Assurance-vie et expatriation : le régime fiscal du non-résident

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Comment Bien Investir est un cabinet de conseil en gestion de patrimoine (CGPI), enregistré CIF. Les produits présentés sur ce site le sont à titre informatif — nous les analysons et les sélectionnons pour vous, sans être liés à leurs émetteurs. Notre rôle : analyser votre situation et sélectionner sur l'ensemble du marché la solution la plus adaptée à vos objectifs.

ORIAS 22004462 CIF ANACOFI E010271 Non rattaché à un réseau bancaire

Assurance vie non résident : ce qui change quand vous partez

Votre contrat ne se ferme pas en quittant la France. Mais dès que votre résidence fiscale bascule, il n'obéit plus aux mêmes règles, et l'écart se chiffre en milliers d'euros.

Échange gratuit, en visio où que vous soyez 0 % de frais d'entrée sur de nombreux contrats Cabinet immatriculé ORIAS 22004462
En bref

Une assurance vie française reste ouverte quand vous partez vivre à l'étranger, et son antériorité fiscale continue de courir. Devenu non-résident, vous ne payez plus les prélèvements sociaux de 17,2 % sur les gains, mais vos rachats subissent un prélèvement forfaitaire à la source de 7,5 % ou 12,8 %, sans abattement, que la convention fiscale de votre pays de résidence peut réduire, parfois à zéro. Ces avantages supposent d'avoir informé votre assureur de votre changement de résidence.

Prélèvements sociaux : non dus Antériorité des 8 ans : conservée Rachat après 8 ans : 7,5 % sans abattement, primes ≤ 150 000 €

Racheter son assurance vie « pour faire propre » avant de s'expatrier est le réflexe le plus coûteux de la préparation au départ. Rien ne l'impose, et l'opération détruit une antériorité fiscale qui a parfois mis quinze ans à se constituer. À l'inverse, un contrat laissé tel quel, sans que l'assureur soit informé du déménagement, continue de subir des prélèvements qui ne sont plus dus. Dans les deux cas, la facture est évitable.

L'essentiel en 30 secondes
  • Partir ne ferme pas le contrat et ne déclenche aucune imposition : l'antériorité des huit ans continue de courir pendant toute l'expatriation.
  • Le non-résident perd l'abattement annuel, mais il est exonéré des prélèvements sociaux de 17,2 % : l'échange est très largement à son avantage.
  • Cette exonération n'est pas automatique : sans justificatif de résidence transmis à l'assureur, les prélèvements continuent d'être retenus.
  • La convention fiscale du pays d'accueil plafonne le prélèvement français, parfois à zéro, mais le pays de résidence prend alors le relais.

Faut-il clôturer son assurance vie avant de partir à l'étranger ?

Non. Détenir une assurance vie non résident ne résulte d'aucune démarche : c'est le même contrat français, soumis à un autre régime. Aucune règle n'oblige à le clôturer au moment de transférer sa résidence fiscale à l'étranger. Il conserve sa date de souscription, et le compteur des huit ans continue de tourner exactement comme si vous étiez resté.

Surtout, le changement de résidence n'est pas un fait générateur d'imposition : les gains latents ne sont pas cristallisés par le déménagement, ils le restent jusqu'au premier rachat. Tant que vous ne retirez rien, votre contrat est fiscalement neutre en France pendant toute l'expatriation, et les intérêts s'accumulent sans imposition ni prélèvements sociaux. Sur une expatriation longue, cet effet de capitalisation n'a rien d'anecdotique.

Ce qu'il y a à faire relève donc de l'organisation, pas de la liquidation, au même titre que les autres arbitrages listés dans notre check-list patrimoniale avant un départ à l'étranger.

Votre assureur accepte-t-il les non-résidents ?

La première limite ne vient pas du fisc mais de la compagnie. Le droit fiscal n'interdit à aucun non-résident de détenir ou d'alimenter un contrat français ; les politiques internes des assureurs, elles, sont bien plus restrictives et varient d'une compagnie à l'autre pour un même pays.

Le maintien complet

Le contrat reste ouvert, la gestion se poursuit, seule l'adresse change au dossier. C'est le cas le plus fréquent dans l'Union européenne.

Le contrat figé

Le contrat est maintenu mais les versements complémentaires sont refusés. L'épargne travaille encore, l'enveloppe ne peut plus être alimentée.

Le refus

Certaines destinations conduisent une partie des compagnies à demander la clôture. Les États-Unis en sont le cas d'école, du fait des obligations FATCA.

