéficiaire acceptant.

2

Rachats et avances sous condition

Le souscripteur ne peut plus effectuer de rachat, et l'assureur ne peut plus lui consentir d'avance, sans l'accord du bénéficiaire acceptant.

3

Une décision à réserver à des cas précis

L'acceptation se justifie surtout dans un cadre négocié, par exemple une garantie au profit d'un créancier ou un accord familial. Dans la plupart des situations, elle prive inutilement le souscripteur de la disposition de son épargne.

Qui peut connaître les bénéficiaires d'une assurance vie ?

Du vivant du souscripteur : le secret

L'assureur est tenu au secret professionnel. Il ne communique ni l'existence du contrat, ni son montant, ni l'identité des bénéficiaires à un tiers, y compris aux enfants ou au conjoint du souscripteur. Seul le souscripteur décide d'informer, ou non, les personnes qu'il a désignées.

Après le décès : l'assureur informe les bénéficiaires

Lorsqu'il a connaissance du décès, l'assureur doit rechercher le bénéficiaire et, s'il le trouve, l'aviser de la stipulation faite à son profit (article L132-8). Pour connaître les décès de leurs assurés, les assureurs consultent chaque année le répertoire national d'identification des personnes physiques, le RNIPP (article L132-9-3).

Le rôle du notaire et du fichier FICOVIE

Le fichier FICOVIE, tenu par l'administration fiscale (article 1649 ter du Code général des impôts), recense les contrats d'assurance vie et de capitalisation. Depuis le 1er janvier 2016, le notaire chargé d'une succession peut l'interroger pour identifier les contrats souscrits par le défunt. Il obtient ensuite de l'assureur les éléments nécessaires à la déclaration de succession, en particulier les primes versées après 70 ans.

Ce que cela ne permet pas : un héritier qui n'est pas bénéficiaire n'a pas de droit général à connaître le contenu du contrat ni l'identité des bénéficiaires. En cas de litige, par exemple pour primes manifestement exagérées, c'est le juge qui peut ordonner la communication des informations.

Comment savoir si l'on est bénéficiaire d'une assurance vie ?

Toute personne qui pense être bénéficiaire d'un contrat dont l'assuré est décédé peut interroger l'AGIRA (Association pour la gestion des informations sur le risque en assurance), conformément à l'article L132-9-2 du Code des assurances. La démarche est gratuite et se fait par courrier ou en ligne sur le site de l'association, agira.asso.fr.

  1. Envoyer la demande : avec les nom, prénoms, date et lieu de naissance du défunt, la preuve du décès (acte de décès) et vos propres coordonnées.
  2. Transmission aux assureurs : l'AGIRA relaie la demande auprès des assureurs dans un délai de 15 jours.
  3. Réponse de l'assureur : l'assureur qui détient un contrat en votre faveur doit vous en informer dans un délai d'un mois. En l'absence de contrat, vous ne recevez en principe pas de réponse.

Cette recherche n'est possible qu'après le décès. Elle ne permet pas de connaître les contrats d'une personne vivante, ni de savoir qui sont les autres bénéficiaires d'un contrat.

Dans quel délai l'assureur doit-il verser le capital ?

L'article L132-23-1 du Code des assurances encadre précisément les délais de versement au bénéficiaire.

15 jourspour demander les pièces au bénéficiaire, après réception de l'acte de décès et de ses coordonnées
1 moispour verser le capital, à compter de la réception du dossier complet
× 2intérêts au double du taux légal pendant 2 mois en cas de retard
× 3intérêts au triple du taux légal au-delà

Règles en vigueur au 5 octobre 2026 (article L132-23-1 du Code des assurances).

Entre la date du décès et la réception des pièces, le capital est revalorisé selon un taux minimal fixé par la réglementation (article L132-5 du Code des assurances). En pratique, la durée totale dépend surtout de la rapidité avec laquelle le dossier est complété, notamment lorsque des droits de succession sont dus sur les primes versées après 70 ans.

Que devient une assurance vie non réclamée ?

La loi n° 2014-617 du 13 juin 2014, dite loi Eckert, a organisé le sort des contrats en déshérence, c'est-à-dire non réclamés par leurs bénéficiaires.

Après 10 ans : les sommes non réclamées 10 ans après que l'assureur a eu connaissance du décès sont transférées à la Caisse des dépôts (article L132-27-2 du Code des assurances).
Pendant 20 ans : les bénéficiaires peuvent les rechercher et les récupérer gratuitement via le service en ligne Ciclade de la Caisse des dépôts.
Au-delà, soit 30 ans après la connaissance du décès par l'assureur : les sommes sont définitivement acquises à l'État.

Côté bénéficiaire, l'action contre l'assureur se prescrit par 10 ans à compter du jour où il a eu connaissance du décès et de sa qualité de bénéficiaire, et au plus tard 30 ans après le décès de l'assuré (article L114-1 du Code des assurances).

Les héritiers peuvent-ils contester une assurance vie ?