Ce point se traite avant le départ, jamais après. Une compagnie qui refuse les versements d'un non-résident acceptera sans difficulté un versement effectué pendant que vous êtes encore résident français. L'ordre des opérations change tout, et c'est souvent là que se joue la différence entre un contrat qui continue de se construire et une enveloppe gelée pour dix ans.

Combien coûte réellement un rachat pour un non-résident ?

Les taux pris isolément disent peu de chose sur ce que coûte vraiment une assurance vie non résident. Ce qui compte, c'est la charge totale sur une même opération. Hypothèse volontairement banale : un contrat de plus de huit ans, primes versées après le 27 septembre 2017, total des primes versées inférieur à 150 000 €, rachat partiel comportant 60 000 € de gains, souscripteur célibataire.

SituationPrélèvement forfaitairePrélèvements sociauxTotal prélevé en France
Résident français7,5 % après abattement de 4 600 € : 4 155 €17,2 % sur 60 000 € : 10 320 €14 475 €
Non-résident, pays sans convention7,5 % sans abattement : 4 500 €Néant4 500 €
Non-résident, convention à 0 %Néant, sous réserve de l'attestation de résidenceNéant0 €

Charge fiscale française sur un rachat comportant 60 000 € de gains, contrat de plus de huit ans, primes versées inférieures à 150 000 €. Calcul indicatif au 14 octobre 2026, hors imposition dans le pays de résidence. Pour le non-résident sans convention, 4 500 € est la charge finale : l'assureur peut d'abord retenir 12,8 %, soit 7 680 €, l'excédent de 3 180 € étant alors restitué sur réclamation.

Ce que le non-résident perd, ce qu'il gagne
Perte de l'abattement de 4 600 €345 €4 600 € × 7,5 %
Exonération des prélèvements sociaux10 320 €60 000 € × 17,2 %

Autrement dit, l'inconvénient que la plupart des guides mettent en avant pèse trente fois moins que l'avantage qu'ils traitent en deux lignes.

Deux réserves cependant. Ces montants ne représentent que la part française : selon le pays de résidence, le même gain peut aussi être imposé sur place, selon les règles locales. Et le zéro de la troisième ligne suppose une attestation de résidence transmise à l'assureur avant l'opération, en pratique au moyen du formulaire conventionnel d'attestation de résidence (n° 5000) visé par l'administration du pays d'accueil : sans ce document, le taux de droit interne s'applique.

Point de comparaisonRésident françaisNon-résident
Mode d'impositionPrélèvement à la source puis imposition au taux forfaitaire ou, sur option, au barèmePrélèvement forfaitaire libératoire obligatoire, à la source
Abattement annuel après 8 ans4 600 € ou 9 200 € pour un coupleAucun : imposition dès le premier euro de gain
Prélèvements sociaux17,2 %, dont retenue annuelle sur le fonds en eurosNon dus, sous réserve de justifier du statut
Convention fiscaleSans objetPeut réduire, voire annuler le prélèvement français
Prélèvement au décès (990 I)ApplicableÉcarté si l'assuré et le bénéficiaire remplissent les conditions de non-domiciliation

Traitement d'un même contrat selon la résidence fiscale du souscripteur, au 14 octobre 2026. Les produits d'assurance vie ont été exclus de la hausse de CSG votée par la LFSS 2026 : le taux des prélèvements sociaux du résident reste de 17,2 % sur ces contrats, contre 18,6 % sur les dividendes et intérêts.

Quels taux selon la date des versements et l'ancienneté du contrat ?

Le taux retenu à la source par l'assureur dépend de deux paramètres : la date des versements et l'ancienneté du contrat au jour du rachat. Seule la part de gains comprise dans le rachat est imposée, jamais le capital versé.

Date des versementsAncienneté au rachatTaux
Avant le 27 septembre 2017Moins de 4 ans35 %
Avant le 27 septembre 2017De 4 à 8 ans15 %
Avant le 27 septembre 2017Plus de 8 ans7,5 %
À compter du 27 septembre 2017Moins de 8 ans12,8 %
À compter du 27 septembre 2017Plus de 8 ans, primes jusqu'à 150 000 €7,5 %
À compter du 27 septembre 2017Plus de 8 ans, gains liés aux primes au-delà de 150 000 €12,8 %

Taux du prélèvement forfaitaire libératoire applicable aux rachats des non-résidents (CGI, art. 125-0 A, II bis), en l'absence de convention plus favorable. Pour un non-résident, le seuil de 150 000 € s'apprécie sur les primes versées sur l'ensemble des contrats souscrits auprès d'entreprises d'assurance établies en France. Pour les primes versées depuis le 27 septembre 2017, la doctrine administrative prévoit une retenue à la source de 12,8 % quelle que soit la durée du contrat, le taux de 7,5 % après huit ans s'obtenant par réclamation, sous forme de restitution de l'excédent (BOI-RPPM-RCM-30-10-20-10, § 80 à 110). Situation au 14 octobre 2026.

Cas particulier : les États ou territoires non coopératifs

Lorsque les produits bénéficient à une personne domiciliée ou établie dans un État ou territoire non coopératif (ETNC), le prélèvement est porté à 75 %, quelle que soit la durée du contrat. La liste des ETNC est fixée par arrêté et évolue : elle se vérifie à la date de l'opération, pas à celle du départ.

Quel taux s'applique selon votre pays de résidence ?

Précision utile : la réforme de 2018 a supprimé l'option pour le prélèvement libératoire chez les résidents, désormais soumis au prélèvement forfaitaire unique. Elle n'a pas modifié le principe applicable aux non-résidents, pour lesquels le prélèvement reste obligatoire et libératoire (article 125-0 A, II bis, du CGI). Pour l'application des conventions, l'administration rattache les produits d'assurance vie à l'article consacré aux intérêts, comme l'a rappelé une réponse ministérielle à propos de la convention franco-américaine.

Un point de méthode ensuite, presque toujours mal compris : le taux conventionnel est un plafond, pas un taux de substitution. La France applique le plus bas des deux taux. Un plafond conventionnel de 10 % ne coûte donc rien au détenteur d'un contrat de plus de huit ans taxé à 7,5 % ; il ne joue que sur les rachats taxés à un taux supérieur : 12,8 % (contrats de moins de huit ans ou fraction des gains liée aux primes au-delà de 150 000 €), ou 15 % et 35 % pour des primes antérieures au 27 septembre 2017 sur un contrat de moins de huit ans.

Pays de résidencePlafond françaisPoint d'attention sur place
Suisse0 %Droit d'imposer réservé à l'État de résidence ; imposition selon les règles suisses
Royaume-Uni0 %Droit d'imposer réservé à l'État de résidence ; imposition selon les règles britanniques
Allemagne0 %Droit d'imposer réservé à l'État de résidence ; imposition selon les règles allemandes
Émirats arabes unis0 %Revenus de créances imposables seulement dans l'État de résidence ; vérifier les conditions de résidence prévues par la convention
États-Unis0 %Régime français de l'assurance vie non reconnu par l'administration américaine : imposition et obligations déclaratives locales lourdes
Espagne, Italie, Australie, Chine10 %Imposition locale des revenus de source étrangère, avec élimination de la double imposition prévue par la convention
Brésil, Égypte15 %Imposition locale des revenus de source étrangère, avec élimination de la double imposition prévue par la convention
Autres pays conventionnésVariableSe référer à l'article « intérêts » de la convention applicable
Pays sans convention7,5 % ou 12,8 %Taux de droit interne, sans mécanisme conventionnel d'élimination de la double imposition
État ou territoire non coopératif75 %Quelle que soit la durée du contrat

Plafond de la retenue française sur les rachats d'assurance vie selon l'article « intérêts » de la convention conclue avec le pays de résidence, au 14 octobre 2026, sous réserve de la rédaction en vigueur à la date de l'opération. Les textes des conventions sont publiés sur impots.gouv.fr.

Un plafond à 0 % ne signifie pas une opération non imposée : il signifie que le droit d'imposer revient au pays de résidence. Les États-Unis en sont l'illustration la plus nette : retenue française nulle, traitement local parmi les plus défavorables. C'est pourquoi aucun tableau ne remplace la lecture de la convention applicable à votre situation, croisée avec la fiscalité de votre pays d'accueil.

Quel taux s'applique à votre contrat ?

Convention du pays de résidence, politique de votre assureur, ancienneté et structure de vos versements : ces quatre éléments déterminent ce que vous paierez réellement. Un échange à distance permet de les vérifier ensemble.

Peut-on souscrire une assurance vie en étant déjà expatrié ?

Oui sur le principe, mais l'offre se restreint fortement. Beaucoup d'assureurs français refusent la souscription depuis l'étranger pour des motifs de conformité, indépendamment de toute règle fiscale. Le refus porte le plus souvent sur le pays de résidence, plus rarement sur la nationalité.