Le capital versé au bénéficiaire n'entre pas dans la succession : il n'est soumis ni au rapport ni à la réduction pour atteinte à la réserve héréditaire des enfants. L'article L132-13 du Code des assurances prévoit une exception : les primes manifestement exagérées eu égard aux facultés du souscripteur.

Dans ce cas, les héritiers réservataires peuvent demander au juge de réintégrer ces primes dans la succession. Selon la jurisprudence, le caractère exagéré s'apprécie au moment de chaque versement, au regard de l'âge du souscripteur, de sa situation patrimoniale et familiale et de l'utilité de l'opération pour lui. Un versement massif à un âge avancé, qui absorbe l'essentiel du patrimoine, est plus exposé à la contestation.

D'autres recours existent dans des cas particuliers : requalification en donation indirecte lorsque le souscripteur s'est dépouillé de manière irrévocable, ou contestation d'une modification de clause par une personne dont les facultés étaient altérées. Voir aussi l'assurance vie après 70 ans.

Quelle est la fiscalité pour les bénéficiaires d'une assurance vie ?

La fiscalité dépend de l'âge de l'assuré au moment de chaque versement, et non de son âge au décès.

SituationPrimes versées avant 70 ans (article 990 I du CGI)Primes versées après 70 ans (article 757 B du CGI)
Abattement152 500 € par bénéficiaire, tous contrats confondus30 500 € au total, partagés entre les bénéficiaires au prorata des primes taxables
AssietteCapital transmis : primes et gainsPrimes versées uniquement, les gains sont exonérés
Taxation20 % jusqu'à 700 000 € taxables, soit 852 500 € reçus, puis 31,25 %Droits de succession selon le lien de parenté
PaiementPrélevé par l'assureur avant versementDéclaré dans la succession
Conjoint, partenaire de PACSExonération totaleExonération totale

Barèmes en vigueur au 5 octobre 2026. La loi de finances pour 2026 n'a modifié ni l'article 990 I ni l'article 757 B du Code général des impôts.

Points à connaître

Frères et sœurs : ils peuvent être exonérés s'ils sont célibataires, veufs, divorcés ou séparés de corps, âgés de plus de 50 ans ou atteints d'une infirmité les empêchant de subvenir à leurs besoins, et domiciliés avec le défunt pendant les 5 années précédant le décès (article 796-0 ter du CGI).

Prélèvements sociaux : au décès, les gains qui n'y ont pas encore été soumis supportent les prélèvements sociaux de 17,2 %, taux qui reste applicable aux produits d'assurance vie en 2026.

Contrats anciens : les capitaux issus de contrats souscrits avant le 20 novembre 1991, pour les primes versées avant le 13 octobre 1998, restent exonérés.

Pour une vue d'ensemble de la transmission, voir notre page transmission de patrimoine.

Quelles démarches et quelles pièces pour percevoir le capital ?

  1. Se faire connaître de l'assureur : si l'assureur ne vous a pas contacté, adressez-lui l'acte de décès et vos coordonnées. Le notaire chargé de la succession peut aussi faire le lien.
  2. Réunir les pièces demandées : en général, l'acte de décès, une pièce d'identité, un RIB, et selon la clause un justificatif de votre qualité (livret de famille, acte de notoriété lorsque la clause vise « mes héritiers »).
  3. Régler la fiscalité des primes versées après 70 ans : lorsque l'article 757 B s'applique, l'assureur ne peut verser qu'au vu d'un certificat de l'administration fiscale attestant l'acquittement ou la non-exigibilité des droits (article 806 du CGI), sauf notamment lorsque le bénéficiaire est le conjoint survivant.
  4. Percevoir le capital : l'assureur verse dans le mois qui suit la réception du dossier complet, après prélèvement, le cas échéant, de l'impôt de l'article 990 I et des prélèvements sociaux.

Le bénéficiaire peut aussi renoncer au capital, totalement ou partiellement. Le capital revient alors au bénéficiaire suivant prévu par la clause, ce qui peut servir à orienter la transmission vers la génération suivante.

Les contrats d'assurance vie proposés par le cabinet

Ces contrats français acceptent les clauses bénéficiaires rédigées sur mesure, y compris démembrées, et nombre d'entre eux sont proposés avec 0 % de frais d'entrée, c'est-à-dire sans commission prélevée sur les sommes que vous versez : toute votre épargne est investie.

Contrats d'assurance vie proposés par Comment Bien Investir
HimaliaGenerali PatrimoineDécouvrir
Version Absolue 2SpiricaDécouvrir
Patrimoine Vie PlusSuravenirDécouvrir
Panthea VieNortiaDécouvrir
UNEP ÉvolutionUnepDécouvrir
Celebea VieGaranceDécouvrir

Pour les patrimoines importants, le contrat luxembourgeois offre un cadre de protection et de transmission spécifique.

Pourquoi organiser sa clause bénéficiaire avec Comment Bien Investir ?

Un cabinet indépendant

Le cabinet est indépendant de tout groupe bancaire, assureur ou société de gestion : la clause et le contrat sont choisis selon votre situation familiale, pas selon une gamme maison.