Trois éléments déterminent l'accès en pratique : le pays de résidence, la capacité à fournir un justificatif de domicile accepté par la compagnie, et le canal de souscription. Les contrats distribués en ligne sont le plus souvent fermés aux non-résidents, quand les contrats accessibles via un conseiller le sont beaucoup moins.

Deux raisons rendent la question urgente plutôt que théorique. D'abord l'antériorité : le compteur des huit ans démarre à la souscription, quel que soit le pays de résidence ultérieur, donc chaque année d'attente est perdue. Ensuite la devise : un expatrié rémunéré en dollars, en francs suisses ou en livres subit un risque de change sur une épargne intégralement libellée en euros, et certaines solutions permettent de le limiter.

Comment récupérer les prélèvements sociaux retenus à tort ?

C'est la situation la plus fréquente, et la plus facile à corriger. L'exonération de prélèvements sociaux ne s'applique pas d'office : elle suppose que l'assureur ait été informé du changement de résidence et dispose d'un justificatif. Un contrat dont la compagnie ignore que le souscripteur a déménagé continue d'être traité comme celui d'un résident, avec une retenue annuelle sur le fonds en euros et une retenue sur chaque rachat.

Ces sommes ne sont pas perdues, mais elles se prescrivent

Deux canaux existent : la demande peut passer par l'assureur, qui sollicite lui-même le remboursement auprès de l'administration, ou faire l'objet d'une réclamation directe. Dans les deux cas, il faut réunir les attestations de résidence couvrant les années concernées et les relevés faisant apparaître les prélèvements opérés. Le délai est encadré, et les années les plus anciennes tombent en premier : chaque année d'attente en efface une définitivement.

Exemple illustratif (à titre indicatif, hors situation individuelle)

Un cadre installé à Genève depuis quatre ans découvre que son assureur français n'a jamais été informé de son déménagement. Sur un fonds en euros de 200 000 € rémunéré 2,5 % par an, soit 5 000 € d'intérêts, les prélèvements sociaux retenus chaque année représentent environ 860 € (5 000 € × 17,2 %), soit environ 3 440 € sur la période, dont une partie devient irrécupérable à mesure que les années se prescrivent. La régularisation suppose deux démarches parallèles : la réclamation pour le passé, et la mise à jour du dossier chez l'assureur pour l'avenir.

Que se passe-t-il au décès : l'article 990 I s'applique-t-il ?

Le régime de transmission de l'assurance vie française est favorable : pour les primes versées avant 70 ans, chaque bénéficiaire profite d'un abattement de 152 500 €, puis d'un prélèvement de 20 % jusqu'à 700 000 € de part taxable (soit 852 500 € reçus) et de 31,25 % au-delà.

Ce que peu d'expatriés savent, c'est que ce prélèvement peut être entièrement écarté. L'article 990 I s'applique lorsque l'assuré est fiscalement domicilié en France au jour du décès, ou lorsque le bénéficiaire y est domicilié au moment où il perçoit les capitaux et l'a été au moins six années au cours des dix années précédant celle de la perception. Il ne s'applique donc pas lorsque l'assuré n'est pas domicilié en France au décès et que le bénéficiaire n'y est pas domicilié lors de la perception, ou n'y a pas été domicilié au moins six des dix années précédentes.

La condition s'apprécie bénéficiaire par bénéficiaire

Il ne suffit pas que l'assuré soit expatrié. Une famille installée à Lisbonne dont un enfant étudie et réside en France depuis huit ans se retrouve à cheval sur deux régimes : cet enfant reste taxable pour sa part, les autres non. Une clause bénéficiaire rédigée pour une famille vivant en France mérite donc d'être relue dès que celle-ci se disperse sur plusieurs pays.

Sortir du champ du dispositif français ne signifie pas sortir de toute fiscalité : le pays de résidence du bénéficiaire peut prendre le relais, selon ses propres règles de droits de succession et sans l'abattement français. Le sujet rejoint alors celui de la loi successorale applicable, qui dépend en principe de la résidence habituelle du défunt. Pour approfondir la rédaction de la clause, voir les bénéficiaires d'une assurance vie.

Assurance vie non résident : quelles erreurs éviter ?

1

Racheter avant de partir « par précaution »

L'opération est irréversible et détruit l'antériorité. Dans la quasi-totalité des cas, conserver le contrat est plus favorable que le liquider.

2

Ne pas prévenir l'assureur du changement de résidence

C'est l'erreur la plus coûteuse dans la durée, parce qu'elle se répète chaque année sans que personne ne la signale.

3

Attendre d'être parti pour verser

Un versement complémentaire refusé une fois non-résident aurait été accepté sans difficulté quelques semaines plus tôt.

4

Raisonner uniquement sur la fiscalité française

L'assurance vie française n'est pas reconnue comme telle par tous les États : dans plusieurs pays, elle est imposée comme un simple portefeuille de titres, parfois sur les gains latents. L'avantage acquis en France ne se transporte pas automatiquement.

5

Oublier de relire la clause bénéficiaire

Une clause conçue pour une famille résidant en France peut produire un résultat très différent lorsque les bénéficiaires vivent dans trois pays.

Votre contrat est-il concerné ?
  • Votre assureur a-t-il été informé par écrit de votre changement de résidence fiscale ?
  • Vos relevés font-ils encore apparaître des prélèvements sociaux sur le fonds en euros ?
  • Avez-vous vérifié le plafond prévu par la convention entre la France et votre pays de résidence ?
  • Votre clause bénéficiaire tient-elle compte du lieu de résidence actuel de chacun des bénéficiaires ?

Une seule réponse négative suffit à justifier un examen du contrat.

Pour les patrimoines financiers plus importants ou les parcours passant par plusieurs pays, la question du support se pose aussi : c'est l'objet de notre article sur l'assurance vie luxembourgeoise et l'expatriation et de notre page sur le contrat luxembourgeois. Et si votre expatriation touche à sa fin, le sort du contrat au retour est traité dans retour en France : préparer son patrimoine.

Les contrats d'assurance vie proposés par le cabinet

Ces contrats français sont accessibles par l'intermédiaire du cabinet. L'ouverture et les versements d'un non-résident dépendent du pays de résidence et de la politique de chaque assureur : nous vérifions ce point avant toute proposition.

Contrats d'assurance vie proposés par Comment Bien Investir
HimaliaGenerali PatrimoineDécouvrir
Version Absolue 2SpiricaDécouvrir
Patrimoine Vie PlusSuravenirDécouvrir
Panthea VieNortiaDécouvrir
UNEP ÉvolutionUnepDécouvrir
Celebea VieGaranceDécouvrir

Pourquoi gérer son assurance vie d'expatrié avec Comment Bien Investir ?

Un choix de contrats ouvert

Le cabinet n'appartient à aucun groupe bancaire ni assureur : nous retenons le contrat selon votre pays de résidence et votre situation, pas selon une gamme maison.

Sans frais d'entrée sur de nombreux contrats

Les frais d'entrée sont prélevés sur chaque versement avant son investissement. Via le cabinet, ils peuvent être ramenés à 0 % sur de nombreux contrats : toute votre épargne est investie.

Un accompagnement entièrement à distance

Rendez-vous en visio, signature électronique lorsque l'assureur la permet : la distance n'est pas un obstacle.

Une lecture fiscale des deux côtés

Convention applicable, attestation de résidence, prélèvements récupérables, clause bénéficiaire : nous vérifions chaque point avec vous.

Comment se déroule l'accompagnement depuis l'étranger ?

  1. Échange gratuit en visio : votre pays de résidence, vos contrats actuels et vos projets.
  2. Analyse de vos contrats : politique de l'assureur, convention fiscale applicable, prélèvements éventuellement récupérables, clause bénéficiaire.
  3. Recommandations écrites : maintien, régularisation auprès de l'assureur ou, si besoin, ouverture d'un contrat accessible depuis votre pays.
  4. Mise en œuvre et suivi : constitution du dossier, transmission des justificatifs et point régulier. Voir notre processus de souscription.

Questions fréquentes sur l'assurance vie du non-résident

Faut-il clôturer son assurance vie avant de s'expatrier ?

Non. Le transfert de résidence fiscale n'est pas un fait générateur d'imposition sur un contrat d'assurance vie. Le contrat reste ouvert et le compteur des huit ans continue de courir. Un rachat effectué par précaution avant le départ détruit en revanche définitivement cette antériorité.

Un non-résident paie-t-il les prélèvements sociaux sur son assurance vie ?

Non, à condition d'avoir justifié sa qualité de non-résident auprès de l'assureur. Les personnes domiciliées hors de France ne sont pas soumises aux prélèvements sociaux de 17,2 % sur leurs produits de placement : ni sur les intérêts du fonds en euros pendant l'expatriation, ni sur les rachats. Sans information de la compagnie, les prélèvements continuent d'être retenus à tort.