Une clause rédigée sur mesure

Famille recomposée, couple pacsé, enfant mineur, démembrement : nous proposons une rédaction adaptée et vérifions sa cohérence avec votre testament et vos donations.

Une vision fiscale d'ensemble

Répartition des versements avant et après 70 ans, utilisation des abattements par bénéficiaire, articulation avec la succession.

Un suivi dans la durée

Revue de la clause à chaque événement de vie et accompagnement de vos proches au moment du décès.

Questions fréquentes sur les bénéficiaires d'une assurance vie

Les héritiers peuvent-ils connaître les bénéficiaires d'une assurance vie ?

Pas en principe. Du vivant du souscripteur, l'assureur est tenu au secret professionnel et ne communique rien aux proches. Après le décès, l'assureur recherche et informe lui-même les bénéficiaires désignés. Le notaire chargé de la succession identifie les contrats du défunt grâce au fichier FICOVIE et obtient les éléments utiles à la déclaration de succession, mais un héritier non bénéficiaire n'a pas de droit général à connaître l'identité des bénéficiaires. En cas de litige, notamment pour primes manifestement exagérées, le juge peut ordonner la communication des informations.

Comment savoir si je suis bénéficiaire d'une assurance vie ?

Toute personne peut interroger gratuitement l'AGIRA, par courrier ou en ligne, en fournissant les informations d'état civil et la preuve du décès du souscripteur présumé. L'AGIRA transmet la demande aux assureurs dans un délai de 15 jours, et l'assureur qui détient un contrat en votre faveur doit vous en informer dans un délai d'un mois. Cette démarche n'est possible qu'après le décès.

Dans quel délai l'assureur doit-il verser le capital décès ?

Dès qu'il reçoit l'acte de décès et les coordonnées du bénéficiaire, l'assureur dispose de 15 jours pour lui demander les pièces nécessaires. Il doit ensuite verser le capital dans un délai d'un mois à compter de la réception du dossier complet. Au-delà, les sommes produisent des intérêts au double du taux légal pendant deux mois, puis au triple. Le capital est par ailleurs revalorisé entre la date du décès et la réception des pièces.

Que se passe-t-il si le bénéficiaire accepte le contrat ?

Du vivant du souscripteur, l'acceptation suppose son accord. Elle rend la désignation irrévocable. Le souscripteur ne peut plus effectuer de rachat ni obtenir d'avance sans l'accord du bénéficiaire acceptant, et ne peut plus modifier la clause à son détriment. Lorsque la désignation est faite à titre gratuit, l'acceptation ne peut intervenir que 30 jours au moins après que le souscripteur a été informé de la conclusion du contrat.

Peut-on modifier la clause bénéficiaire à tout moment ?

Oui, tant que le bénéficiaire n'a pas accepté. La modification se fait par avenant auprès de l'assureur, par simple lettre selon les contrats, ou par testament. Il est conseillé de revoir la clause à chaque événement de vie : mariage, PACS, divorce, naissance, décès d'un bénéficiaire.

Les héritiers peuvent-ils contester une assurance vie ?

Le capital versé au bénéficiaire ne fait pas partie de la succession et échappe aux règles de la réserve héréditaire. Les héritiers peuvent toutefois demander au juge de réintégrer les primes dans la succession si elles étaient manifestement exagérées au regard des facultés du souscripteur. Le juge apprécie notamment l'âge, la situation patrimoniale et familiale du souscripteur et l'utilité de l'opération au moment des versements.

Quelle fiscalité pour le bénéficiaire d'une assurance vie ?

Pour les primes versées avant 70 ans, chaque bénéficiaire profite d'un abattement de 152 500 €, tous contrats confondus, puis d'un prélèvement de 20 % jusqu'à 700 000 € taxables et de 31,25 % au-delà. Pour les primes versées après 70 ans, seules les primes au-delà de 30 500 €, abattement global pour tous les bénéficiaires, entrent dans les droits de succession, et les gains sont exonérés. Le conjoint et le partenaire de PACS sont totalement exonérés.

Que devient une assurance vie non réclamée ?

Si le capital n'est pas réclamé dans les 10 ans qui suivent la connaissance du décès par l'assureur, il est transféré à la Caisse des dépôts. Les bénéficiaires peuvent alors le rechercher gratuitement sur le site Ciclade pendant 20 ans. Passé ce délai, soit 30 ans au total, les sommes sont acquises à l'État.

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Nous analysons vos contrats, votre clause bénéficiaire et votre situation familiale, puis vous proposons les ajustements utiles. Échange gratuit, en visio ou chez vous, ou par téléphone au 01 87 42 16 27.

Sources officielles

Article mis à jour le 5 octobre 2026. Ce contenu est informatif et ne constitue pas un conseil juridique, fiscal ou patrimonial personnalisé ; la rédaction d'une clause bénéficiaire doit être adaptée à chaque situation. Les unités de compte présentent un risque de perte en capital. Comment Bien Investir, SAS au RCS Nanterre 911 354 777, CIF ANACOFI-CIF E010271, ORIAS 22004462.

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