Peut-on récupérer des prélèvements sociaux retenus à tort ?

Oui. La demande peut être portée par l'assureur lui-même, qui sollicite le remboursement auprès de l'administration, ou faire l'objet d'une réclamation directe, avec les attestations de résidence des années concernées et les relevés correspondants. Le délai est encadré : les années les plus anciennes se prescrivent en premier, ce qui rend la démarche urgente dès que l'erreur est constatée.

Un non-résident peut-il continuer à verser sur son contrat français ?

Aucune règle fiscale ne l'interdit, mais de nombreuses compagnies bloquent les versements complémentaires selon le pays de résidence, en particulier pour les résidents américains en raison des obligations FATCA. Le contrat reste alors ouvert mais figé, d'où l'intérêt de vérifier la politique de l'assureur avant le départ.

Le taux prévu par la convention fiscale remplace-t-il le taux français ?

Non, il le plafonne. La France applique le plus bas des deux taux. Un plafond conventionnel de 10 % ne produit donc aucun effet sur un rachat taxé à 7,5 % : il ne joue que sur les rachats taxés à un taux supérieur, soit 12,8 % (contrat de moins de huit ans ou fraction des gains liée aux primes au-delà de 150 000 €), soit 15 % ou 35 % pour des primes versées avant le 27 septembre 2017 sur un contrat de moins de huit ans.

Que devient l'assurance vie au décès si toute la famille vit à l'étranger ?

Le prélèvement de l'article 990 I ne s'applique pas lorsque l'assuré n'est pas domicilié fiscalement en France au décès et que le bénéficiaire n'y est pas domicilié au moment où il perçoit les capitaux, ou n'y a pas été domicilié au moins six années au cours des dix années précédant celle de la perception. La condition s'apprécie bénéficiaire par bénéficiaire : un enfant domicilié en France lors de la perception, et qui l'a été au moins six des dix années précédentes, reste taxable pour sa part. Le pays de résidence du bénéficiaire peut en outre imposer la transmission selon ses propres règles.

Peut-on ouvrir une assurance vie française en étant déjà expatrié ?

Oui sur le principe, mais l'offre se restreint fortement selon le pays de résidence. Les contrats distribués en ligne sont le plus souvent fermés aux non-résidents ; ceux accessibles via un conseiller le sont beaucoup moins. Souscrire tôt reste préférable, l'antériorité des huit ans démarrant dès la souscription.

L'antériorité fiscale continue-t-elle de courir pendant l'expatriation ?

Oui, intégralement. Les années passées à l'étranger comptent dans le décompte des huit ans. Un contrat souscrit deux ans avant un départ de dix ans sera traité comme un contrat de douze ans au retour, sans aucune démarche particulière.

Quel taux s'applique dans un État ou territoire non coopératif ?

Un prélèvement de 75 % s'applique aux produits lorsqu'ils bénéficient à une personne domiciliée ou établie dans un État ou territoire non coopératif, quelle que soit la durée du contrat. La liste des ETNC est fixée par arrêté et évolue : elle se vérifie à la date de l'opération, pas à celle du départ.

Faut-il déclarer un contrat d'assurance vie souscrit hors de France ?

Oui, dès lors que le souscripteur est résident fiscal français : les contrats souscrits auprès d'un organisme établi hors de France se déclarent chaque année avec la déclaration de revenus. L'obligation cesse pendant l'expatriation et reprend au retour.

Faisons le point sur votre contrat

Vérification de la politique de votre assureur, du plafond conventionnel applicable, des prélèvements éventuellement récupérables et de votre clause bénéficiaire. Échange gratuit, en visio, où que vous soyez.

Sources officielles

Article mis à jour le 14 octobre 2026. Ce contenu est informatif et ne constitue pas un conseil personnalisé : la fiscalité applicable dépend de votre situation individuelle, de votre pays de résidence et de la convention fiscale en vigueur à la date de l'opération. Les dispositions et les taux cités sont susceptibles d'évoluer. Les unités de compte présentent un risque de perte en capital : l'assureur s'engage sur le nombre de parts, pas sur leur valeur. Les performances passées ne préjugent pas des performances futures. Comment Bien Investir, SAS au RCS Nanterre 911 354 777, CIF ANACOFI-CIF E010271, ORIAS 22004462.

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